‹ Discours sur les duels de BrantômeChapitre 54 sur 143 · En · texte numérisé non relu

En

>. Comtntt, contentement.

gneur d'honneur et de valeur, et fust mort plustost. Si d'autres s'en meslerent, il n^en pouvoit mais; je l'en ay veu fort s'excuser.

£n ces combats et appels, comme je tiens des grands, faut bien adviser et peser quand on va ainsy seul sur la foy d'un gentilhomme, et considérer bien les personnes qui appellent : à sçavoir si elles sont de qualité, d'*honneur, de foy, de parolles, de vaillances, et pour telles esprouvées, et en cela prendre Tinstruction de M. de Rosne, gentilhomme lorrain, et qualifié, tant aux guerres de France, de Flandres avecques Monsieur, que de la ligue avecques MM. de Guyse et les Espaignols; lequel, ayant une question' contre M. de Fargy (le jeune Rambouillet), et ayant esté appelle par un gentilhomme que je sçay (je ne le nommeray point), et estant asseuré par luy qu'il vinst au lieu là où Tattendoit Fargy, sur sa foy et sur sa parolle, Rosne luy fit response qu'il y falloit adviser, et que mal volontiers consigneroit-il sa vie sur sa foy et parolle, qu'il ne luy voudroit pas prester vingt escus sur sa mesme foy et parolle. En ces choses l'on y doibt bien adviser, mais que le tout se fasse l'honneur sauve, et que le monde n'ayt à présumer que c'est pour fuyr la lutte et le combat.

Un de ces ans, fut appelle et desfié le baron de Vitaux par Millaud à se battre encontre luy à une lieue de Paris, en beaux champs. Ne faut point demander s'il faillit à s'y trouver : car il estoit un des courageux gentilshommes qu'on

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