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qnî n’est jamais en équilibre avec la vérité , la justice ni l’interet national ; et quelle tranquillité peut-on se promettre dans un pays où subsiste, sans discontinuer? ce foyer de division? rJ ous les mo-» n u mens historiques déposent sur ce sujet , et prononcent sur le sort futur d’un état qui , accumulant victoire sur victoire an dehors, seroit déchiré au dedans par toutes les horreurs qu’entraîne après soi la haine de tous les cultes •contre un gouvernement qui les ôpprimeroit tous. Et réfléchissez bien que les effets inévitables d« la persécution sont : i°. de relâcher ou même de rompre le lien
identique : 2.°. d’abâtardir le caractère national : c’est le premier
pas vers l’esclavage. Un peuple qui n’a pas liberté des cultes, sera bientôt sans liberté. Ee droit d’exercer librement son culte est dune évidence telle que dès la plus haute antiquité^, on en fitym axiome au droit des gens, qui devoit être respecté meme au milieu des fléaux de la guerre : Cambyse , arrivé en conquérant , sur les bords du Fil, tue le bœuf Apis; toute l’Egypte en fut révoltée , et toute l’histoire répéta d’après Hérodote , que Cambyse et oit un îurieux , puisqu’il avoit violé le culte des dieux.
Voltaire avoit raison : la tolérance , dit-îi , n’a jamais excité de guei> res civiles , l’intolérance a couvert la terre de carnage ; il pouvoit ajouter que l’intolérance , en élevant des barrières entre les peuples , enfante des haines nationales , et retarde la marche de 1 esprit humain. Toutes les annales de la terre attestent cette triste vérité
La persécution est donc un calcul détestable en politique ; j’ajoute que c/est calculer bien mal pour la gloire. L inflexiole bmin de l’histoire se hâte de graver une flétrissure indélébile sur le iiont des persécuteurs , et d’associer leurs noms à ceux de j^evon et de Charles IX.
J s crois avoir posé des -principes incontestables pour quiconque a cultivé sa raison; je viens à leur application.
Les orages de la révolution ont pu nécessiter quelques mesures do. rigueur ; des représentons du peuple en [mission, ont prétendu mie le bien public commandoit la suspension provisoire os cei Liiiies assemblées religieuses dans plusieurs clépartemens , où i© souille du royalisme empoisonnait encore l’atmosphère ; mais ces niesines doivent cesser ave® le besoin : en prolonger la durée , loi squ eues ne trouvent plus leur excuse dans le prétexte du bien public , ce seroit jeter dans le découragement , dans le désespoir , des hommes qui yi v veiToient plus qu’une persécution rédéclue ; pour le plaisir de lest mettre à la torture; et le zelea.gri, devenant plus indusiiieux , PpsS actif, pour éluder uns prombïiion odieuse , teroù leduer sa Lam@. sur le gouvernement , et cal onini croît la liberté repu nti< aine.
Quel es! l’état actuel des choses à çet égard? la liberté des eu des. existe en Turquie , elle n’existe point en France ! le peuple, y est pnve »Pun droit dont on jouit dans les étais despotiques , meme sons les - ’* 4 1 He parlons, plus de nnqmsihon •
régences de Marroc et
d’Alger
flous en avons perdu le droit : car, la hoerlé nos cimes n es* cLU® jâazas les et la persécution ^tir aille toute la $ ra.U£e»
I,a loi ne peut être que l’expression de la volonté générale: or, non-seulement les clameurs de quelques forcenes qui ont jeUéln peuple dans la stupeur , ne sont pas le vœu national ; mais il a
sanctionné l’opposé dans les loix existan.es. j-... f , =
Le citoyen le moins instruit Sent que parler de libelle et ui ravir celle du culte, c’est en meme tems une contradiction dans tenues , un outrage à sa volonté et un attentat contre ses droits. Une demi-liberté n’> n est pas une ; je la yeux toute ennere , h y de l’agriculture , du commerce, des arts, ua la presse , des eu les , u.
Depuis trente ans , presque tous les gouvernemens de l Ll “ coummncoient à devenir tolérans; onen faisoit honneur amiFiançois, chez qui -la philosophie tonnoit contre la rage persécutrice. Lu, -on jamais cru que les efforts des philosophes , sur-tout de «>“» vous avez porté dernièrement au Panthéon , aboutiraient a fauo demander la tolérance aux fondateurs de là liberté française?
Ouelle insulte plus grave ponvoit-on faire au peuple que de H ravir l’exercice d’un droit fondé sur la nature , et consacre par la
sagesse de la Convention nationale ? m™.
Lorsque , par votre ordre , nous sommes ailes dans le Mont-Bla •
et les •Hpes-maritimes, leur imprimer les formes républicaines , en
votre nom, au nom delà loi, nous avons juré aux citoyens de çes contrées la liberté des cultes dont ils redoutaient la perte; ils l’ont perdue , et le parjure , ce n’est pas moi. Quand dans les pays où pénètrent nos armées victorieuses , on ptoclams ce e i ^ , confinent , voulez-vous que les peuples ne regardent pas ces pro~ clamations comme une dérision insultante^ lorsquils sct\cn quchez nous ou a fermé, tous les temples 3 et incarcéré ceux qui vacknnoient l’autorité de la loi.
Par son heureuse position , la France peut devenir le centre commercial de l'Europe . elle le deviendra si ^agriculture , les manufactures , les arts et métiers acquièrent tout le développement dont ils sont susceptibles. Ils, l’acquerront si nous donnons a 1 industrie* étrangère la facilité de s’identifier à la nôtre. Mais jamais élis ne viendra se naturaliser chez nous, si l’intolérance la repousse ; pdis plus , l’industrie nationale aurait bientôt le meme, sovt qus lorsqu’on révoqua l'Edit de Nantes.
Celle compression intolérante auro.it ©lie. été suggérée par le -ca- , binet de Saint-James , et n’est-elle pas le dernier anneau ne cette chaîne que la faction abattue, le 9 th.ennidov, vouloir imposer a ht Convention nationale et au peuple François ? Vous auriez promptement la mesure de cette intolérance et de ses effets conlre-rovoîülioniiaires , si des millions d'hommes haie tans d’enroi 3 et tenaitlés par la persécution 3 étoient sûrs de franchir la frontière sans lec,contrer la guillotine ou les cachots. .Et qu’est-ce donc qu’une liberté y qu’une immensité de citoyens industrieux et paillotes s appiutent
à fuir? ,
xMais dit-on , il est permis à chaque Citoyen üe pra.itfjuei son
culte d’n s sa maison. ‘ Quoi l la déclaration dfcs droits , ta constitution et des lois publiées avec appareil auroient uniquement pour dç statuer gu? ’ dans m çhftmbw je pyk, fa^e ce que J© r
Jère.ér8iS0,Wer 9 qU’a° “0Îas ee 116 soit F* *«».
* e ixTVnron’-''"1 -^S J* ■> *Iu,un espionnage tyrannique a ! ; r T T 6?‘n'Js1» et <ïue la liberté des citoyens
’ CV Cüild£fL daus k'asy le meme de leurs foyers ^
reSfjrf"?1 désorm iis que est te phrase’hannale : la s», j.,e.aiiLon et le fanatisme reîevent une tête audacieuse • h sunersii
Xs* &tTmï œ r1-14 les de“ fléauflL' pins Tel' ;
pTaU m°T; mais ne serüi!"d Pas a propos de vis ôn Li t, ?'1C!' de ces mois ; car , en ne les définissant
,™,,rTi; ; r; .‘u? 5 consulterai^© les discours merveilleux,
T onf-V n- • f T f ra,son’ les déesses de la raison , ou
Conve- i ,n '! i Ë V,eU id€iia 'berté » choisirai-je dans le bulletin de la
M-êchT TU; °Ua 6 ’ nhajanguf Par ]aqaelle Auarcharsis Cloots
F» L „ ’ °a fUe dans Muelle Robespierre fait à l’Etre
ï TÔT T ' d® 6 recoB.no«re- Comme les idées fausses ont
fônatTTT 1TU1Ü“ ’ une ‘ac“?ue ordinaire est de crier vile au
non TT- T?’ parce.5ue des bonimes paisibles se seront réunis
FutiÔnTwreÔ TTT'T sem“6-*-il Pas ^ la contre-révo- 7rr. ; , ‘ 1". 0 ,e e o lande aux hommes que n’aveugle pas la
T,lUôPreSe,Tr CCS calmes, comme L aWou ,
F' ™ ■t,i mleJacll0n > n’est-ce pas abuser des termes?
nlus lid'pnS*'”116 T ^ 'eud'’e---- Ea vendée , c’est la plaie la la rêuninn d#» TlG *es monâtres aJen!- faite à la révolution 5 c’e*t
roi 1a sans iPrn &dS ^ rîîaüX et tDus ^cs forfaits; et l’on pour» ^rVTVenïfe 5 àtmmder par qui oui été commis les plus î«"r-îrn-uTp *e^ fre r®s sc@lerals qui, au nom du, ciel, prêchoient Iù°J,i Ü0* aUX patriotes qui ont abreuvé de sang et j' i C^liï, ce te contrée malheureuse ,? Carrier et ses nom-» fondra r«l, >,e;?eni7lls Pretres • Mais si Pon s’obsimoit à con- ,t » . ^L^,1fa.^u 0a- ne Peut sppeiler des hommes, avec ceux
^eV're 015 Pnt concouru à fonder la République, ce seroit rVeonc», „■> o meme ligne, les brigands de la Vendée et les braves " r Pclîue? Be Peyt se dissimuler , que parmi les /$glTQS C{mS°:at en « en est une, contre
■mlo oi .0îi5, .PlUS particulièrement dirigées les mesures de ri-
t^aiiUaf Jf3 Sî > ^ oa l’a prétendu , des hommes eh^’nVïYier? a tj°ne’* con^ulsent Cô mouvement dont ils raUn.~ 1“ ? 1 inri!aence des puissances étrangères ; il m’est plus l. (cSue Get}e , association 'étant la plus nombreuse, ü sever^é , une surface plus étendue: dhiiU r>Cïu °,1' \ Clajl!üre 5lue 1® souvenir d’une antique opulence e p/:,1 ljierl ^es Paires , des regrets iacivioues. Sf'
... gu, on déraciner les germes de royaUme disséminés par °rgUei \{eUf c^; l 'ancien régime, qui tenoient leurs
. ,-ro , 1 . . . ±, 1 .r ; — iciiuiem îeura
L' ' ’7 “ " ^ !-S eioieiU les slaves , les drogcaaas el
/n;0.ilC JS* * 9
l'es c
êtes trop justes pour leur assimiler des prêtres cju? sont élancés sur la brèche pour, combattre le despctisme . et sans lesquels peut-être la république n existeioit p-s. -S vous présentent une caution sûre dans leur mtéiet piopre , Q,r si
Mais vous ôvec vous se
la révolution pouvoit échouer , Us seroient les pienneî y vio J)es hommes que par l’attrait d’une pension on mvitoit lïitui.
victimes, emept
ïiaauciion eion a pt-u. pics ^ ^ ~ i !
») longues années j’ai été un imposteur et un fripon ; en cous. y. quence j je demande que vous m'estimiez el que vous macco rare z » une place. » Il y a quatre ans qu'on tourmentait les prêtres pou^ lerment ; ensuite du les tourmenta pour l’abjurer. --ua iaun , es
•douleurs.
La persécution est toujours exécrable , soif qa elle, s exerce au nom de la religion ou au nom de la philosophie ; et (rancLicmeut, dans la supposition do fanatisme , s’il ta boit opter entie deux extrêmes que j’abhorre , je préfererois.eacore le fanal i sine persé-
cutés à celui des persécuteurs ; e: je olrois > comme hune a Xoiaot- Si ta religion l’ordonne de m’assassiner 5 la mienne vem quo E te
pardonne. , . ,
IN’anpliquons donc qu'avec discernement l infamante epithete de
Fanatique , de superstitieux ; car nous aussi nous nu prisons les légenues ,7 , .• > i . jt* y....:, -, l«c
gimi catholique - . - ,
Cet argument équivaut à celui-ci ; la république irançaise .est celle de É.obertspierre. Quelle injustice de rejeüér sur eue des forfaits commis en son nom , mais qu’elle abhorre ! Si l’abus cnp-.inel d’un p chose étoit un argument plausible, il laudroît anéantir le commerce 5 parce que des ruisseaux de sang ont coule pour en disputer les proies* «mraniir la jualice , parce la chicane nous a dévorés et nciQ .r la philosophie , la liberté meme , pax ce q ut<
des sophistes ,
8ürJi„, de leux patriotes en ont abusé.
Puisque le cuite catholique est celui d’une grande partie delà notion j et puisqu'on l’a présenté comme incompatible avec la république , le ‘devoir, d’im législateur est de discuter cette objection, nui le sera bientôt dans un ouvrage approfondi.
1 Dans cette discussion, les faits répondent à tout : voyez les catholiques des Etats-Unis de l’Amérique et des petits Cantons Suisses , et trouvez-vnoi des hommes plus attaches simultanément a lems principes religieux et républicains ? Avec quels transports 5 au sein de
( Il )
I’Helvétie , jhi ru , dans lës temples, associer aux signes religieux les héros du calendrier politique ! Là , Guillaume Tell , "Winkelried et Melchtal respirent sur la toile et le marbre , et commandent encore a leurs enfans l’amour de la république et la haine de la maison autrichienne.
Je m’aime pas a parler de moi ; mais , permettez qu’ici j’invoque la témoignage de mes co-députés et de tout le département qui m’a procnré l’honceur de siéger parmi vous • qu’ils disent ri dans le tems que vous aviez encore un roi, je n’avois pas moi, catholique ce cœur et dVsprit , célébré chez eux ks funérailles delaroyauté, et proclamé Inexistence anticipée de ha république!
Tels hommes , dont le prétendu patriotisme fascine encore d’autres veux que les miens , ont peut-être donné dix mil e hommes à la Vendée , par des discours qui serviront à l’histoire. Et moi ,
par des ciiscours qui
ar mon obscure correspondance , j’ose dire que j’ai empêché des "endées. Lors de la subversion du culte, autour de moi se pressoient des hommes qui vouloient en réclamer la liberté. Je leur disois: vous êtes catholiques; par vos vertus, forcez l’estime de vos ennemis ! Il est un caractère auquel je veux qu’on vous recommisse , c’est en redoublant d’amour peur la République , c’est en multipliant les sacrifices , en vous sacrifiant vous-mêmes, s’il le faut, pour l’affermissement de la liberté; et certes, elle a été sublime la conduite des partisans des diverses cultes; ils pouvoient dire que quand un membre du corps social est opprimé , tous le sont. Plus sages que leurs persécuteurs , ils ont souffert, ils souffrent en attendant le retour de la justice ; et si l'imposture répétoit que parmi ces associations religieuses, lune est incompatible avec la liberté , de tous les coius de la France , clés millions de catholiques élèvercieut une voix comprimée par la douleur pour reiterer le serment que tous les cultes répéteront , celui üe vivre et de mourir
républicains.
Actuellement j’adresse le dil-mne suivant aux violateurs des droit3 delà nature et des sages décrets de la convention nationale : ou vous ne voulez pas dé! ru ire certaine associa don religieuse ; alors pqur-
ibs, après la révocation de l’édit de Rentes, nous arracher *; une pairie que nous chérissons, pour nous tramer sar des rives étrangères en mendiant un asvlo et la liberté.
SI voua étiez de bonne foi, vous avoueriez que votre intention, rranifesrée jusqu’à l’évidence , est clî
détruu\3
le catholicisme,
Vous êtes einbarassés sur le choix des moyens , et vous ayez la cruauté lâche de le cacher pour n’être pas fie tris du caractère infâme ê
le persécuteurs, auquel vous n’echapperez pas; car le plus curieux mus {'histoire de la révolution n’est pas ce qui est imprimé , mais c’est ce qui ne l’est pas , et qui là sera.
.Te fais ensuite un rapprochement de faits incontestables • ic La Vue rré des euhe^ est proclamée, par la nature, et Sanctionnée par :2 ki; 2° Cette liberté nVxiste malle part en France y J° C a*î
en ravissant r<n peuple ce droit inviolable, qne d-.s Cv,i .. . vou lion nai res vouloient faire hair la démocratie et provoquer es roi.
blQn a rendu iustice à Cliauraette , en l'envoyant k l'écbafaud : par quelle fatalité veut-on justifier ses continuaient*? Qu »h> jouissent de la liberté , de la paix., mais qu’au moins nous partagions cet
a Bayfe* s’efforce d’établir qu’un état peut exister sans religion; quand même il pourroit étayer son système par le fait ue quelques hordes sauvages, il lui rest-roil à prouver que U meme chose
anciens et modernes, ious eve* „
unanimement contre le succès, et bientôt a\ec îu .. .
serez contraints d’avouer qu il seroit plus facile e a 1 11 "
cence. Tour lusliner son asseruou, n ^ ---
les mœurs actuelles compareés à leur étal avant la r^ohitjon. L époque de la destruction des cultes est celle de la démoralisation la plus alarmante ; le frein étant rompu, tous les vices ont monde la société: on fera des loix, mais nous demanderons avec un ancien , que peuvent les loix sans les mœurs, et nous ajouterons, que sont les mœurs sans les sentiraens religieux.
Il faut donc un principe actif qui , suivant l’homme dans la solitude et les ténèbres, entre dans son cœui pom v Clt':r c 'r* vertus ou des remords ; qui place les quai tes sociales dans la eercle des devoirs; et qui, en les faisant caenr en facilitant les moyens de les accomplir , mette du prix , du plaisir aux sacrifices que l’on fait pour la chose publique ; alors la conscience mêla
sa voix à celle du législateur , et ses peines a celle dont ia loi • i • /> __ /to.iY li pus ne soient Plus
rend pius aiienuts a leuuuuuu ur 7 r , . A
dans le sein <Us familles , une tradition de vertus , un héritage de bonnes mœurs qui sont les pierres angulaires de la liberté. i.t loi est alors dans le cœur, et U conscience en est le magistrat h
plus éclairé , le -*•“ * "<* ,a hdell,s des ,ral,es
et des contrats, de ceux oui
ue ceux nui i.»uiicbuiu 3
qu’imprimé dans son ame un livre qu’il regarde comme sacré. Et quel peuple voudroit trait *r avec un peuple dont les principes ne présenteroient aucune garantie de cetie nature a la bonne foi commerciale et diplomatique? Ignorez-vous* donc, que le fanatisme persécuteur est le texte sur lequel les ennemis ae la révolution ont établi le plus d'impostures , et bun des moyens les plus puissans par lesquels ils ont accru leur parti et colore leurs
D’ailleurs , pour tous les individus de notre espèce .,1a carrière de U vie ca de peines; il seroit biea hnpohtique le legislft-
pur qiaî tenteroit d’atténuer les senti mens capables créa tempérer l'amertume ! L’homme abandonné des hommes , dirige sa pensée vers cet être invisible dont l’action est par-tout. Barbare î oseroi?-* ta lai ravir les douces consolations de Ja vertu persécutée et du malheur? Si tu veux lui arracher l’idée d’un dieu , donne-lui un amï plus fidèle 5 un père plus tendre, un consolateur pi as puissant. Permets qu’il se réunisse à la société religieuse de ses frères , et que dans Ce rapprochement d’individus animés du même esprit , il trouve un adoucissement aux angoisses qui sans cela tonrmenteroient sou existence. Eh î dans quelle circonstance l’idée consolante de la divinité fut-elle plus nécessaire au peuple français qu’à l’époque où tant de cœurs déchirés , tant de familles mutilées ont des pleurs à essuyer et des plaies à cicatriser ?
Ne comptez donc pas sur l’existence d’une BLépubli que* saris reli-r gion^ et s’il vous plaisoit d’en organiser une, en supposant mémo que vous fussiez d’accord sur les principes , ce qui ne sera jamais j chaque citoyen aurait droit de vous faire la question que tant de fois on a faite à d’autres: de quel droit prétends-tu interposer ta volonté entre Dieu et moi ?
Un sage politique doit calculer d’ailleurs le( caractère d'une 51 at ion , dans des circonstances données et absolument parallèles, il est le même. Pendant un siècle les protestans. furent, l’objet d’une persécution atroce $ ori chassoit , on emprisonnait , où pendoit leurs ministres , ou fermoit leurs temples , leurs assemidées étoient traitées de séditieuses. Après fun siècle de tourmèns, lorsqu'à l’aurore de la liberté iis purent respirer, parurent tontii-coup trois millions de protestans en France 5 et l’on prêtent droit que quelques années de déclamations et de violences ont changé la masse des citoyens : non, ne le croyez pas, la persécution *a heurté leurs opinions , mais elle n’a ni convaincu les esprits, jai persuadé les cœurs.
Que faire donc dans l’impossibilité d’éteindre les principes religieux , ou de réunir tout- à -coup les citoyens à la même croyance ? C’est de rattacher tous les cultes à la République , ei garantissant d’entière, et indéfinie liberté de tous les cultes, sau
garantissant lemieie tu niucuuw? ^ -A l .
a rappeîler dans une adresse au peuple , les règles de sagesse que cbmmande cet ordre de choses , ^ dont la. direction sera confiée aux représentons du peuple , qui dans les divers dépar* temens iront exercer leur mission.
Proposer un ajournement Sur cet acte de justice après lequel la nation soupire , ce serait compromettre la liberté en outrageant *0us les principes. Il est tems enfin de leur faire amende honorable ' ‘ ‘
ci 1’
les défenseurs - , . . . . , .
Il ne suffit pas de passer a l’ordre du jour motive sur l existence de la loi, puisque malgré la loi, par-tout 011 persécute. Il s'aeit de garantir l’exercice de ce droit. S’il est encore des agita— lions intestines , ce, moyen est le plus efficace pour les calmer rvuT’là Ys?ws OTaçksres àgg »a}veillàas un prétexte pour ealo-mniéq
la convention nationale et inquiéter le peuple : d'ailleurs la nmV-,
eue de la franchise.
lise pas que les citoyens ayant été pendant un an privés >ubnc, cet état des choses peut persévérer: ce rai-
itf CP ni * __ Î . .
. , - ‘c peupic : u animrs ia piîoh«
c e appelle les regards et rend l’inspection du magistrat plus facile nue sur ces réunions sourdes où les persécutés vont exhaler leur douhum
QiiiCT^lGJ;r’ Pnr jhaî5Îlrd0 (]e. la clandestinit6, une physionomie qiiL n est pas celle de la franchise.
Et qu’on ne dise ’
de l’exercice pi
r ? v'*v**' ^ '-‘”^■50 ucui perse verer : re rai
ZZTr Ser°!- f d’“n1 VO,eur Sui voudrait retenir son larcin, ou du tyran qui tenterait de perpétuer sa domination sur un peupie résolu a secouer le joug. 1
,;Zr,t.eZ COmme, séditieu* quiconque troubferoit l’exercice de cette liberté, mais qu aucune religion ne prétende usurper la domination ru forcer la vo.onté de personne; aux yeux du législateur elles ont toutes des droits égaux. Il peut même interdire" hors 1*» Biaisons de rassemblemens des divers cultes, tous les signes ev téi leurs 5 et certes, des prières en langue inconnue, des processions et des cloches ne constituent l’essence d’aucune religion. Si de* n alyedLns , des royalistes qui renient se rattacher à tout insiBimtentd!* ces assemblées, l’intérêt de toutes sera d’accord cMeîeU” deT°lrS; elles s empresseront de les dénoncer à l’autorité
Mais, dira-t-on , comment concilier les jours de travail et de rep0Sj consacres nar vos idées religieuses avec ceux auVétahlis N convention nationale ? Je n’examine pas si la division dYadmre el
t fcSTÈ '»“"*■ ”'«"»• *«
citovens dJ^tn c®rîsume , ües 10UFJ C11,xcrs ««ns ta cieüaucbe. h citoyens de tous tes cultes, amis vrais et sincères de la paM«
ne ? citoyen^ *d re^di verf cu^te^ r<fi
Sï «"* de «" — de la liberté
ni’té ielie'°V ^U1 s’0CCuPe sans cesse à consoler IVn- souffi-e® aü‘ 06,01 »*’«» °'lfra8e , en soulageant celui q.ri
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