DE l'origine et des PROGieÊs, etc
qui peut porter les hommes vers le bien, et ennoblir leurs destinées, amène l'egoïsme et l'indifférence , redoutables précuirseurs et signes infaillibles de la destruction des cfinpires. C'est quand lès Romains , corrompus par des sophistes , eurent abandonné les croyances de leurs ancêtres, qu'éclatèrent les fureurs de Marins et de Sylla. Us n'eurent plus de patrie , quand ils n'eurent plus de religion. .
Le même César qui avoit mérité qu'au milieu du Sénat, Caton l'appelât mauvais citoyen, pour avoir nié l'immortalité de l'âme , et l'espérance d'une autre vie , fut aussi l'oppresseur de Rome, et le destructeur de la liberté publiq^e. Les hommes qui , dans leur jeunesse , chantoient sur les théâtres , qu'il n'y a rien après la mort, étoient amis ou complices de« CatiUna : plus tard ils frayèrent le chemin du pouvoir suprême , au général qui tournoit contre la patrie les armes qu'elle lui avoit confiées pour la défendre ; et la Providence, toujours juste, voulut que, dans leur vieillesse , ils fussent esclaves ou victimes du plus rusé des tyrans.
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56 'DE l'origine et des PR0GBÎÎS5 etc.
qui peut porter les hommes vers le bien, et ennoblir leurs destinées, amène Tëgoïsme et l'indifférence , redoutables précurseurs et signes infaillibles de la destruction des cf^pires. C'est quand les Romains , corrompus par des sophistes , eurent abandonné les croyances de leurs ancêtres, qu'éclatèrent les fureurs de Marins et de Sylla. Us n'eurent plus de patrie , quand ils n'eurent plus de religion.
Le même César qui avoit mérité qu'au milieu du Sénat, Caton l'appelât mauvais citoyen, pour avoir nié l'immortalité de l'âme , et l'espérance d'une autre vie , fut aussi l'oppresseur de Rome,etle destructeur de la liberté publiq^e. Les honmies qui , dans leur jeunesse , chantoient sur les théâtres, qu'il n'y a rien après la mort, étoient amis ou complices de Catilina : plus tai'd ils frayèrent le chemin du pouvoir suprême , au général qui tournoit contre la patrie les armes qu'elle lui avoit confiées pour la défendre ; etla Providence, toujours juste, voulut que , dans leur vieillesse , ils fussent esclaves ou victimes du plus rusé des tyrans.
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