‹ Discours sur le budget prononcé par l'honorable Honoré Mercier, chef d'opposition, à la séance de l'Assemblée législative de la province de Québec, le 7 mai 1884 [microforme]Chapitre 8 sur 16 · CELL · texte numérisé non relu

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CELLLEL ET] LELEELLETIE ]

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rier espère recevoir d'Ottawa, rem-

lacera peut-être, mais ce n'est pas sûr, e déficit qu’il y aura dans les terres et les licences, mais c’est tout ce qe nous pouvons espérer.

Quant aux dépenses, elles ont été l'an dernier, de $3,167,628.14; et le trésorier les porte, pour l'an prochain, à $3,010,546.14, en en retranchant $504,475.50 pour travaux à être payés à même la balance de l'emprunt. Ce serait donc un déficit apparent de $182,383, en prenant, ce qui est exagéré, les recettes de 1852-83, comme poiné de comparaison.

Cependant il ne faut pas oublier que le trésorier déclare que le service de la dette sera, durant l'exercice 1884-85 de $161,993.43 plus élevé que durant l’exercice 1882-83, et de $63,904.12 plus élevé que durant l’exercice courant. Ce fait diminue les chances qu'il pourrait y avoir de ramener les dépenses au chittre proposé,

Quant aux économies qui nous sont promisés elles doivent porter principalement sur les services suivants : législation, gouvernement civil, justice, charités et charges sur le revenu... J'approuve, sur certains details, l'intention du trésorier ; mais. je crains qu'il ne puisse la mettre à exécution. Ilne nous fournit aucune information sur ces économies, et se contente de les donner en gros ; il ne propose aucune mesure tendant à modifier l'état de choses actuel et à mettre fin au système qui prévaué depuis des années, Il ne nous dit pas

es. 199 us

qu'il va diminuer lés salaires ou le nom- | tant de bien, le trékorier ne manquera bre des employés ; et conséquemment | pas son coup ; il est sûr de son fait et il se propose de marcher à tâton. Ce |se montre brutuement pratique à leur n'est pas là agir d'une manière ration-|é6gard. nelle et intelligente. Remarquons qua M, Mousseau n'avait Quand un homme veut diminuer ses | projeté qu’une déduction de, 10, pour dépenses, il ne se contente pas de dire: |cent sur les octrois ordinaires À ces “ Je vais dépenser moins ; ” mais il ré-| institutions; le gouvernement actuel duit le nombre de ses serviteurs, les | double le sacrifice et propose de leur saläires qu'il leur donne, diminue ses | ôter 20 pour cent. Costien leur ôteradépenses de table, d'habillement, ete, | t-il l’an prochain? Si on veut enlever eto,, calcule le tout, fait l'addition, et | totalement ces allocations, qu'on lediss alors il sait quelle économie il peut | donc franchement; et alors ces instiespérer. tutions sauront ce que l'avenir leur mé- . S'il se contente de dire : #“ Je veux | nage, dépenser $1000 de moins cette année” ;| C’est $10,536.00, qu'on ôte d’un seul et qu’il garde le même nombre de servi-| coup à la charité publique. Qui auraient teurs, leur donne les mimés salaires, et | cru, il y a quelques années, que les relifait les mêmes dépenses de table, il| gieuses seraient les premières victimes est sûr d'arriver, à la fin de l’année au | des extravagances des conservateurs | même résultat que l’année ‘précédente Tout le système du trésorier tombe Prenez l’item de la législation comme | de lui-même; il ne peut subir l'examen æéxemple. Le chiffre proposé est de |le plus superficiel et il est inutile de s'y $145,482 ; or il était de .$200,420 en | arrêter davantage. 1876 ; de $1067,969 en 1877 ; de $185,.| On sait à quel résultat ont abouti tou- 719 en 1880 et de $202,100 en 1881. Je | tes les promesses d'économie de l'an derne purle pas de 1878 car il y eut, cette | nier. On a destitué quelques employés année-là deux sessions ; ni de 1879, car | et on en a repris d’autres, quand on ne }a session a duré près de quatre mois. |réprenait pas les mêmes; ceux qui Mais franchement ça me parait une ten- | étaient permanents sont devenns surnétative ridicule que de chercher à rame- | méraires et vice versa ; et à l'heure qu'il ner le coût des dépenses de législation | est vous avez plus d'employés que au-dessous de ce qu'il était il y ant ans, | jamais. sans faire un changement radical dans! On a voté l’an dernier $216,000 pour le système accepté depuis des années, | le service civil de l'exercice courant ; sans briser avéc les mauvaises tradi- |c'était le chiffre le plus haut depuis tions du passé. 1857 et on n’en a pas eu assez: on de- Pour le chapitre du gouvernement | mande encore $ 1.355. civil on demande $185,750, juste le| Et le trésorier qni veut nous prêcher chiffre dépensé en 1580, savoir $185,719, | l'économie est là depuis janvier, c'est-àalors que les ministres n’avaient que | dire qu’il contrôle les d°penses de six pre et les députés-ministres 2,000. | mois sur douze et il vient demander Ô goer ministre reçoit aujourd'hui | $317,719 pour finir l'année en sus de ce $5,00U et ses collègues $4,000 ; quant |que nous avions voté à la dernière aux députésministres ils ont $2,400, | session. Or comme aucune mesure n’est propo-| Ilavait une belle occasion de nous sée à l’eftet de changer ces conditions, | prouver qu'il était sincère; c'était Jen conclus qu’elles ne le seront pas. | d'arrêter les dépenses de suite. Mais Comment aiors, avec des salaires plus | surement, en permettant à ses collègues élevés qu’en 1880, et un plus grand nom- | d'aller au-delà de l'autorisation législa ‘bre d'employés, peut-on s‘rieusement | tive, pour un montant aussi élevé, il ne espérer un résultat plus favorable ? La |s'est pas mis dans une position .fava: chose me parait tellément ridicule qu’il | rable et propre à nous inspirer de la suflit de l'indiquer pour faire condam- | confiance. HR LL ner les prétentions du trésorier. Avouons le : c'est le système qui est l'ed'est le même de toutes lésautres| mauvais; et tant qu'il ne en pas économies, à part. celle relative, aux | changé, tant que notre, rouage de. goucharités ; Celle-ci est faite sur une base | vernement ne sera, pas simplifié, nous “visible, 20 pour cent sur lès allocations | ne ferons pas de progrès et n’arriverons ordinaires. Pour nos bellés institutions | toujours qu'au mième résultat. Les religieuses qui ont fait et font encore mêmes causes, agissant dans les mèmes

ciroanstances, prod mêmes effets. Comn les causes, 8l nous effets différents.

REHOHBRCHON

11 faut donc rec!

ces embarras fina ment avec tant gerait ni sage, n1 Pl cette cause pour n

L'honorable M. ] vendredi dernier, s'occuper de conn& qui avaient fait le :

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