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Il devait prendre une position plus définie et dire au peuple que le chemin de fer ne devait se construire dans l'intérêt de la province, mais, que les contribuables auraient un jour où l’autre à assumer leur vart de responsabilité en fournissant !5s moyens nécessaires pour mener cette entreprise à bonne fin.
Le gouvernement ne fut pas longtemps avant de s'apercevoir où la poli tique qu'il avait adoptée l’entrainait ; nous avons été témoins que deux ou trois années plus tard il était obligé de venir déclarer à la chambre qu'il lui était impossible de faire face à ses obli gations sans avoir recours à un impôt additionnel.
Malheureusement pour lui,cette politique fut mal accueillie et souleva une tempête populaire qui le mit dans l’impossibilité de donner à sa politique son effet.
11 faut avouer que cette politique n’était pas de nature;à concilier les esprits, car elle était considérée comme ;arbitraire et despotique. Je n’entrerai pas dans le mérite de ces mesures, car en faisant une appréciation je pourrais réveiller dans les esprits des susceptibilités qu’il est mieux de laisser sommeiller. Quoiqu'it en soit, cette politique eut pour effet de nous donner un nouveau gouvernement, ] À
Ce gouvernement, qui était celui de M. Joly , se présentait avec un nouveau programme qui avait pour titre économie et retrenchement. Malgré tout ce que ce programme avait d’attrayant, cependant il n'eut pas l’accueil quil méritait.
Le nouveau gouvernement malheureusement n'était pas sorti de son appel au peuple avec la force qu’il lui fallait | pour exécuter rigoureusement la politique qu’il voulait faire adopter.
Aussi malgré toute sa bonne volonté, il se trouvait dès son début aux prises avec une opposition formidable qui en le harcelant sans cesse avea,ses votes de non confiance réussissait à paraliyser ses bonnes intentions.
Cependant, malgré cette guerre acharnée, le gouvernement réussissait à faire des économies importantes.
Le gouvernement de M. Joly en arrivant au pouvoir eut le malheur de se trouver dans un temps de crise commercialle telle qu’il n’en avait jamais sévi de
pareille,c’est au fort de cette crise commerciale que sont tombés tant de maisons colossales et que plusieurs intitutions financières dont le crédit et la solidité ne laissaient aucun doute dans l'esprit public furent cependant obligées, à la suite d’une série d’infortunes, de céder à l'influence néfaste dont elles étaient les victimes.
Que de fortunes privées ne furent pas englouties pendant cette crise désastreuse !
Il n’est donc pas étonnant que toutes les recettes sur lequelles se fondait cette administration fussent bien audessous des estimés de M. Church qui lui-même était loin de s'attendre que ses propres prévisions fondées sur les recettes de l’année précédente seraient si peu en accord avec ce qu'il avait lieu de s’attendre.
C’est avec ces recettes restreintes que l’administration de M. Joly eut à lutter pour mettre en force la politique de retranchement et d'économie. 11 faut avouer qu'avec une diminution considérable dans les revenus ordinaires, avec de fortes sommes à payer pour la construction du chemin quine donnait encore aucun revenu, la tâche était rude.
Cependant cette administration réussissait à économiser une somme assez considérable sans que le service public en souffrît,
Je crois que ces économiess'élevèrent à la jolie somme de $&270,000 par année,
Dans le temps, l'opposition trouvait ces économies insignifiantes, mais si l’on considère qu'avec des moyens si restreints, ils avaient réussi à diminuer les dépenses du service public, il est évident qu'avec l'augmentation qui eut lieu dans les années suivantes, en suivant la même ligne de conduite pour les dépenses, nous n’aurions pas à nous plaindre des déficits considérables qui ont eu lieu depuis cette époque.
On peut certainement conclure que, si les eflorts de cette administration n’ont pas été couronnés de tout le succès qu’elle méritait, cela n’est pas dû, dans tous les cas, à un manque de patriotisme.et de bonne volonté, mais si la politique n’a pas eu le succès qu'on en espérait, cela est dû plutôt à des circonstances incontrolables—et à une opposition acharnée de la part des adversaires qui lui firent une gguerre tellement active que ses meilleures
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