y eut de cette maison
diable, en le laissant courre et aller. Luy, victorieux, s'en retourna, en disant qu'il avoit bien tué son ennemy et bien faict fujr son palefrenier. Dieu le voulut ainsy, car la supercherie estoit trop grande. Ce Fredaigues a esté despuis tué, avecques le comte de La Roche-Foucaud, à la charge de Sainct-Yriers en Limosin '.
Monsieur le viscomte de Turaine, brave et vaillant seigneur, ayant esté appelle par M. de Duras de la part de son frère, M. de Rozan, brave et vaillant aussy, y estant allé fort librement, se plaignit fort d'une grande supercherie qui luy fut faicte estant au combat : car d'une embuscade sortirent cinq ou six, qui le chargèrent et luy donnèrent dix ou douze coups d'espée (ceux-là n'estoient pas bons tueurs, ny si bons que le baron de Vitaux, duquel je parleray tantost), et le laissèrent en la place pour mort, dont despuis il voulut avoir la revanche sur M. de Duras : car il fit entreprise sur luy de le tuer dans sa maison^ et le traiter en supercherie comme il disoit en avoir receu de luy ; et, de faict, elle estoit exécutée, sans un grand cerf qui estoit dans le fossé, et lors en rut, qui chargea si furieusement ceux qui estoient descendus qu'ils donnèrent Tallarme et s'en allèrent, ayant mis en vain leur desseing. Ledict M. de Duras en faisoit toutes ses excuses, et )uroit n'y avoir eu aucune supercherie, et qu'il n'estoit possible que six hommes n'eussent tué un. Aussy M. de Duras n'eust eu garde d'en estre de consente^, pour estre sei-