I. En i53o
a. Mussartj probablement pour musard, qui muse, qui cherche à traîner les choses en longueur* 3. Délayé, différé.
SUR LES DUELS ai3
fort picquants; mais le roj leur en fit deffease, et les accorda.
Nous avons de frais aussj les appels de M. d'Espernon et . de monsieur le mareschal d'Ornano» de M. de Guyse et de M. d'Espernon, de M. de Genville et de monsieur le. Grand. A quoy nostre roy, tres-advisé, sceut très-bien pourveoir, et empescher de venir plus avant. Il n'est pas besoing . que le sang de ces grands soit à si bon marché pour querelles particulières, comme de nous autres» petits compaignon$* Il y va grandement de Tinterest public, car les grands y . sont fort nécessaires.
Or, il y a un poinct en nostre France, observé jadis estroictement, que,parmyles chapitres' de l'Ordre du roy, les chevalliers dudict Ordre ne peuvent envoyer ny accepter cartel ny combat de l'un contre l'autre sans congé de leur supérieur, qui est le roy, ainsy que le sceut bien remonstrer feu M. de Langeay à César Fregouse, sur un desfy qu'il avoit envoyé à Gaguin ^ de Gonzague pour se battre contre luy, tous deux chevalliers de l'Ordre ; mais César s'excusa, disant n'avoir veu jamais lesdicts chapitres de l'Ordre. Ledict Gaguin s'excusoît de son costé aussy, que, puisque César luy avoit envoyé le cartel de combat, il ne pouvoit moins faire que de l'accepter comme il avoit faict.
Les chevalliers de l'Ordre avoient aussy ce privilège, qu'ils estoient exempts de se battre contre un qui ne l'estoit