I. Chapitres, statuts
a. C'est Cagnin (et non Gaguin) Gonzague.
poînct ; et c'est ce qu'allégua le seigneur Ludovic de Bira* gue, brave et vaillant capitaine, et qui a bien servy la France, contre Scipion Vimerquat, fils de Francisque Bernardin Vimerquat, tant renommé en nos guerres de Piedmont, comme le fils Ta esté aussy, et en celles de France, pour estre gentil cbevau-leger, sur un desfy que ledict Scipion luy envoya pour quelques parolles fascheuses et outrageuses entre eux passées, parmy lesquelles estoit compris M. d'Amville, et ce du temps du roy François II et le roy Charles dernier venant à sa couronne, mettant en avant qu'il estoit chevallier de l'Ordre, et qu'il luy estoit deffendu de se combattre par les loix de son Ordre, et pour d'autres raisons aussy; ce que sceut très-bien débattre ledict Scipion par un petit traité et manifeste qu'il fît, que j'ay veu, aussy bien fait et composé qu'il est possible pour un homme de guerre.
Or, pour contrequarre ' à ces cavalliers cerimonieux et sî grands observateurs de leurs privilèges et loix, qui certes sont abstraincts^ par elles aux combats contre autres qui ne le sont point, il leur faut proposer force exemples de plusieurs qui ont voulu arracher l'Ordre du col et l'ont suspendu, et se sont demis de leurs grades et dignités jusques au temps qu'ils eussent combattu. Nous en avons veu un exemple très-beau de feu M. de Guyse, Claude de Lorraine, lequel se voulut desmettre de toutes ses grades, dignités et nobles qualités de prince, pour combattre mon-