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Pour faire de la réclame, nos honorables anis de la gauche nous ont reproché d’avoir émis des mandats spéciaux et fait voter un budget supplémentaire.
Ces accusations sont injustes, eu égard aux circonstances. Nous arrivions au pouvoir Comme nous n'avions pas autre chose pour nous guider, nous avons naturellement adopté pour base de notre budget la moyenne de celui de nos prédéce:seurs pour l'exercice 1886, et si nos prévisions ont été excédées, il faut attribuer cela en grande partie aux engagements que ces messieurs nous léguërent et qu'il nous fallut bien acquitter, Les paiements que nous avons effectués s'expliquent facilement, et nos adversaires ont très mauvaise grâce à nous accuser, puisqu'ils condamnent par là même leur propre politique, vu qu'ils ont eux-mêmes recouru régulièrement à l'expédient des mandats spéciaux et des budgets supplémentaires, pour remédier à l'insuffisance par trop évidente des crédits qu'ils avaient fait voter.
Il ne faut pas aller bien loin pour trouver la preuve de ce que je viens de dire, Pour l'exercice de 1881-82, alors que l'honorable M. Würtele avait la direction du trésor, il fut émis pour $166,956.79 de mandats spéciaux et voté $152,849.00 de crédits s ip ‘ 1entaires, faisant en tout $319,705.79. En 1882.83, il fut émis pour $488,929.97 de mandats spéciaur, auxquels il faut ajouter, pour ce même service, $44,472 de crédits supplémentaires. Néanmoins, ces deux exercices accusent, pour les affaires ordinaires, un déficit de $208,858.22 en 1882, et de $341,236.06 en 1883. Puis, en 1884, lorsque l'honorable député de Sherbrooke avait la direction du trésor, il a fait voter un budget supplémentaire de $317,719.49, et le déficit de cet exercice, pour les affaires ordinaires, s’est élevé à $301,054.64. D'ailleurs, en jetant un coup d'œil sur le passé, on verra de suite que nos prédécesseurs ont eu recours régulièrement aux mandats spéciaux pour subvenir à des dépenses imprévues, mais non extraordinaires, car ces mandats, pour la plupart, étaient pour couvrir l'insuffisance des crédits votés pour les différents services publics ordinaires et cortrôlables-
Le tableau suivant suffira pour démontrer qu'avant nous, on a eu recours régulièrement et largement aux mandats spéciaux, chaque fois, pour ainsi dire, que les crédits,
votés furent insuffisants,
En 1872 on a émis des mandats spéciaux pour une somme de.......... $ 126,497 52
“1873 g k FU, horrroséss 151.054 43 ‘ 1874 À "s à RE 67,431 72 “ 1875 : É È rires 41,747 83 ‘ 1876 5 “s MM tea 81,046 67 1877 ‘ is EE ge 2 1 PE RE a 86,343 02 ‘ 1878 : : | rte 130,049 66 ‘ 1879 À “ : his es : 2085057. 07 ‘“ 1880 . : L Most s L'ÉSTONT. 42 ‘ 1881 L ‘6 ‘6 ER 36,696 46 ‘1882 L ss sisuasstas 10006670 ‘ 1883 ‘ ‘e LE J .... 488,920 97
‘ 1885 et 1886, pas de mandats spéciaux, mais un budget supplémentaire, “1807. du 30: juin: L886:aû 34 JANVISP. . à 4 osé so so des ces vues ee 43,932 82
A part ces mandats spéciaux, on a régulièrement et invariablement recouru aux Pren crédits supplémentaires, ce qui démontre l'impossibilité de tout prévoir d'avance. Ainsi, Estit nos amis de la gauche n'auraient pas du paraître si étonnés du fait que nous avons émis Cont des mandats spéciaux pour couvrir des dépenses qu’il était impossible de prévoir, lors- Estir qu'eux-mêmes y avaient eu constamment recours, Bala:
, is ‘ , Pert
Je ne rappelle pas ces faits — je prie mes honorables amis de la gauche de le croire — Obii
pour les blâmer, mais pour faire voir que l'émission de mandats spéciaux que nous avons faite durant l'exercice en question, à une époque où nous n'avions pas encore eu le temps d'étudier ou de constater d'une manière précise les besoins réels du service public, devient assez excusable, quand on songe que nos prédécesseurs, avec toute leur expérience,
n'ont pu s'empêcher de faire la même chose presque chaque année, pendant qu'ils ont eu Parti l'administration des finances.
nue ne . ; ee Parti Mais il est une différence importante en notre faveur : si nous avons émis des mc dats spéciaux, nous avons su trouver moyen de les payer sans avoir de déficit. Part LE | Bala Actif et passif le 30 juin 1888 Subs Qu'il me soit maintenant permis de présenter à la Chambre un état approximatif de Récl l'actif et du passif de la province à la fin du dernier exercice, te! que résumé dans le tableau Arge suivant : Coû Tableau approximatif de l’actif et du passif de la province de Québec, le 30 juin Ava 1888, basé sur les rapports officiels des différents départements, mais ne comprenant pas Esti un fort montant de réclamations contestées, contre le gouvernement, ni le montant dû à a province sur les créances du fonds d'emprunt municipal, Taxe Passif Dette fondée; non rachetée, :.:1.:,.442%.602 000550000050 $21,570,332 33 % Dépôts temporaires....,.,......,..... ren ee De Pro 229,026 23 ‘ MANOAtS TMPAYÉS 24 Mende nest ent MENT ER TE 460,518 82 il Subsides de dbetiits de fer, en a autorisés, mais non gagnés.,..,.. 425,724 85 . | Subsides de chemins de fer, en terre, convertis en argent, autorisés, mais à ceur non gagnés, balance sur les premiers 35 cents l’acre...,........… 612,828 80 réali Subsides de chemins de fer en terre, pouvant être convertis en argent, 898,000 acres à 70 cents l’acre.......,,,,,...,... $628,600 00 ï Ge, à ) du p