‹ Discours sur le budget par l'Honorable John Rose, ministre des finances, Canada [microforme]Chapitre 6 sur 7 · CL ES · texte numérisé non relu

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$828,000,000, ce qui indique une diminution apparente de $8,000,000, En aualysant ce rapport, on trouve, je crois, qu’il comprend les monuaies et lingots, qu’à mon avis l’on devrait exclure des deux côtés. Alors il faut tenir compte de la question des valeurs. En 1866, l’or était à environ 50 de prime. Maintenant il est à 35, ce qui modifie considérablement les totaux. Le résultat définitif —en ne tenant pas compte des monnaies et lingots—serait que, pendant la dernière année du traité, nos exportations aux Etats-Unis furent de $830,500,000 contre $24,226,000 l’année dernière,—ce qui ne représente qu’une diminution de $6,274,000. [Ecoutez ! écoutez !]

Il n’est pas sans intérêt de signaler les articles sur lesquels il y a eu diminution ou accroissement. Pour le blé, nos exportations aux Etats- Unis en 1868 dépassent celles de 1866 en quantité et en valeur. L’augmentation, en valeur, a été de $1,109,215.

L’'Hon. M. HOLTON.—Où prenez-vous ces citations ?

L’'Hon. M. ROSE.—Dans les rapports officiels de l’assistant-commissaire du revenu à Washington. J'y trouve aussi que, durant la même période, il y a eu accroissement dans l’exportation de l'orge. La quantité s’est accrue de 3,450,000 minots en 1865-6, à 3,780,000 minots en 1867-8. Pour le bois de construction, l’accroissement en valeur a été de $2,078,. 689 en 1868 sur les exportations de 1866. L’exportation d’autres articles non-énumérés a augmenté en valeur de $6,249,503 à $7,130,117, soit $880,6i4 d'augmentation. Nos exportations ont surtout diminué sur le charbon, le poisson et la farine. Les intérêts des propriétaires de moulins en Canada, dans l’état actuel des affaires, demandent une sérieuse considération, le droit différentiel imposé par les Américains sur les farines ayant porté grand préjudice à une industrie évidemment très cousidérable et très importante.

Les autres items indiquent une diminution des exportations d’avoine, laine, animaux et leurs produits. Pour ce dernier item, il faut observer que pendant la dernière année du traité de réciprocité, la demande des États-Unis fut toute exceptionnelle. Il y eut une exportation énorme d'animaux du Canada pour combler les vides opérés par la guerre américaine, et peut-être aussi en vue de l’expiration du traité. Il est notoire que des centaines de nos cultivateurs, tentés par la grande demande et les prix élevés qu’on offrait, vendirent à l'excès, si je puis ainsi dire, et n'auraient pu exporter autant qu’à l'ordinaire si le traité eût été prolongé. [Ecoutez !] Quant à l’avoine, la récolte manqua l’an dernier, et cet item n’eût été que secondaire dans nos exportations.

En examinant ces rapports en détail, je trouve que depuis l'expiration du traité, l’accroissement de nos exportations des bois de construction a été de 44 pour cent ; pour les minéraux, 26 pour cent ; poisson frais, tel que le saumon, 41 pour cent. La diminution dans les exportations des animaux et de leurs produits est considérable et représente 46 pcur cent, et cette diminution doit être fortement sentie dans les comtés limitrophes des Etats-Unis, dont les habitants regretteront vivement l’absence d’un marché d’un accès aussi facile que celui de la république voisine. Mais pour le blé, les autres grains et le bois, —malgré les droits

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