XI. CONSTANTIN
Parmi toutes les images, ils ne voulôient rendre d'honnem* qu'à celle de la croix, absolument différente des figures, que les païens croy oient pleines de divinité. Ils conservèrent pourtant en lieu honorable , et même dans les églises, les autres images, et détestèrent les iconoclastes. Ce qui resta de diversité ne fit aucun schisme. Les François connurent enfin que les Pères de Nicée ne demandoient pour les images que le même genre de culte, toutes proportions gardées, quils rendoient eux-mêmes aux reliques, au livre de l'Évangile, et à la croix; et ce concile fut honoré par toute la chrétienté sous le nom de septième concile général.
Ainsi nous avons vu les sept conciles généraux, que l'Orient et l'Occident, l'Église grecque et^'Église latine reçoivent avec une égale révéretkce. Les empereurs convoquoient ces grandes assemblées par l'autorité souveraine qu'ils avoient sur tous les évéques, ou du moins sur les principaux, d'où dépendoient tous les autres, et qui étoient alors sujets de l'empire. Les voitiu*es publiques leur étoient fournies par Tordre des princes. Us assembloient les conciles en Orient, où ils faisoient leur résidence, et y envoyoient ordinairement des commissaires pour maintenir l'ordre. Les évéques ainsi assemblés
deJ.G.
deJ.G.
t88 PREMIÈRE PARTIE. US ÉPOQUES.
poitoient avec eux Fautorité du Saint -Esprit et la tradition des Églises. Dès lor^^e du christianisme, il y avoit trois sièges principaux, qui préeédoient tous les autres, cdui de Ronoie, ce* kû d'Alexandrie, et cdiui d'Antiocbe. Le concile de Nicée avoit approuvé que Févèquè de la Cité sainte eût le même rang '. Le seccHid et lé cpatrième condles élèverait le siî^e de Gobt stantinople, et voulurent qu'il fût lé sec€llld^ Ainsi il se fit cinq sièges, que, dans la suite des temps, on appela patriarcaux. La pi^ëance leur étoit donnée dws le concile. Entré ces sicças^ le siège de Rome étoit toujours regardé coknnie le premier, et le concile de Nicée ré^a les antres sur celtti4à^. U y avoit aussi des évèques métropolitains , qui étoient les cheis des pro* vinces, et qui préeédoient les autres étéques; On comm^ça asses tard à les appelel* ardbe»
véques ; mais leur autorité n'en étoit pas moim reconnue. Quand le concile étoit formé, on jproposoît l'Écriture sainte; on lisoit les pas«ageè des anciens Pères, témoins de la tradition : c'é^ toit la tradition qui interprétoit l'Écriture; on croyolt que soii vrai sens étoit celui dont les
' Conc. Nie. Can. vu; tom. ii Conc. col. 3i. — * Conç, C P. I. Can. m; ibid. col. 948. Conc. Chalced. Can. xxviii; tom. it, col. 769. — ' Conc. Nie. Can. Ti ; uhi sup.