‹ Discours sur le budget prononcéChapitre 14 sur 23 · L'HONORABLE HONORÉ MERCIER · texte numérisé non relu

L'HONORABLE HONORÉ MERCIER

CHEF D'OPPOSITIONX,

À. la séance de l'Assemblée Législative de la province de Québec, le 7 mai 1884.

Monsieur l'Orateur,

Je viens oltrir quelques observations | sur l’état des finænces de la Province, et j'ose espérer qu'elles seront accueillies avec la bienveillance que mes collègues dans cette chambre ne m'ont jamais refusée et avec l'attention que l’importance du sujet exige.

Nous sommes arrivés à une époque de notre histoire financière où il n'est plus permis de se faire illusion ; et il faudrait être complétement aveugle pour ne pas voir la triste réalité que nous avons sous les yeux.

L'an dernier, Monsieur, lorsque vous aviez l’aüministration de nos finances, vous nous disiez que la situation Érair | TENDUE ; cette année votre successeur | laisse comprendre QU'ELLE EST DÉSESPÉ: RÉE ET DÉCLARE QU'IL FAUT CHOISIR ENTRE DEUX ALTERNATIVES : IMPOSER UNE TAXE DIREUTE OÙ RENVOY:R LA MOITIÉ DH NOS EMPLOYÉS ET SUSPENDRE DES TRAVAUX PUBLICS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ,

Examinons cette situation avec calme et sans esprit de parii afin de nous mettre en état de Ja juger avec intelligence et comme des hommes d’affaires.

Je n'ai pas l'intention d'entrer dans beaucoup de détails sur les questions de chiffres ; ce serait inutile après l'exposé clair et lucide de mon ami, M. Shettyn | qui, en traitant la question, avec l’autorité de 8a grande expérience, nous a mis

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