‹ Discours sur le budget prononcéChapitre 11 sur 25 · LES BONS CHEMINS · texte numérisé non relu

LES BONS CHEMINS

L'état suivant indique ce qui a été dépensé jusqu'au 31 décembre 1918, en vertu de la loi des bons chemins de 1912, telle qu'amendée par les lois 5 George V, chapitre 3, et 7 George V, chapitre 9, pour travaux faits par les municipalités et dans la construction des chemins du gouvernement ; le montant reçu des emprunts faits en vertu de la dite loi, le montant avancé À même le revenu consolidé, le montant déterminé pou” “haque municipalité et la balance à payer quand les travaux au montant de leurs allocations auront été faits.

Paiements aux municipalités à date... $ 10,719,936 18 Paiements sur chemins du gouvernement à date... . 6,155,683 34

S 16,875,619 52 ÉFOE HE ES CODDTIDR 024 cremeum em anae neue ti S 5 850,803 32

TRS 11.024.814 20

Montant réparti aux municipalités à date $ 11,088,603 94 Montant payé là-dessus. . KT 10,719,936 IS

Balance à payer à mesure que les travaux progresseront.… $ 368,667 76

L'état ci-dessus démontre que les paiements aux municipalités et pour les chemins du gouvernement, en vertu de la loi des bons chemins, 1912, telle qu'amendée par la loi 5 George V, chapitre 3, et 7 George V, chapitre 9, s'élèvent à $16,875,619.52, ce qui laisse une balance de $2,748.- 515.43 sur les produits des emprunts permanents de S20 090,000.00 autorisés per la Législature.

Ce qui précède, M. l'Orateui , est l'exposé de l'état financier de la province pour l'année finissant le 30 juin dernier, et comme administrateurs, ayant pu avec votre aide et coopération atteindre un tel résultat, nous nous flattons de croire qu'il fait honneur à la provinee et à sa population. Car il démontre que, bien que la province ait traversé une période de quatre années de guerre, ses finances reposent sur des bases solides, et elle et à même d'aborder les grands problèmes qui se présentent.

L'un de ces problèmes qui occupent actuellement d'une manière si sérieuse l'attention du monde entier, est celui de la reconstruction, au sujet duquel plusieurs théories ont déjà été avancées et sur lequel on a déjà beaucoup écrit: mais de commun accord tous semblent comprendre que tout système de reconstruction doit êcre basé sur des principes de généreuse philanthropie et d'humanité, afin de pouvoir bénéficier au genre humain tout enter.

Je ne suis pas de ceux qui <'imaginent que la reconstruction consiste à dépenser de larges somines d'argent, comme à la voiée, dans toute la province, sans rime n° raison, simplement pour dépenser et sous le prétexte de donner de l'emploi Dépensez tout ce que vous pourrez, dans les justes l'mites de vos moyens, dans des travaux et pour des choses qui produiront, qui seront par eux-mêmes une valeur et nous rendront quelque chose en retour Toute autre manière de dépenser n'est que gaspillage et extravagance et ne sauran être justifié. Cela ne contribuera pas à la restauration du pays, mais réagira plutôt contre ceux qui feront cette dépense, ne sera d'aucun avantage pour ceux que l'on sera cencé secourir, parce qu'enfin de compte, ce sont ceux-là qui en supporteront les frais. En un mot. je crois que cette reconstruction doit se faire suivant les principes d'une saine économie commerciale: c'est le seul genre de reconstruction dont les avantages pourront être durables, pour la province et le pays tout entier.

Dépenser de l'argent pour l'éducation, l'agriculture, la colonisation et la construction des bons chemins, c'est, à mon avis, de la vraie restauration. Le gouvernement actue a fait en ce sens tout ce qu'il lui a été possible de faire, depuis des années, comme en témoignent les comptes publies, et pour votre information, permettez-moi de vous citer les vhiffres suivants:

1897-98 1905-06 1917-18 Education. ........ $434,260 00 $534,460 IS S1,581,454 80 Agriculture. ....... 193,226 97 21,060 00 724,244 64 VOITe e 4,000 00 8,000 00 1,733,770 30

“'olonisation....... 110,250 00 140,500 00 337,261 11

IS

Ce qui fait un total de dépenses, pour les quatre grands services publies sus-mentionnés, de S741,736.97, en IN97-ISOS: de SS93.560.1S en 1905-06: et M4,376,730,85 en l'année 1917-IS, et l'on se propose de dépenser encore davantage l'année prochaine, & toutefois nous avons l'argent dispon ble, NI nous pouvons continuer cette œuvre, nous ferons beaucoup pour la restauration de notre province et la poursuite de son progrès,

Je ne crois pas qu'il v ait jamais meilleur placement à faire pour un pays que de consacrer des capitaux à l'éducation de ses jeunes enfants, afin qu'ils puissent faive face à l'avenir, ét personne dans « te province n'a acquis plus de mérite que le premier ministre dans son œuvre en faveur de l'éducation. Il a droit à nos éloges, pour avoir considérablement augmenté les octrois scolaires depuis qu'il est devenu premier ministre en 1905, et je suis convaineu que S'il avait pu faire davantage, il S'v serait prété de bonne grâce,

Jai foi dans l'éducation, mai lon me permettra de profite: de cette occasion pour dire à ceux qui demandent encore plus d'argent au bénéfice de l'éducation, suns se deman er où nous devons nous procurer ces fonds, et qui en même temps S'op] ‘ à toute nouvelle forme de taxation à cette fin, qu'ils préchent une thcone financière défectueuse et une mauvaise administration.

I y a plusieurs modes de reconstruction que je pourrais étudier si j'en avais le temps, mais les trois modes les plus importants pour notre province sont à mon avis les suivants:

Premièreme,..: Coopération entre le capital et le travail:

Deuxièmement: Bonne entente entre le manufacturier et le cultivateur:

Troisièmement: L'union des divers éléments qui concourent à l'édifi- ‘ation de ce grand pays.

Le capital doit reconnaitre que le travail a des droits et qu'il entend bien les faire valoir. Je ne saurais trop insister sur ce point. Toutefois, le travail ne doit pas oublier que le capital a aussi ses droits, qu'il lui est légitime de compter sur une juste rémunération du risque qu'il encourt dans ses placements. Le travail ne “aurait trouver à s'emplover sans le capital, pas plus que le capital à fructifier sans le travail. Et de même, le capitaliste et le travailleur doivent <e rappeler que les cultivateurs ont aussi des droits qu'il faut respecter.

Le manufacturier ne peut pas se passer de l'ouvrier, pas plus que celui-ci ne peut se passer du manufacturier, et ni l'un ni l'autre ne saurait vivre sans le cultivateur qui cor somme les produits du manufacturier et produit à son tour ce que l'ouvrier consomme,

Le capitaliste, le manufacturier, l'ouvrier et le cultivateur doivent, chacun d'eux, envisager: les choses au point de vue des trois autres et à cette fin, ils doivent s'unir, coopérer les uns avec les autres, se rencontrer. discuter, se faire des concessions, et S'ils en agissent ainsi honnêtement, avec largeur d'esprit, en s'efforçant d'être justes les uns pour les autres, ils réussiront. Toute difficulté trouve sa solution, chez des gens à esprit droit, aux intentions honnêtes. Il y à toujours ux ierrain où l'on peut se rencontrer, et si l'on peut en arriver à une solution, quel progrès feronsnous, quel avantage considé able et durable en résu tera-t-il pour notre pays” Ne serait-ce pas là de la vraie reconstruetion permanente ?

\ ceux qui diront que cela est impossible, je rappellera qu'il 4 4 actuellement une grande conférence de la paix siégeant à Paris A mon avis, ele est appelée à solutionner des problèmes beaucoup plus complexes et beaucoup plus difficiles: mais on nous dit qu'elle V rÉUSSIFE, Qu'on Va formé une ligue des nations qui doit nous assurer le règne pe manent de la paix. Espérons qu'on nous donnera non-seulement la paix perpétuelle, mais que de cette conférence surgira une nouvelle conception des choses terrestres, Qui nous inspirera à tous et à chacun de nous un désir plus grand d'améliorer nos movens d'existence en ce monde,

\ ceux qui nous disent qu'il est ünpossible de rallier Les divers éléments appelés à l'édification de ee pays. je me permettrai de signaler le fait que, dans cette conférence, où doivent se décider les questions graves et come plexes dont j'ai parlé, se trouvent des hommes de toute nationalité, de toute croyance: des hommes en vue et <incères animés des mémes <en timents, sachant ce que signifient les mots de justiee et d'équité, et représentant les différentes nationalités auxquelles ils appartiennent: des hommes sur lesquels convergent les regards du monde entier, attendant. comme résultat de leurs délibérations, une paix durable, une nouvelle ère, une nouvelle démocratie, un nouveau monde. Supposez-vous qu'ils en sont ? se quereller sur une question de race où de religion ? Non, ils regarderaient avee mépris celui qui voudrait la susciter.

Ne pourrions-nous pas ici, au Canada, quoique de races et de nationnlités différentes, profiter de la leçon qui se dégage de cette conférence, suivre l'exemple de ceux qui en font partie, rompre avec toute prévention. au point de 4e de la race ou de la religion, tous ces misérables préjugés, et tourner tous ensemble les Yeux vers des horizons plus grands, chacun de nous accordant crédit et confiance en l'honnêteté de son co!.citoven, en son intégrité et sa bonne foi, et n ayant en vue qu'un objet, qu'un désir, qu'une pensée, l'avenir et la plus grande prospérité de notre pays. Accomplissons cela, et ce sera de la vraie reconstruction.

S'il doit y avoir une ligue des nations, de différentes nationalités et différentes croyances; S'il doit x avoir un empire britannique, compo-t des différents Dominions, habité par des gens de toutes nationalités et de toutes religions, assurément, iei dans ce Canada, que l'on a souvent décrit comm: le plus beau fleuron de la Couronne Britannique, il peut y avoir une ligue des provinces, bien qu'elles soient habitées par des gens de nationalités différentes et de religions différentes. Si nous pouvions en venir là, ne serait-ce pas de la vraie reconstruction ?

J'en appelle à tous les homines de ma nationalité, descendant de la grande famille brifannique, et je leur demande de <e rappeler dans quel esprit le peuple britannique a bien voulu accepter un Foch comme chef de leurs armées! J'en appelle à tous les hommes de chague nationalité, indépendamment de toute croyance ou foi religieuse, st je leur demande de ne pas oublier que c'est l'unité existant entre toutes les nationalités et toutes les croyances, réunies sous Je commandement de Foch, qui a conduit nos armes à la glorieuse victoire. Ainsi done, unissons-nous du nord au sud, de l'est à l'ouest de notre grand pays, afin de pouvoir édifier, nonseulement un plus grand Québec et un plus grand Canada, mais un peuple plus heureux, plus prospère et plus content de sa destinée,

Maintenant, je propose que M. l’Orateur quitte le fauteuil et que la Cnambre siège en comité des subsides.

ETAT No. 1

Les prévisions du revenu et des déienses pour l'année fiscale finissant le 30 juin 1918 étaient :

PNR CR RRIRRS, TR ne a Re $ 9,560,164 00 Dépenses ordinaires et extraordinaires... 9,497,212 60 SUFRIRS PROD: : 2 de 2 a PR ne Jar e $ 62,951 40

Les résultats réels des opérations de l'année terminée le 30 juin dernier ont été comme suit :

Revenu ordinaire. ........... NE TR $ 13,806 390 97 Dépense ordinaire... RE ete Car 11,423,497 73 A PO EE RE EL S 2,382,893 24

Edifices de la législature et des départements, achèvement de l'usine dynam'que et du

DÉSAUTA TO RE Rae 107,059 60 Nouvelle bibliothèque et dépendances, cons-

(TUCHODE RE Pie 34,200 36 Achat de la propriété Berthelot, Quartier

PLAN A RE be 36,075 00 Achat de propriété rues Notre-Dame, St-

Gabriel et St-Jacques, Montréal... 39,000 00 Achat de propriété, rue Ste-Julie, Québec. 32,000 00

Par conséquent, le surplus réel du revenu ordinaire sur les dépenses ordinaires -+ extraordinaires était... $ 2,134,558 28

patriotique canadien, autorisée durant la session LE OR ES EC er ON CE 2 625,000 00

Le surplus du revenu ordinaire sur les dépenses ordinaires et extraordinaires et le montant payé à compte de la souscription au fonds patriotique canadien, a été de... 1,509,558 28

Revenu ordinaire... 5 50 und onu ot ... .3..0,900,164 00 Dépenses ordinaires et extraordinaires... 9,497,212 60

DM DOIS DONNE 4 Ras NA ee LE $ 62,951 40

Les prévisions du revenu ordinaire étaient de... .$ Le revenu ordinaire a été effectivement de... $

Excédent sur les prévisions...

Les prévisions des dépenses ordinaires et extraordinaires étaient de TS Te OS Les dépenses ordinaires et extraordinaires ont été en réalité der:

Excédent sur les prévisions... ENT S

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ETAT No. 2

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