falt'maillc ou pàrmaille, jeu de mail
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faict essaj debvant eux, comme Ton fait debvant les roys et princes. (Quel essaj !) Venansdoncques aux mains, pour abréger mon conte, Mahiot amassa du sable dont le camp estoit semé, et en jetta aux jeux et visage de Jacotin, et, en mesme instant, luy donna encor un vilain coup de son baston sur le front, dont il en fit playe et sang; mais Jacotin, qui estoit plus puissant que l'autre, poursuivit si bravement sa battaille qu'il abbat Mahiot par terre, bouche contre bas; et aussy tost luy sauta sus et luy creva les yeux, et puis luy donna un si grand coup de son baston qu'il l'assomma et le mit soudain hors de la lice (il use de ce mot pour dire hors du camp], et puis fut' condamné par les juges à estre mené au gibet, et là pendu. Ainsy fut ce combat, qu'on verra plus au long escrit dans les Me« moires dudict messire Ollivier.
Nous lisons dans les Annales de France* que, du temps du roy Charles VI, le seigneur de Carrouges, par arrest de la cour de parlement de Paris, à faute de preuves du crime, combattit en camp clos un gentilhomme nommé Le Gris, pour l'honneur de sa femme , que ledict Le Gris avoit forcée en son absence, luy estant allé outre-mer en Terre-Saincte. La dame estant venue à l'espectacle du combat dans un chariot, le roy l'en fit descendre, l'en jugeant indigne, puisqu'elle estoit criminelle (grande pitié pourtant!) jusqu'à la preuve de son innocence, et la fit monter sur un eschaffaut, attendant la miséricorde de Dieu et la faveur des armes, qui luy furent, et à l'un et à l'autre.