‹ Discours sur le budget [microform]Chapitre 6 sur 9 · EM · texte numérisé non relu

EM

lo que hos fin:

2o que

Mhccumt

endent

Qu

passé d

HHAUSSCS Venant favons t ieu de tives d ‘elles d bpublic Linavou 2 bien v toute « catégc

d'hom et des VOUS 1 tique m'en gévèr réussi réussi noë fi façon bon c qu'il pays

> dépenses à tant que de évidemment

t supplémen- M

nous a donrecettes, Il

s de la cou- R

s de la coue revenu de $141,000.,00

227,192 00 êÔme certain

lérablement rocède dans

mment au- À

n crédit de nnée, il ne derniére, I] our la coloter l’année re, ont été

emprunt ; Ile était de

té que fait Juand il ne compte de ittées avéc infaillible nses, mais que année é les opé-

de moins comment 5 travaux suis bien dépenses

Lu

bour l'ameublement de l'hôtel du parlement, les réclamations de M. harlebois, &., le forceront à débourser une somme bien plus forte que elle qu’il demande, ! C'est-à-dire que le trésorier retranche à droite et à gauche sans Boccuper des exigences réelles du service publie, mais tout simplement pour tromper la Chambre et le pays en essayant de faire voir ou le faire croire qu'il a rétabli l'équilibre dans les finances de la propince, Mais ce jeu de goblets n'empêche pas que sous une forme ou jous une autre, le déficit de l'exercice 1887 sera d'au moins trois ou quatre cent mille piastres. C’est tonjours le même système de tromberie eb de fausses représentations qui se continue,

Conclusions

D M.l'orateur, je crois avoir établi deux choses bién clairement :

lo que la conduite de l'honorable trésorier, comme administrateur de hos finances, n’est pas de nature à nous inspirer confiance en lui, Zo que notre situation financière va toujours en empirant, que nous

Miccumulons constamment des déficits qui augmentent notre dette et la

endent hors de proportion avec nos ressources, Quant à la confiance que mérite le trésorier, il suffit d'exposer le passé de cette homme-là pour mettre le public en état d’en juger. II nous a constamment induits en erreur au moyen de faux états ou de

fausses représentations et il nous trompe odieusement cette année en Pwenant nous dire qu'il a rétabli l'équilibre dans les finances, que nous favons un surplus de recettes, quand il sait mieux que personne qu'au lieu de surplus, ce sont d'énormes déficits que nous avons, Ces tenta-

tives de mystification ne peuvent pas égarer les gens sérieux, mais “elles donnent une juste idée du caractère et de la valeur de l’homme

public qui se respecte assez peu pour recourir à des moyens aussi

binavouables. Un homme qui agirait ainsi dans les afflires privées serait

2 bien vite perdu dans l'opinion des gens d’affair s, jugé indigne de } 5 » JUS #

toute croy ance comme de tout crédit : on le classerait de suite dans la catégorie des incroyables et des trompeurs et l’on aurait raison.

Le fait est que l'honorable trésorier, dans toute sa carrière d'homme publie, n'a montré de talent que dans l’art de la tromperie

} et des fausses représentations. Faites abstraction de ce triste talent et

vous restez avec une médiocrité besogneuse, posant pour la vertu politique afin de mieux dissimuler l’absence chez lui de cette qualité. Il m'en coûte de constater tout cela, car je paraîtrai peut-être un peu sévère à l'égard de cet homme qui, par la ruse et la dissimulation, a réussi à tromper bien des gens sur son compte personnel, comme il à réussi à tromper la Chambre et le pays sur la véritable situation de no8 finances; mais, comme il abuse de la confiance, qu'il a de cette façon escamotée, pour nous conduire à la ruine, il est du devoir de tout bon citoyen d’arracher le masque à cet homme et de le faire voir tel qu'il est, afin de le mettre dans l'impossibilité de faire plus de mal au

pays.

Jan

Pour ce qui regarde la situation, elle est bien claire: nos dépenses excèdent de plusieurs centaines de mille piastres nos revenus ; nous accumulons par ces déficits une dette flottante qui atteindra avant longtemps deux millions et demi et il nous faudra bientôt contracter un nouvel emprunt consolidé pour liquider cette dette flottante. Le service de l'intérêt et de l'amortissement va ajouter une couple de cent mille piastres à nos dépenses annuelles, qui excèdent déjà nos revenus d'un montant considérable, et à moins d'opérer une réforme radicale, de pratiquer la plus rigoureuse économie dans toutes les dépenses contrôlables, il est impossible de faire face à la situation sans augmenter considérablement les taxes et même sans recourir à la taxe directe, qui serait la ruine de notre antonomie provinciale, un coup mortel porté à la confédération.

Il n’y a qu'un moyen de prévenir ce malheur, de parer à cette alarmante éventualité : ce moyen, c’est l'union de tous les bons citoyens, l'abandon de l'esprit de parti, pour forcer le gouvernement à économiser, à rétablir de fait l'équilibre dans nos finances et à chasser du pouvoir les hommes assez peu soucieux de leur dignité comme des plus chers intérêts du pays pour tromper le peuple sur la véritable position de ses affaire, dans le but de conserver les positions ministérielles qu'ils occupent et de maintenir quand même et par tous les moyens la majorité qui leur donne le pouvoir dont ils abusent si odieusement,

Avant de reprendre mon siége, il me reste encore un devoir à accomplir, celui de consigner dans les archives de la Chambre la motion suivante :

Que cette Chambre es prête à voter les subsides à Sa Majesté pour les besoins du service public dans cette province, mais désire protester solennellement:

1. Contre l’inexactitude de l'affirmation officielle faite dans le discours du trône, à l'éffet que l'équilibre est rétabli entre les recettes et les dépenses et de l’assertion du trésorier, à l'effet qu’il y a un surplus des recettes sur les dépenses pour l'exercice de 1884-1885, quand de fait, non seulement l'équilibre n’est pas rétabli, mais que le règne des déficits continue avec une permanence inquiétante ;

2. Contre l’incurie du gouvernement, qui n’a encore suggéré aucun moyen efficace pour mettre fin à cé régime des déficits, pour établir une véritable politique d'économie et pourvoir au payement, dans un avenir rapproché, de la dette énorme qui pèse sur cette province ;

:, Contre les lacunes regrettables que l’on trouve dans le système Ae comptabilité ministérielle et dans l’audition des comptes publics,

une qui ont permis à un comptable de faire dans un de nos princiyuux départements, pendant deux ans, des détournements de plus de

‘7,000, et aux ministres de cacher depuis plusieurs années la véritable situation financière de la province;

4, Coutre les dangers du système inauguré par le trésorier qui admet avoir employé, à même les argents affectés au payement de la dette consolidée, une somme de $150,01)0 pour acquitter d'autant le coût des travaux du pulais de justice de Québec ;

Page 1