PRES 1 PER
mesures n’eurent pas tout l'effet désiré, | patriotiques de tous les partis, les priant
et que lui-même il fut obligé de résigner.
de mettre de côté leurs divergences d'’opinion et de l’anpuyer dans sa grande et
Le gouvernement qui succéda à Mun- | belle politique qui était destinée à faire
sieur Joly fut celui de Monsieur Cha-
pleau,qui inaugura son règne par un proamme des-plus attrayants et qui était ien de nature à entraîner les esprits.
[1 faisait un appel à tous les hommes de bonnes volonté à quelque parti qu'ils appartinssnt de lui prêter leur concours pour mener à bonne fin cette politique qui allait rétablir l'équilibre dans nos finances et faire le bonheur de notre chère et belle province.
Son gouvernement surtout devait se dévouer au développement de nosressources en général ; nos forêts et nos mines devaient avoir leur large part.
L'exploitation de nos phosphates n’était pas oubliée.
Les industries n'étaient pas négligées.
Le gouvernement par son appui et son encouragement devait faire surgir dans toutes les parties de la Province des beurreries et des fromageries.
La culture de la betterave pour en extraire'du sucre devait se faire avec un grand succès.
Nous'n'avions pas le sou, il est vrai, pour aider à toutes ces industries, mais nos relations commerciales avec la France devaient nous attirer les capitaux aux moyens desquels nous serions en position de fonder des compagnies qui se chargeraient de cette exploitation générale.
Ce magnifique programme était ceriainement séduisant et eut pour effet d'enrôler un grand nombre d’admirateurs et d’adhérents,.
Malheureusement, il était plus apparent que réel. Il avait pour créateur un cerveau plus visionnaire que pratique.
Ces magnifiques visions, pour une raison ou pour une autre, n'eurent pas la réalisation qu'on en attendait et eurent le sort de tout ce qui n’est pas appuyé sur une base solide. 4
Cette belle politique n'était donc qu'un rêve après tout, car un matin elle n'était plus.
Un autre article du programme de M.
Chapleau que j'avais presque oublié, c'était que son gouvernement tendai, la branche d’olivier à tous les 10mmes de bonne volonté, et que sa politique éteit toute de conciliation. Il faisait un appel chaleureux aux sentiments
le bonheur de notre province.
Cette théorie était certainement de nature à induire les esprits, et moimême je la trouvais admirable, Il est bien vrai que j'avais mes doutes sur la réalisation d'un programme aussi encourageant, Car au point de vue pratique, Je trouvais qu'il renfermait des pro.
messes plus poñtiques que réelles,
Cette politique, exposée avec tant d’emphase et de pompe, était trop belle pour avoir de résultat pratique.
L'extérieur, par son ornementation, était de nature à charmer l'œil, mais il n'avait pas de force. Tous ces ornements étaient d’une nature trop fragile pour subir l'épreuve du temps, aussi ils disparurent bientôt les uns après les autres et nous laissaient en face d’une triste réalité,
L'honorable M. Chapleau, avec toute cette mise en scène, ne réussit qu’à nous donner un surcroit de dépenses sans laisser en compensation une seule œuvre durable.
Son règne pour nous à été ruineux au point de vue financier, et tout le | monde est d'accord sur ce point.
On est aujourd’hui convaincu qne toutes ses opérations au lieu de remplir la caisse publique l’ont mise à sec, en laissant en outre une foule d'obligations onéreuses pour la province.
L'acte le plus important de son règne a été la vente forcée de notre grande ligne interprovinciale.
Pour bien‘ faire comprendre tout ce ique cette opération financière a eu de désastreux pour nous, je me vois forcé de sortir des limites que je m'étais tracées. Je suis oblige d’appuyer fortement sur cette transaction qui & été pour nous une perte sérieuse à tous les points de vuo ; je me limiterai cependant autant que possible à l'envisager à un point de vue commercial et financier. M. Chapleau nous disait qu’il fallait vendre notre chemin de fer à tout prix, afin de dégrever notre dette publique et de faire cesser les déficits, qu'en gardant notre chemin nous serlons obligés de dépenser une somme additionnelle, pour le compléter, de $1,140,000, page 13, état 7 de son discours.
Voilà les principaux arguments dont
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