‹ Discours sur le budget [microform]Chapitre 2 sur 9 · CERTES · texte numérisé non relu

CERTES

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un document aussi officiel que le discours du trône, une affirmation qui per est un outrage à la vérité, une insulte au bon sens le plus élémentaire, d'h Je me trompais : j'avais une trop bonne opinion du trésc"’:: 8ÉX ainsi que j'ai pu le constater depuis. En examinant les états qu'il ou vient de nous fournir et en parcourant les Comptes publics pour le eut dernier exercice, j'ai acquis la certitude que tout cet'agencement de peu chiffres, tout cet échafaudage de données fausses et erronées, destiné à Cha servir de base au prétendu surplus annoncé dans le discours du trône, j'ai acquis la certitude, dis-je, que tout cela n’a pas le moindre fonde- fauc ment, que c’est tout au plus une grossière manipulation de chiffres, 2 joril qu’au lieu du prétendu surplus nous avons un déficit énorme, comme d'an auparavant, enfin de tout cela n’est qu'une burlesque mise en scène vral destinée à tromper la Chambre et le pays pour préparer les prochaines seco élections. lim M. l'Orateur, j'éprouve un sentiment vraiment pénible, quand je cons vois un homme occupant la position qu'occupe le trésorier de la pro- me vince jouer une pareille comédie, venir froidement et sans même alor: rougir, nous soumettre comme représentant la situation véritable de tion nos finances, un exposé et des états que mieux que personne il sait sera contraires à la vérité. de 8 Ce qui m'étonne encore, c'est de voir un homme de.son âge, jouis- enve sant d'une certaine estime personnelle, parmi ceux qui ne le connais- supr sent pasà fond, ayant tout intérêt à laisser à la postérité une réputation écue: honorable comme homme politique, c'est de voir ce vieillard, qui de sa affecte de poser pour la vertu, mettre son nom et sa réputation men

d'honnête homme au jeu pour satisfaire ou sa vanité ou les cruelles exigences de son parti! 1 faut qu'il ait bien peu de souci de sa propre réputation et une bien pauvre opinion de l'intelligence de cette Chambre et du public pour oser se commettre à des assertions aussi opposées

à la vérité! posit Les naturalistes prétendent que l'habitude Gevient une seconde dern pature, que dans certains cas elle donne une hardiesse inexplicable. à ques C'est évidemment ce qui est arrivé chez l’honorable Trésorier, Cette de no tactique des fausses représentations lui a si bien x ‘si dans le passé, | guliè il est tellement habitué à compter sur la docilité absolue de la majorité } deux complaisante qui donne son concours au gouvernement, qu'il a fini | entiè par ne douter de rien, par tout oser, les trucs les plus ineptes, bien } trer convaincu que les exigences de parti feraient facilement avaler tout | dans cela sans la moindre protestation de la part de ses amis. Et, il faut à auJo #5 bien l’'admettre, il avait compté avec son hôte, p respo Faut-il bien s'étonner, sinon s’indigner, de tout cela? Je ne le pense faire as. C'est tout simplement le courounement d’une œuvre poursuivie babi depuis longtemps avec un succès capable d’inspirer de l'audace à un F, ANR homme plus scrupuleux que l'honorable Trésorier. Il a constamment et Prov impunément fabriqué des déficits ou des surplus,fselon que l’exigeaient | aux i ses intérêts du moment, selon qu’il était ou qu’il n’était pas dans le you- “ vernement ; il a constamment manipulé les chiffres pour les faire par- un cl

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