‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 8 sur 89 · I. LA CRÉATION. 1 1 ^n · texte numérisé non relu

I. LA CRÉATION. 1 1 ^n

du der.

vention de quelques arts par ses enfants ; laty- ™°'* ^' ' ' rannie des passions, et la prodigieuse malignité du cœur humain toujours porté à faire le mal; la postérité de Seth fidèle à Dieu malgré cette dépravation ; le pieux Henoch miraculeusement tiré du monde qui n etoit pas digne de le pos- 987 ^oi; séder; la distinction des enfants de Dieu d'avec les enfants des hommes, c'est-à-dire de ceux cpii vivoient selon l'esprit , d'avec ceuX: qui vivoient seloû la chair ; leur mélange et la corruption universelle du monde; la ruine des hommes résolue par un juste jugement de Dieu; sa colère dénoncée aux pécheurs par son ser- ^^^ ^468 vit€ur Noé ; leur impénitence , et leur endurcissement puni enfin par le déluge; Noé et sa i656 2348 famille réservés pour la réparation du genre humain.

Voilà ce qui s'est passé en i656 ans. Tel est le commencement de toutes les histoires, où se découvre la toute- puissance , la sagesse, et la bonté de Dieu : l'innocence heureuse sous sa protection ; sa justice à venger les crimes, et en même temps sa patience à attendre la conversion des pécheurs ; la grandeur et la dignité de l'homme dans sa première institution ; le génie du genre humain depuis qu'il fut corrompu ; le naturel de la jalousie, et les causes secrètes des

do àer.

monde. J. C.

la PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES,

violences et des gaerres, c est-à-dire tmis les fondements de la religion et de la monde.

Avec le genre humain, Noé conserva les arts, tant ceux qui servoient de fondement à la vie humaine et que les hommes savoient dès leur origme, que ceux qu'ils avoient inventés de^ puis. Ces premiers arts que les hommes apprirent d^abord , et apparemment de leur créateur, sont Tagriculture ', Tait pastoral^, celui de se vêtir ^, et peut-être cdui de se loger. Aussi ne voyons-nous pas le commencement de ces arts en Orient, vers les lieux d'où le genre bumain s'est répandu.

La tradition du déluge universel se trouve par toute la terre. L'arche, où se sauvèrent les restes du genre humain , a été de tout temps célèbre en Orient, principalement dans les lieux où elle s'arrêta après le déluge. Plusieurs autres circonstances de cette fameuse histoire se trouvait marquées dans les annales et dans les traditi<Mis des anciens peuples ^ : les temps con-

* Gen. II. i5. m. 17, 18, 19. iv. 2. — * Ibid. iv. 2. — ' Ibid. m. 21.

^ Béros, Chald. Hist. Ghald. Hieron. jEgypt. Phoeti. Hkt. Mnas^ Nie. Bamasc. lib. xcvi. Abyd. de Med. et Assyr. apud Jos. Antiq. Jud. /. i, c. 4» o^- ^* ^< '• > cont. Apion : et Euselt. Praep. ïlv. lib. ix, c. 11, 12. Plutarc. opusc, Plusne solert. terr. an aquat. animal. Lucian. de Deà Syr.

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