‹ Discours sur la théorie de la terreChapitre 75 sur 86 · LL · texte numérisé non relu

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CXXXVIN DISCOURS

porte des plateaux non moins dignes d’attention que ceux qui ont la

craie pour limite. | Qui nous donnera, par exemple, l'histoire des plätrières d'Aix,

où l’on trouve, comme dans celles de Paris, des reptiles et des pois-

sons d’eau douce, et pr@bablement aussi des quadrupèdes terrestres, tandis qu'il n'y à rien de semblable dans près de deux cents lieues de pays intermédiaire ?

Cette longue série de collines sableuses , appuyées sur les deux pentes de l’Apennin dans presque toute la longueur de lftalie, et renfermant partout des coquilles parfaitement conservées, souvent encore colorées et nacrées, et dont plusieurs ressemblent à celles de nos mers, seroit aussi bien importante à connoître; il faudroit en suivre toutes les couches, déterminer les fossiles de chacune, les comparer à ceux dés autres couches récentes, de celles de nos environs par exemple;

en lierla série d’une part avec les terrains plus solides et plus anciens, de l’autre avec les alluvions récentes du PÔ, de l’Arno, et de leurs affluens ; fixer leurs rapports avec les innombrables masses de produits volcaniques qui s'interposent entre elles; examiner enfin la situation mutuelle des diverses sortes de coquilles, et de ces ossemens d’éléphans, de rhinocéros, d’hippopotames, de baleines, de cachalots, de dauphins, dont beaucoup de ces collines abondent. Je n’ai de ces collines basses de l’Apennin que la connoïissance superficielle qu'ont pu m'en donner des voyages faits pour d’autresobjets; mais je suis persuadé qu'elles recèlent le vrai secret des dernières opérations

de la mer (+).

(1) Depuis la première édition de ce discours, MM. Cortesi (Saggi Geologici) et Brocchi (Conchiologia fossile subapennina) nous ‘ont donné d’excellens matériaux sur l’histoire géologique des Apennins, et nous devons aussi en attendre de MM. Mesnard Lagroye et Brongniart, qui ont récemment parcouru plusieurs parties de cette chaîne intéressante. Mais les plus grandes espérances que puise concevoir la géologie positive, sont celles que font naître les travaux entrepris avec tant d’ardeur et dans une direction si sage par la Société géologique de Londres, précédée au reste en plusieurs pointspar Werner etses élèves.

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