‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 74 sur 89 · XI. CONSTANTIN. l8tt · texte numérisé non relu

XI. CONSTANTIN. l8tt

^ deJ. G.

siècles passés éUnent convenus, et nul ne croyok avoir droit de l'expliquer autrement. Ceux qpsi refîisoient de se soumettre aux décisions du concile étoient frappés d'anathème. Après avoir expliqué la foi, on ré^it la discipline ecclé^ sîastique, et on dressoit les canons, c'est-à-dire les régies de l'Église. On croyoit que la foi n^ cbangeoit jamais , et qu'eâcoré que la discipline pût recevoir divers changements, selon les temps et selon les lieux, il falloit tendre, autant qu on pouvoii, ^ une parfaite imitation de Tantiquité. Au reste, les pfipes n'assistèrent que par leurs légats aux pruniers conciles généraux; mais ik ai approuvèrent expressément la doctrine, et il n'y eq$ dans l'Église qu'une seule f^i.

C!onstantin et Irène firent religieusement exé- 787 cuter les décrets du septième concile : ma^ le t«$te de leur conduite ne se soutint pas. Le jeune prince, à qui sa mère fit épouser une femme qu'il n'aimoit point, s'emportoit à des amours dés^ bornâtes ; et , las d'obéir aveuglément à une mère si impérieuse, il tàchoit de l'éloigner des affaires où elle se maintenoit malgré lui.

Alphonse-le-Chaste régnoit en Espace. La 79S continence perpétuelle que garda ce prince lui mérita ce beau titre , et le rendit digne d'af franchir l'Espagne de l'infamè tribut de cent

ae^J^C '9^ MlEBfiÈBE PARTIE. LES ÉPOQUES.

filles, que son oncle Mauregat avoit accord aux Maures. Soixante et dix mille de ces infidèles, tués dans une bataille, avec Mugait, leur général, firent voir la valeur d'Alphonse. Constantin tâchoit aussi de se signaler contre les Bulgares; mais les succès ne répondoient pas à son attente. Il détruisit à la fin tout le pou-

;j,5 voir d*Irène ; et, incapable de se gouverner lut même autant que de souffrii* lempire d'autmi, il répudia sa femme Marie, pom* épouser Théo-

796 dote, qui étoit à elle. Sa mère, irritée, fomenta les troid)les que causa un si grand scandale. Constantin périt par ses artifices. Elle gagna le peuple en modérant les impôts, et mit dans ses intérêts les moines avec le. clergé par une piété apparente. Enfin elle fut reconnue seule impératrice.

Les Romains méprisèrent ce gouvernement et se tournèrent à Charlemagne, qui subjuguoit les Saxons, réprimoit les Sarrasins, détruisoit les hérésies, protégeoit les papes, attiroit au christianisme les nations infidèles, rétablissoit les sciences et la discipline ecclésiastique, as-

• sembioit de fameux conciles où sa profonde

doctrine étoit admirée, et faisoit ressentir non seulement à la France et àlltalie, mais encore*

* *Var. Première édition : mais à l'Espagne.

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