‹ Discours sur le budget prononcé aux communesChapitre 3 sur 6 · ER LE À · texte numérisé non relu

ER LE À

Se RON nes va

télégraphe dans la Colombie Anglaise—et comme les moyens de communication par télégraphe sont devenues de nos jours une nécessité absolue et économique de notre commerce, pas un député ne s’objectera, jen suis sûre, à une augmentation de dépenses à cette fin.

Nous avons pour l'exercice actuel $r150,000 qui ont été votées par le parlement l’année dernière comme prime aux pêcheurs. Cette somme, naturellement, a été votée par la Chambre et acceptée, et je suis convaincu que le pays trouve que c’est une contribution sage et judiciaire en faveur de nos pêcheurs.

Il a été dépensé pour le recensement $130,000 de plus que la dépense de l’année dernière. La dépense, l’année dernière, a été de $100,000 et la dépense pour l'exercice courant dépasse cette somme de $r30,000. On ne peut y avoir d’objection quand on sait que cet argent est dépensé avec économie.

Pour la police à cheval du Nord-Ouest, il y a une augmentation de $123,000. Le ministre de l’intérieur, le très honorable chef du gouvernement, a exposé à la Chambre, à la dernière session, la raison de l'augmentation de ce corps. Le parlement l’a appuyé et cette augmentation de dépense est le résultat de l’action du parlement.

En rapport avec les bureaux de poste, il y aura une autre augmentation de $ro0,000 pour l'exercice courant, et nous nous attendons à retirer un revenu équivalant de cette source.

Les dépenses en rapport avec les élections générales ont été de $175,000. Cette dépense aurait pu être retardée d’une année, M. l’Orateur, mais je crois que la majorité de cette Chambre en trouvera l'emploi judicieux. :

Les subsides aux provinces sont le résultat de l’action de cette Chambre et sont devenus nécessaires en vertu de cette action.

I! y a augmentation de $150,000 pour les travaux publics. J’ose dire qu’il y a à peine un député de cette Chambre qui n’approuve le: gouvernement au sujet de cette dépense, à moins qu’il ne trouve que sa localité est négligée sous ce rapport. Quand j'ai déclaré que nous. ferions ces constructions publiques quand les ressources du’pays les justifieraient, j'ai remarqué que cette déclaration a été accueillie avec une satisfaction générale.

Les articles ci-dessus représentent $1,665,000 de la somme de $1,850,000 censée représenter l'augmentation de dépense pour l'exercice courant, et il n’y aura qu’une certaine vartie de cette somme que le

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Voilà pour le dernier exercice à l'exercice actuel.

Je désire maintenant, avant de passer au prochain exercice financier, parler de quelques points sur lesquels, après considération, je me crois. justifiable d'attirer l'attention de la Chambre.

Ça été la politique constante du gouvernement depuis 1879 de soumettre au parlement, avec l'exposé financier, les faits qui, dans notre: opinion, justifient la politique qu’on a appelée la politique nationale. Depuis 1879 jusqu’à la dernière session, et aussi à la dernière session, nous avons soumis au parlement des faits qui ne peuvent être contestés. suivant nous, pour prouver que cette politique était une bonne politique, une politique en vue des intérêts du pays, et pour prouver en même temps que les craintes exprimées par les députés de la gauche: sur l'effet de cette politique étaient sans fondement. Je pourrais. aujourd’hui appuyer la cause du gouvernement sur le verdict de juin. dernier, maïs je crois qu’il vaut mieux ne pas s'appuyer sur ce verdict, mais soumettre à la Chambre, d'année en année, la preuve qui s’accu-. mule, afin que le public voie et comprenne, et qu'il en retire une foi encore plus ferme dans cette politique qu’il n’en a témoignée en juin: dernier. ‘

Je désire donc soumettre À la considération de cette Chambre quelques faits qui, dans mon opinion, justifient cette politique. Bien que ce soit répéter jusqu’à un certain point ce que j'ai déjà dit, cependant il y a eu de nouvelles preuves en faveur de cette politique. Je n’appuie pas aussi longuement là-dessus qu’à la dernière session, alors. que, trouvant mon discours un peu plus long que de coutume, les. députés de la gauche ont dit: “ Nous sommes pour avoir une élection.” Je ne désire pas entrer aujourd’hui dans d'aussi longs détails, mais seulement rappeler quelques faits principaux et peut-être préparer le terrain pour une autre élection, au dire de l'honorable chef de la gauche. Je prendrai quelques déclarations faites par les députés dela gauche, en 1879, contre cette politique. On disait alors, entre: autres choses, qu’elle aurait pour effet d’enrichir le riche et d'appauvrir

le pauvre, que c'était en réa!ité un système de taxation qui devait peser surtout sur le pauvre et profiter aux riches.

Mr. MACKENZIE. Ecoutez ! Ecoutez |

Sir LEONARD TILLEY.—Les députés de la gauche s’écrient : “Ecoutez, écoutez,” Je n’exposerai qu'un fait ou deux. Je les ai déjà exposés, mais chaque année qui s'écoule ajoute à leur force. Quels sont ces faits et que prouvent-ils indiscutablement en ce qui Tégarde la condition du pauvre, du travailleur, c’est-à-dire de la masse -de la population qui doit nécessairement travailler pour vivre ? Quel “est le résultat? De r874 à 1878, cette classe de personnes n’a augmenté ses dépôts aux banques d'épargne que de $2,300,000. Ces dépôts, en 1875 et 1876, étaient absolument moindres que les années précédentes, et en 1877 il y eut une augmentation par le fait qu’un terrible incendie avait eu lieu dans la ville de Saint-Jean et que les personnes qui avaient retiré leur assurance ne pouvaient obtenir 3 pour ‘cent, non, ni 2 pour cent dans les banques du Nouveau-Brunswick, et -éposèrent alors leur argent dans les banques d'épargne où elles pou- ‘vaient faire des dépôts sans être limitées. L'augmentation de 1877 est ‘due, en grande partie sinon toute entière, au fait que les porteurs de polices qui avaient retiré leur assurance et qui n’en avaient pas besoin ‘Sur le moment, en déposèrent le montant dans ces banques.

Mais en prenant l'augmentation des dépôts en 1877 et 1878, Taugmentation pour les cinq années n’est que $2,300,000 ; mais en ‘Prenant l’augmentation des dépôts en 1877, l’augmentation générale n’est que de $2,300,000, représentant en réalité l'intérêt qui fut ajouté ‘au Capital, tandis que dans ces quatre dernières années, il a été déposé dans ces banques d’épargnes en sus des sommes retirées, $r3,000,000,

-et qui plus est, les dépôts .dans les banques qui étaient de $66,406,516 en 1878 étaient de $96,879,544 au 31 décembre 1882, soit une augmentation de $30,473,028 en quatre ans. Maintenant, nous avons ici une augmentation de dépôts de $43,000,000, et n'est-ce pas une preuve qué ‘la masse du peuple de ce pays se trouve dans une meilleure position qu’il n’était, quand en cinq années il n'avait pu déposer, y compris les intérêts, que $2,300,000 par an. Je crois qu’il est inutile pour moi

-d’en dire plus pour prouver que la situation du pays est meilleure, que les ouvriers gagnent de meilleurs gages qu’autrefois, et qu'ils trouvent «de l'emploi partout où ils le veulent. Le surplus de leur gain se

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constate par les rapports des banques d'épargne et leur consommation: par la quantité d'articles manufacturés ou importés qui ont été employés. dans le pays, et je crois que c’est une réponse suffisante aux craintes. exprimées par d’honorables membres à cet époque.

Voici, M. l’'Orateur, une des craintes qu’ils avaient formulées. Quelles étaient les autres? C’est que le commerce avec la Grande- Bretagne, sous notre politique, diminuerait et le commerce avec les Etats-Unis augmenterait, et on nous a accusés de manquer de loyauté parce que nous nous lancions dans une politique qui amènerait inévitablement ce résultat. Ceci a été dit distinctement dans cette Chambre et a été donné comme l’une des raisons qui devait faire rejeter notre politique.

Quels sont les faits ? Que les importations de la Grande-Bretagne ont

LA

été de $13,000,000 de plus qu’elles n'étaient en 1878, tandis que les.

importations des Etats-Unis ont été de $300,000 à $400,000 de moins pendant la même période.

Il y a, M. l'Orateur, un autre point qui se rapporte à ce sujet. Jecrois que mon honorable ami de Lambton s’est efforcé d'établir qu’àprès la première année de mise en pratique de notre politique, les droits sur les marchandises anglaises avaient augmenté dans une plus grande proportion que les droits sur les articles importés des Etats- Unis. J'ai devant moi le tableau des importations de la dernière

année et qu'y vois-je? Je vois que les droits sur les fnarchandises. importées de la Grande-Bretagne ont augmenté de deux et trois quarts.

pour cent, relativement à l'année 1878, tandis que les droits sur les marchandises importés des Etats-Unis ont augmenté de quatre et demi. pour cent, et l’on doit bien se mettre dans l'esprit qu’une très grande partie des marchandises que nous importons des Etats-Unis consiste en coton brut et qu’il y a eu une grande augmentation dans cet article, à peu près 200 pour cent, et nous avons aussi importé des Etats-Unis en 1878 une grande partie de notre sucre, ce qui tend à augmenter les droits. La nature de ces importations des Etats-Unis prouve que, pour ce qui regarde le tarif actue!, il est indirectement plus conforme aux intérêts des manufactures ar rires qu’à l’industrie manufacturière des Etats-Unis et que les craintes de mes honorables amis sur ce sujet doivent s’évanouir. Pour nous, nous avions la confiance que cette politique rétablirait l’équilibre entre nos importations et nos exporta-

en

tions ; on exprima la crainte de ne pas voir nos espérances se réaliser,

“*t je me souviens que l'honorable chef de l’Opposition, dans les remarques qu'il fit sur l'adresse en réponse au Discours du Trône, sattira l'attention sur l'absence de toute allusion à ce sujet dans le «discours. Laissez-moi vous dire, comme renseignement, et l’on peut consulter les documents pour s’en assurer, que nous avons obtenus ‘grandement les résultats que nous attendions. De 1867 à 1871-72, qui a'été la première période de quatre ans depuis l’Union, la moyenne de la différence entre les exportations et les importations a été de $12,250;- 000 par an. Pendant la seconde période de quatre ans cette moyenne a été de $36,000,000 par an. Dans la troisième période elle a été de $r5,- 000,000 par an et pendant les quatre dernières ‘années, c’est-à-dire, depuis 1878 jusqu’à 1882 cette moyenne a été de $8,333,333. Il faut donc reconnaître que notre politique a eu pour effet d'établir un certain équilibre entre les revenus et les dépenses.

On a manifesté, M. l'Orateur, une grande anxiété dans le pays, et je crois que l'honorable chef de l’Opposition s’en est fait l'écho, à propos de ce qui arriverait nécessairement si nos exportations n'étaient pas Ægales à nos importations.

Je crois que j'ai recueilli de lui certains doutes quant à l'avenir prochain de notre pays si cet état de choses continuait. Si mes souvenirs sont exacts il me semble qu’il ne partageait pas les opinions des honorables membres qui siégent près de lui, parce qu’on a dit dans cet Chambre que plus grande serait la différence entre les importations et les exportations, plus grande aussi serait la richesse du pays. Le gouvernement ne peut pas partager cette opinion, ce qui a été prouvé par la discussion qui a eu lieu à ce sujet. On a dit dans la presse et ailleurs que notre augmentation d’exportations allait provoquer prochainement une crise commerciale. J'ai cru qu’il était de mon devoir, dans ma position, de me renseigner à ce sujet, afin de trouver si dans les quatres années qui viennent de s’écouler, il y avait quelque preuve de difficulté ou de crise dérivant de cette cause, c’est-à-dire, s’il y avait une différence dans la demande du change, ou des facilités ou moyens de payer pour ces importations.

Nous avons eu à pourvoir, M. l’Orateur, pendant les quatres dernières années, non seulement à un montant de $ 33:000,000 d’excédant des importations sur les exportations, mais encore au change d’un montant de $32,000,000 d'intérêt sur la dette et les fonds. d’amortissement (une moyenne de $8,000,000 par an), et nous devons examiner

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si nous sommes en position ou si nous avons été en position depuis 4 ans de faire face à cette somme sans aucune difficulté, sans nous créer d'embarras pour le change des paiements de l'autre côté de l’Atlantique. Sommes-nous en position, et avons-nous été en position de faire face à cette somme sans aucune difficulté ?

J'ai la satisfaction de dire, M. l’Orateur, que nous l'avons fait sans embarras ni difficulté. Ajoutez les $32,000,000 transmis pendant les quatre années aux $33,000,000, la différence entre les importations et les exportations, et vous avez $65,000,000. Comment y a-t-on fait face ? Ce sont des données sûres que nous avons et je suis heureux “que nous y avons fait face sans aucune difficulté. D'abord le gouvernement du Canada a négocié pour $8,000,000 d'emprunts en plus des paiements que l’on avait à faire de l’autre côté de l'Atlantique. Ces ‘$8,000,000 naturellement étaient disponibles pour le change et ont été apportés dans le pays, en or. De plus, nous avons reçu $4,500,000 de l'arbitrage de la commission des pêcheries, ce qui fait $r2, 500,000. Nous avions environ $30,000,000, appartenant au gouvernement du Canada, en navires engagés dans le commerce étranger. Nous restons en dessous de la vérité en admettant que ces $30,000,000 rapportent 10 pour cent à leurs propriétaires. Tout homme qui s'occupe de navigation dira que c’est un résultat ruineux si l’on considère la dépréciation de la valeur du navire ; mais en le prenant comme base, nous avons reçu sous forme de change pour paiements de fret à l'étranger $3,000,000 par an, et en quatre ans on arrive au montant de $12,000,000. Pendant ces quatre ans nous avons exporté en bois, grains et autres produits du Canada pour $350,000,000. Les déboursés se sont élevés à cinq pour cent sur la valeur de la cargaison, soit $17,500,000. En outre, M. l’Orateur, on a perçu environ $r, 500,000 pour assurances sur les vaisseaux qui ont péri pendant cette période. Nous avons encore le produit de la vente des obligations des gouvernements provinciaux et des actions de la compagnie du chemin de fer du Pacifique, qui ont été payées par des personnes résidant à l'étranger, formant un total de

15,000,000. Il a été avancé, soit par le proposeur, soit par le secondeur de l’Adresse en réponse au Discours du Trône, que l'argent apporté dans le pays par les immigrants s'’éleva l'an dernier à $10,000,000 ; mais je ferai un estimé très bas, j'en porterai le chiffre à $10,000,000

pour les quatre années.

Ayant pourvu au paiement des intérêts, du fonds d'amortissement et

du change nécessaire pour combler la différence entre les importations et les exportations, il nous reste, pour ces items seuls, un excédant de $3,000,000 à $4,000,000. Dans ces circonstances, je crois que nous pouvons envisager l'avenir sans crainte, pourvu que nous maintenions entre les importations et les exportations une proportion plus juste que ne le fut celle de 1871 à 1878, ou même de 1867 à 1871, ou de 1874-75 jusqu'à 1879; ce que nous espérons pouvoir faire, grâce à cette politique. Je maintiens qu’il en sera ainsi, si nous parvenons à garder la même proportion qu'aujourd'hui; et je dois dire que pour ma part, je ne mets pas la grande augmentation des importations au nombre des bienfaits invariables. * Si les consommateurs se servent de ce qui se rentre dans le pays, si le peuple peut acheter les marchandises qui sont importées, c'est un signe de la prospérité du pays. L’honorable chef de l'opposition a appelé l'attention de la Chambre sur une observation que j'ai faite à un de mes amis, un marchand de Saint-Jean, et que j'ai probablement répétée plus tard en public. J'aurais dit à cette personne que si j'étais engagé dans le commerce, tout en ayant son âge, je me lancerais pendant dix ans avec toute l’énergie possible, et qu’ensuite je retrécirais le cercle de mes opérations. Je suis persuadé que vu les dépenses que nous faisons chaque année dans le but de développer rapidement les vastes territoires du Nord-Ouest ; vu les capitaux considérables apportés dans le pays par les immigrants ; vu que l'an dernier nous avons importé au-dessus de $r,000,000 en effets de colons, importation qui ira en augmentant, et qui ne peut naturellement nous créer d’embarras financier ; je suis persuadé, dis-je, que la réaction qui se fait sentir périodiquement sera retardée, et que le pays peut compter sur un nouveau septennaire de prospérité.

M. l’Orateur, si nos hommes d’affaires ne se laissent pas entraîner par notre prospérité actuelle, s'ils sont prudents, s'ils n’importent pas au-delà des besoins du pays, s’ils ne font pas des ventes risquées, je suis certain que le pays sera à l'abri de tout désastre financier pendant sept ans et je dis que les craintes qu’on exprimait que nous ne pourrions pas rétablir l'équilibre entre les exportations et les importations sont en partie dissipées.

Nous voyons en effet que, tandis que pour la première période de quatre année la différence était de $r12,000,000, pour la seconde de $36,000,000, et pour la troisième de $36,000,000,—cette année, malgré notre prospérité et la grande importation qui en est résultée, la balance contre nous n’a été que de $8,333,000.

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On a prétendu, monsieur l’Orateur, que notre politique étant l'opposé de celle de la mère-patrie, il en résulterait que l’Angleterre nous repous- ‘serait avec indignation et que notre crédit en souffrirait à l'étranger. .Je vous demanderai, monsieur l’Orateur, si notre crédit à baissé à

l'étranger? Je ne puis le constater, puisque notre position s'améliore ‘d'année en année, Comme je l'ai déjà dit, en 1879 nos obligations ‘étaient cotés à quatre ou cinq pour cent au-dessous de celles du gouvernement de la Nouvelle Galles du Sud, qui sont cotées au plus haut -chiffre parmi les valeurs des colonies sur le marché monétaire de Londres. Aujourd’hui, nous les dépassons de deux pour cent. Les honorables députés de la gauche diront qu’il faut âttribuer cela à l’abondance de l'argent, mais cette explication ne serait pas satisfaisante.

Qu’on me permette de donner quelques explications au sujet de la valeur de nos obligations aujourd'hui. La politique du gouvernement, qui nous procure un joli excédant chaque année, a inspiré de la confiance aux capitalistes et c'est une des causes de la hausse de nos valeurs. Comment ces valeurs seraient-elles cotées aujourd’hui, si, considérant que pendant les quatre dernières années nous avons dépensé $36,000,000 à compte de capital, que pendant la même période nous avons racheté des débentures au montant de $20,000,000 ainsi que d’autres obligations échues à ces époques, si, au lieu d’avoir des excédants, d’avoir augmenté les ressources du pays placées en dépôt auprès du gouvernement, si, au lieu d’avoir retiré $3,500,000 par année des biens de la Couronne, nous avions un déficit, tandis que nos dépositaires des banques d'épargne n'avaient pas augmenté, —et, qu’en raison de tous ces contretemps, nous aurions été obligés de contracter un emprunt de $r0,000,000, et de demander aux capitalistes anglais d’accepter nos obligations pour ce montant, —je demanderai de nouveau comment seraient cotées nos valeurs dans des circonstances semblables ? Elles auraient été cotées au-dessous de celles de la Nouvelle Galles du Sud comme auparavant, tandis qu’aujourd’hui elles sont cotées au plus haut chiffre parmi les valeurs de toutes les autres colonies sur le marché de Londres. Il est probable qu’elles se maintiendront à la tête, parce que, à part nos dettes de $2 5,000,000 qui deviendront dues en 188 5, et $10,000,000 que nous avons payées en partie, et que nous allons achever de payer d'ici à trois ou quatre ans, si nous continuons à accumuler des excédants de trois à quatre millions par année et de recevoir

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