CHEMINS DE COLONISATION
Lorsque le Gouvernement a dépensé, et avec beaucoup. de raison, la plus grande partie des sommes mises à sa disposition pour ouvrir des chemins de colonisation de 1ère classe, dans les districts où la population se trouve disséminée, et où les institutions municipales sont encore dans leur enfance, je suis porté à croire qu’à l'avenir les chemins de 2ème et de 3ème classe auxquels la subvention municipale est nécessaire pour obtenir un octroi du Gouvernement pourront mériter d’être plus encou ragés, Le vif intérêt que ressentent pour une entreprise quel-
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à conque ceux qui y contribuent directement est une Garantie, à je pense, qu'il Y aura de leur part plus d'attention et de surveilà lance qu’on ne peut en attendre dans d’autres Cas, or SOCIÉTÉS DE COLONISATION, Pour ce qui est des sociétés de colonisation dont j'ai déjà dit X- quelques mots, je pense qu'elles Peuvent se rendre très-utilos 08 en aidant les colons qui désirent OCCuper nos terres incultes, Don à Leur sphère d'action, c’est surtout de choisir des localités us convenables pour ceux qui veulent s'établir sur une terre, de ut manière À pouvoir disposer de quelque place précise prète à les ur recevoir, de les aider à commencer en leur envoyant des perin sonnes habituées au défrichement et à la construction d'habitare tions peu coûteuses, afin de leur montrer comment les choses se la font ; c’est aussi de leur faire des avances, s'il le faut, en grains ce de semence et en provisions, en attendant la première récoite, Au fait, l'intérêt qu'on prend au succès du nouveau colon et ni la sympathie dont il est l’objet de la part de la population rési. dente, contribueront peut-être plus même que les secours maté. Le riels, à encourager, À stimuler le defricheur dans ses efforts et M" à le décider à se fixer dans notre province. nt ni- IMMIGRATION, en 186 C’est aux gouvernements fédéral et local qu'iacombe tout JUS particulièrement le devoir de venir en aide aux immigrants en ux leur procurant les moyens de gagner leur destination défini. tive, et je suis heureux de dire qu'avec l'hon. membre pour Brome, dont l'énergie et l’activité infatigables sont bien connues, comme chef des départements d'agriculture et d'immidé gration à Ottawa, son &ouverne'ñent ne restera Pas en arrière où dans l’accomplissement de cette tâche, et que ses efforts stimules leront, s’il en est besoin (Ce qui est inutile, j'en ai la certitude,) tie notre gouvernement local à prendre sa part de l’encourageeo | ment que nous devons accorder à cette classe de colons, je En même temps que nous devons avoir à cœur les progrès ! de l’agriculture, l'avantage qu'il y a pour nous de favoriser se : l'immigration est donc un aut 1el-
un autre pointqu'il netaut Pas négliger
(applaud), Peu m'importe d'où nous viennent los colons, que ce soit d'Europe ou des Etats-Unis; plus nous pourrons retenir parmi nous de travailleurs appartenant à la classe agricole, venant de n'importe quel pays, mioux ce sera.
Les fermes bien conduites sont plus avancées dans les vieux pays qu'ici, et l'exemple d'agriculteurs expérimentés venus d'Angleterre, d'Ecosse, d'Irlande, de France, de Belgique, de Suède, d'Allemagne ‘ou d'autres pays, a déjà fait beaucoup, et fera, je l'espère, encore davantage à l'avenir pour engager nos fermiers à adopter de meilleurs modes de culture, à faire acquisition de meilleures races de bétail et d'un meilleur matériel, à redoubler de soins et d'adresse dans la fabrication et l'emploi des engrais.
L'honorable Ministre dit ici qu'au concours de labour de la société agricole d'Hochelaga, le premier prix a été remporté par un Canadien-Français, C’est ce qui prouverait combien l'exemple est profitable. Nous devrions done nous attacher surtout à faire venir des colons qui appartiennent aux classes agricoles de l’Europe. Des milliers d'immigrants de ces classes peuvent trouver pour s'établir des places où, avec le travail, la sobriété et l'économie, ils se créeront une patrie définitive au milieu de nous, et s'assureront pour eux-mêmes et pour leurs familles un avenir meilleur qu'ils ne pourraient espérer dans leur pays natal. D'actifs efforts empêcheront la population née dans la province de chercher à améliorer son état dans la république voisine, et ongageront ceux qui s’y trouvent maintenant peut-être temporairement d’abord, à vevenir habiter 1: pays de leurs pères. Tout cela peut se faire, et beaucoup plus encore, si nos compatriotes se montrent dignes d'eux-mêmes et se mettent serieusement à l’œuvre ; assistés et aidés, comme de pareils efforts le seront certainement, par le gouvernement, quel qu'il puisse être alors, nous pouvons en toute sûreté et en toute confiance esperer que notre prosp'rité agricole en sera accrue et que la province de Québec deviendra avant longtemps pour dés milliers et des milliers d’immigrants un lieu de repos et une patrie fixe ot permanente. (Vifs applaudissements.)
A propos d'agricultute, perthettez-moi aussi de diré quélqués
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8 Connaissances agricoles,