‹ Discours sur la question Riel, prononcé le 17 mars 1886, à la Chambre des communes [microforme]Chapitre 2 sur 9 · PE ENT · texte numérisé non relu

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wævolte, quand nous arrivons à considérer la manière dont elle fut orga- “isée et préparée, le nombre de vies perdues par le Canada, le trésor “äépensé, je dis qu’il était temps pour nous de décider s1 l’on ne devait pas prendre les moyens les plus énergiques possibles pour empêcher de «semblables troubles de se répéter dans le Nord-Ouest. Mais M. l'Orateur, j'espère que dans l’enceinte de ce parlement il ne se trouvera pas un ‘+1amme pour dire, qu'en permettant à la lui de suivre son cours, en n'in- ” térvenant pas dans l'exécution de l1 sentence légalement prononcée contre Louis Riel, le gouvernement a sacrifié un martyr et un héros. Je ne vois pas comment cela est possible, bien que j'ai lu, depuis quelques mois ies articles de journaux indituant réellememt qne quelques-uns de ces *:&diteuis ou écrivains devaient considérer cet homme comme un héros et “in martyr. Je me demande en lisant le témoignage rendu dans cette «ause, et connaissant les circonstances du soulèvement, connaissant tout «equ’il a fait dans le but de soulever les troubles dans le Nord-Ouest, je me demande comment il se peut que tout homme ayant à cœur les intérêts du pays, puisse considérer l'exemple de Riel comme digne de Yadmiration d’un peuple, ou puisse regarder Riel c mme un héros et un martyr. N'est-1l pas celui qui a soulevé une guerre sauvage avec toute ses herreurs ? N'est-il pas LHbnitue qui a écrit au major Crozier qu’il voulait commencer immédiatement une guerre d'extermination, et M. l’Orateur, ici j'aimerais à lire un court extrait du témoignage pris pendant le procès et publié en brochure par le gouvernement. A la page 168

voici-cette lettre adressée au major Crozier :—

SAINT-ANTOINF, 21 MARS 1885

“Au major Crozier,

Commandant de la polica à cheval à Carlton et à Batrleford,

MaAJoR,— L:s conseillers du gouvernement provisoire de la Saskatchewan ont l'honpeur de vous communiqner les conditions suivantes de reddition ; Vous devrez abandonner complètemant la position où vous a placé le gouvernement canadien à Carltonet â

“Battleford, en même temps que toutes les propriétés du gouvernemeut, Bi vous acceptez, vous et vos hommes serez libres, sur votre parole d'honneur de garder “la vaix, et ceux qui voudront laisse: le pays seront iournis de voitures et de provisions pourse rendre à Qu’Appelle,

Si vous refusez, nous avons l’intention de vous attaquer, quand demain le jour du &ei-

‘gneur sera passé ; et de commencer sans délai une guerre d'extermination contre tous ceux qui se sont montrés hostiles à nos droits.

MM. Charles Nolin et Maxime Lépine sont nos représentants avec qui vous devrez

“traiter.

Major, nous vous respectons. Que la cause de l’humanité vous soit une consolation dans

‘les revers que la mauvaise administration du gouvernement vous aura causés,

Louis ‘“ DAvip’”’ RIEL,

ÆExoveie.

RENB PARENTEAU, Président. JBAN BAPTISTE PARENTEAU,

CHABLES NOLIN. PIERRE HENRY, ° É «GABRIEL DUMONT, ALBERT DÊIORME, :MoIsE OUELLKTTE. DAM. CARRIERE.

ALBERT MONKMAN. MAXIME LEPIN

BAPTISTE BOYER BAtTISTE BOUCHER,

DGNALD ROSS, DAVID TOUROND

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