‹ Discours sur les duels de BrantômeChapitre 82 sur 143 · I. Argouzil, alguazil. Nous en avons fait argousin · texte numérisé non relu

I. Argouzil, alguazil. Nous en avons fait argousin

deux cens gentilshommes, il le trouva mauvais, disant que c'estoit trop faire le grand et du prince. Je sçay bien qu'il m'en tança, et ce qu'il m'en dit; d'autant que, parmy ceste grande trouppe, il n'y avoit que MM. de Grillon, de Neufvye et moy qui fussent au roy; les autres estoient à M. d'Alençon et autres princes; d'autres qu'à eux-mesmes. Je me suis perdu parmy ceste brîefve disgression ; mais elle n'est point dommageable ; et possible que je l'eusse oubliée, ou ne fust venue ailleurs à propos.

Or, il y a aucuns catholiques et plusieurs relligieux qui non-seulement ont desapprouvé les combats à outrance solemnels, mais ces combats et appels à la mazza. Jusques-là que j'ay veu un livre fait contre nostre feu roj Henry III, par lequel l'autheur le taxe d'avoir esté introducteur premier de ces appels, et les avoir librement permis en sa cour et son royaume ; mesme le garde des sceaux, aux estats de Blois ', détesta ces duels, disant que le seul nom en estoit en horreur aux chrestiens, alléguant une raison de pardonner à ceux qui offensent. C'estoit^ bien rencontré de picques^; et luy falloit là dessus donner vinum ft species 3, et qu'il beust un bon coup pour un si bon mot : car ou du tout il faut abollir le poinct d'honneur des hommes et des femmes. Cela est bon à des relligieux et hermites; et me permettra, s'il luy plaist,

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