ACTIF ET PASSIF SOUS NOS PRÉDÉCESSEURS
Avant de passer à un autre chapitre, établissons l’état de la gestion des finances par nos adversaires lorsqu'ils étaient au pouvoir, et mettons cet état en regard de celui de
notre administration depuis le 31 janvier 1887 jusqu’au 30 juin 1890.
De 1875 à 1887 le montant total de la dépense à compte du capital, ainsi que la dette flottante au 31 janvier 1887 et autres obligations en rapport avec les contrats de nos adversaires, s'élève à $25,244,983.00, ce qui donne une moyenne annuelle de $2,103,747, et si on ajoute à cette somme les dettes contestées au 31 janvier 1887, soit $4,534,497, la
moyenne annuelle alors, en chiffres ronds, est représentée par $2,500,000. Lo
La somme des obligations encourues par nous, du 31 janvier 1887 au 30 juin 1890,
est de $3,698,299 : moyenne par année, $1,050,655.
Si maintenant vous comparez cette moyenne avec celle de nos adversaires :
Moyenne par année pour nos prédécesseurs. ....,,...,.............. $2,103,747 00 do do sous notre.administration. ... ..,,,....,.4 Fort 10800500
notre moyenne est donc de $1,047,092 de moins que celle de nos prédécesseurs.
Si l’on compare cette moyenne de $1,056,655.00 avec celle de nos adversaires, y
compris les dettes contestées, soit d’un côté...,......., dote . $2,500,000 00 ét de AUTOS... ns scies aussi nant onto I080)0Nh O0 on arrive à la différence de.....,...,....,,,,,..,..., D brie $1,443,345 00
plus que notre moyenne.
Tel était leur état financier pendant qu'ils étaient au pouvoir.
Il est vrai qu’ils dépensaient moins, sous forme de dépenses ordinaires, mais, dans l'ensemble, l'excès de leurs dépenses sur leurs recettes annuelles est représenté par les sommes que je viens de signaler,
N'est-ce pas, M. l’'Orateur, que cette différence entre la somme de nos obligations et celle accumulée par nos prédécesseurs, parle éloquemment en notre faveur. Elle proclame avec force et raison que tout en poussant vigoureusement la province vers le progrès, nous avons veillé avec soin aux finances du pays. C’est la plus belle vengeance
que nous puissions exercer contre ceux qui ne regardent pas aux moyens pour diffamer le
Dette flottante de la Province DETTE FLOTTANTE AU 1er JUILLET 1890
Dépôts temporaires ..,..,..,,...
Dépôts en garantie des compagnies de chemins de fer,
Subsides aux chemins de fer non BABNES re.
vosssse Ÿ1,367,737 92 Subsides en terre convertis, non gagnés, rer à 35 cents HARAS Mons aues
Subsides en terre, qui peuvent être convertis ... 665,350 oo
Balances en rapport avec les expropriations se rattachant à la construction du chemin de fer Q. M. O. & O. et autres dettes: ris
Perte sur dépôt de la Banque d'Echange...
Règlement des biens des Jésuites — comité protestant de l’Instruction publique...
Estimation de la dépense spéciale 1890-01.....
Estimation supplémentaire de la dépense spéciale r890-9r. Estimation de la dépense spéciale LS QD rover Ÿ 838,555 oo
Moins revotes,, 1... ÿ 280,000 00
mens
122,364 oo
62,961 oo 912,183 00
Montant en caisse au 1er juillet 1890...
Or 06 66 06 0
Moins mandats non payés à être soldés sur ce montant. . 112,571 45 LU
Obligation, en vertu de l'acte 53 Vict., ch. 110, garantis. sant pour un tiers, l'intérêt à 3%, pendant dix ans, sur trois millions de piastres de débentures qui pourraient être émises par toute compagnie régulièrement organisée dans le but de construire un port sur le fleuve St-Laurent à ou près de Québec,
uses
RRBACNES Ar ES se
62,961 oo
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PAR Re OT
L'état de la dette flottante et des obligations de la Province, tel que constaté jusqu’à
ce jour, est comme suit :
Le total de la dette flottante est de $6,762,033.86. Dans ce montant sont com-
prises la dépense spéciale de $912,183.00, votée pour l'année courante, ainsi que la
somme de $115,448.74 demandée dans les estimations supplémentaires, et 4 558,555.00
attribuées à l’exercice prochain finissant au premier juin 1892,
A titre d’actif nous n'avons que les sommes suivantes : Réclamation contre l'hono
rable Thomas McGreevy ; $100,000; il ne serait ni judicieux ni dans l'intérêt de la Province de qualifier cet actif tant que cette réclamation n'aura pas été réglée d’une manière définitive. La créance de l’école Jacques-Cartier, Montréal, $r38,348.02. Prêts faits à diverses institutions et corporations, en vertu de l'autorité législative $104,- 092.69. Ces différentes sommes réunies forment un total de $342,4 30.71, dont la rentrée,
pour la majeure partie, est plus ou moins douteuse,
Dans l'estimation de la dette flottante n’est pas comprise la balance des réclamations contestées qui étaient en suspens au 31 janvier 1887. Il est impossible de prévoir ce qu'il nous reste à payer sur ces dettes, car il surgit de temps à autres crrtaines réclama-
lu chemin
tions dont la légitimité s'impose, surtout en rapport avec la construction « de fer Q. M. O. & O., mais je ne crois pas qu'il reste beaucoup à payer sur ce chef. Cependant parmi ces dettes contestées, il reste une b2lance en dispute, qui figure pour un montant de $687,610.17 dans l’état de compte «entre la Puissance du Canada et
la province.
Il est vrai que cet état de compte, allant jusqu'au 30 juillet 1885, qui a été préparé par le gouvernement fédéral, est le sujet d’une contestation de notre part ; tout de même, le jour où nous arriverons à une entente sur un mode de règlement définitif, nous aurons à rembourser au gouvernement fédéral une somme assez considérable, surtout s’il arrive que quelques-unes des réclamations de ce gouvernement finissent par nous être imposées
par la force majeure. +
Il faudra, en outre, ajouter à la dette flottante les nouvelles subventions que le gouvernement se propose de soumettre à la Chambre, et toutes demandes de nature à
entrainer des dépenses qui ne sont pas prévues dans les estimations actuelles.
Ainsi que je l'ai déjà démontré, l'emprunt de 1887 n'a pas suffi à rencontrer toutes les obligations de la dette flottante d'alors. D'après ce que nous avons pu constater depuis, il eut fallu au delà d’un $1,500,000 de plus, en chiffres ronds, abstraction faits de toutes
nouvelles réclamations.
Sur cet état de la dette flottante figurent, po ir une large part, les subides accordés aux compagnies de chemins ae fer, et, de l’autre, toutes les obigations se rattachant aux
travaux d'une grande utilité publique.
Pour solder ces obligations, il ne nous reste pas d’actif sur lequel nous pouvons compter, et il nous ést impossible de songer à nos propres revenus pour y faire face, ces revenus étant destinés à subvenir aux exigences des services ordinaires. Il faudra donc de toute nécessité avoir recours x un nouvel emprunt, afin de faire honneur à nos engagements légitimement contractés en vertu de l'autorité légisiative.
D'ici à l'exercice p'ochain, il faudra pourvoir aux moyens de rencontrer les obligations suivantes :
Pour subsides aux chemins de fer inscrits au budget de cette année... ed 575:304 2 Remboursement de dépôt en garantie... eee cer... sou 222,097 41
Dépenses spéciales pour l'année courante, voir bud+at de cette année... 1,086,131 74
$1,883,593 42 Biens des Jésuites, DAC AU DEPOT res strict 62,961 00
Moins revotes pour l'année DOMAINE de nas sante ie 280,000 00
DORA, rer corne $1,066,554 42
Tel est le montant qui sera requis d'ici à la fin de l'exercice en cours, Pour l'exercice prochain :
Dépenses spéciales telles qu’inscrites au CN CR 838,555 00
Remboursement de dépôts en garantie....................... Site 231,070 00 Subventions aux chemins de fer. ...... et 756,000 00
TU AT AR a di aa de ne à
Ces deux sommes réunies s'élèvent à $3,592,179.42.
Voilà approximativement le montant auquel il faudra pourvoir d'ici au 30 juin 1892, Cette somme n’est qu’approximative, comme je viens de le dire, attendu qu'il est impossible de prévoir quel sera le résultat exact de l'évaluation qui pourra atteindre un chiffre plus ou moins élevé que les sommes indiquées. Tout dépendra surtout des deman-
des qui seront faites par les compagnies de chemins de fer qui tirent sur le trésor en
subides accordés
S se rattachant aux
juel nous pouvons ur y faire face, ces >s. Il faudra donc
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