‹ Discours sur le budget prononcé devant la Chambre des communes du Canada, le vendredi, 14 mars 1879 [microforme]Chapitre 9 sur 11 · FOR) PEUR AN PR RE AILE NO D ILSRANNIEOR · texte numérisé non relu

FOR) PEUR AN PR RE AILE NO D ILSRANNIEOR

OO nn 4

ns

notre ivons ; Unis is le

ulons -Unis l'ya dit de artiju 30 Laété es y pour

> pro- "e au leur peut, puté, le fa.

mais ra un 6 à la aleur

laine it de )terie s plupoteù qui 7,000 iCk il le la n’en réera s que manus le \ de n’exi- El es du itière

oile ?

idandans faire

‘erie, rerie nous addi- 'ren-

ètre

bon

ES

’assons aux pianos. On dit qu’il n’est pas juste de faire peser sur le piano de $200 un impôi plus élevé que sur celui de $600. Dans une pro-

position de cette nature il est impos-

sible de répartir l'impôt d’une façon égale sur tous les chjets ; mais nous imposons un droit sur ces articles cans le but d’eucourager les industries que nous avons en ce pays.

Nous pouvons fabriquer tout ou

presque tout, ce dont nous avons be-

soin, pourvu que nous ayons le marché à nous-mêmes et pourvu que les articles importés paient l'impôt qu'il convient. C’est pourquoi il nous a paru à propos d'imposer un droit spécifique et ad valorem.

On à dit beaucoup de choses au sujet des livres. Les livres anglais, at-on prétendu, portent un impôt plus élevé, et les livres les moins coûteux paient moins cher quand l'impôt est compté à La livre. Nous savons qu’une grande partie des livres à bon marché, en payant 5 pour cent, se trouvent à payer moins en proportion que les autres, parce que vous avez eu à payer pour la reliure.

Mais, comme je l'ai dit dès le début, c’est dans l'intérêt du livre pré- Cieux et dispendieux qui est plus coûteux que les publications ordinaires en raison de lhabileté de l’auteur et du prix auquel il Pa coté, que nous avons cru devoir imposer un droit spécifique au lieu d’un droit ad valorem. C’est aussi pour faire disparaître l’anomalie qui a existé jusqu'ici d’un impôt de 174 pour cent sur le papier, tandis que nous admettions à à pour cent les livres, le papier imprimé et les livres reliés; c'était une injustice pour nos impri meurs et nos fabricants de papier.

Mon honorable ami le chef de l’'Opposition, a dans son discours de ‘autre jour, comme en d’autres oc- Casions, cité les Etats-Unis pour démontrer les effets de la protection sur le commerce. Il a prétendu que la protection à détruit jusqu'à un certain point le commerce de ce pays, c’est-à-dire qu’elle à diminué le volu.

me du tonnage. Mon honorable ami s'est-il rappelé que, si nous établissons la protection pour diverses au tres industries, nous créons. d’un autre côté, plus de facilités en faveur de la marine marchande ?

Prenons la marine marchande les Etats Unis, lorsqu'elle était à son faîte, en 1863 ; l'année suivante, elle tombait à 400,000 tonneaux. C'était le résultat de la guerre qui existait alors dans ce pays ; les bâtiments étaient détruits ou enregistrés sous la dénomination de navires britanniques.

Mais mon honorable ami attribue cette diminution aux droits élevés dont étaient frappés les articles qui entrent dans la construction des navires. Or, ce n’est pas là la seule cause, et il n’y a pas de doute que la coustruction de navires en fer en Angleterre—lesquels ont remplacé dans une large mesure, les navires en bois, —y est pour une bonne part; il n’est pas douteux non plus que le droit imposé sur les matériaux qui entrent dans la construction des navires américains a puissamment contribué à les rendre plus coûteux que ceux des autres pays ; de là cette diminution.

Cependant, mon honorable ami aurait Aù sa rappeler que, par la proposition du gouvernement nous protégeons le constructeur de navires en lui donnant des matèriaux à meilleur marché; nous lui permettons de consiruire à des conditions plus favoables, et de cette manière nous évitons la difficulté qui existait aux Etats-Unis.

L’honorable député de Middlesex Ouest (M. Ross) a donné quelques raisons plausibles dans son discours. Je comprends son zèle, et je ne m'étonne pas qu'il ait réussi à obtenir un siége en parlement, car il sait présenter les choses sous une certaine apparence de justesse.

Il dit que le gouvernement propose d'accorder une remise sur les bâtiments Construits en Canada ; mais il ajoute : que fait-ilen faveur des locomotives ? Mon honorable ami a sans doute pensé jue ces paroles produiraient de l'effet dans son comté.

À t-il donc oublié ce qu’on fait dans la construction des chemins de fer le gouvernement fédéral, l'ancien gou vernement du Canada, les gouverne ments de la Nouvelle-Ecosse et des autres provinces? Existe-t-il dans la Confedération une aatre industrie qui aît reçu de l'Administration le même appui direct? Mon honorable

nn TN

ami a cru toucher juste, attendu que dans la partie du collége électoral qu'il habite il n’y a pas d'armateurs ; mais si un chemin de fer passe à un mille de son comté ou le traverse, ce chemin de fer a reçu l'appui de l’ancien gouvernemeut du Canada ou de la province d'Ontario, en plus de ce qui a jamais été donné aux autres industries, et avec raison.

J'en viens maintenant à une importante question, celles des sucres. Je dois dire que j'ai été passablement étonné de l’assertion faite l’autre soir par mon honorable prédécesseur. 1l est possible que je ne l’aie pas très bien compris, mais jecrois qu'il a déclaré que nous aillions perdre $1, 000,009 par le changement que nous proposons d'effectuer dans les droits qui frappent le sucre.

M. CARTWRIGHT : J'ai dit que le peuple du Canada perdrait plus de $1,000,000.

M. TILLEY : Il paraît, monsieur l’Orateur, que je ne me suis pas trompé. Je n'avais pas l'honneur de faire partie de 1a députation nationale dans le . mps où mon honorable ami fut ministre des finances; toutefois je me rappelle avoir vu sur les journaux la proposition dont il avait saisi la Chambre au sujet du sucre, ainsi que les réclamations auxquelles elle donna lieu, et j'en appelle aux députés de cette époque pour corroborer mon affirmation que sa première proposition était en faveur du affinage du sucre. Cependant, n’a til pas, ensuite, sous prétexte d’encourager cette industrie, retranché 1 pour cent du droit spécifique ? Si je ne me trompe, c'élait pour permettre aux raffineries de sucre que nous avons dans le pays de continuer leurs opérations. Il me semble qu'il prétendait leur donner queique chose pendant qu'il se refusait à contrecarrer l'effet du système des primes d’encouragement en usage aux Etats- Unis : en d’autres termes, sa proposition était exactement semblab'e à celle dont nous nous occupons.

Quelle est cette proposition ? C’est de prélever des droits spécifiques précisement où l'honorable monsieur les a laissés. Le droit «ad valorem sur le sucre au-dessous du No. 14 est de 30 pour cent, au lieu de 25; mais ce

n’est pas une augmentation, car il est clairement spécifié que quand les sucres seront importés directement des Antilles il ne sera pas perçu de droits sur les emballages, ce qui équivaut à une réduction de 5 pour cent.

Sous ce rapport nous remettons le sucre dans la condition où il était.

Sur le sucre raffiné ou les sucres au dessus du No. 14 nous donnons 5 pour cent de plus au raffineur.

C’est une protection contre l’injuste opération du système américain des primes d'encouragement qui, pendant les cinq dernières années, a fait cesser le raffinage du sucre dans notre pays. Voilà notre proposition. Il n’y à qu'une différence de 5 pour cent sur le sucre au-dessus du No.

L'honorable monsieur prétend que le peuple du Canada perdra par là $1,000,000. J'ai fait des calculs à ce sujet ; je puis me tromper du tout au tout, mais je vais en donner le résultat. Il dit que le revenu de l’année dernière a été de $2,900,000.

Page 1