‹ Discours sur les duels de BrantômeChapitre 93 sur 143 · Ce Cicéron était frère, et non père de l'orateur · texte numérisé non relu

Ce Cicéron était frère, et non père de l'orateur

tu, Varennus? Quelle plus belle occasion attends-tu de faire preuve de ta vertu ? Ce jour icv décidera de nos différends. B Ce disant, se jette hors de la tranchée, et là où estoit la plus grosse foule d'ennemjs se va jetter dedans à corps perdu. Varennus ne faict non plus que lujr du rétif, mais le suivit aussj tost, craignant l'estime qu'on en auroit. Ils se meslerent', et firent si vaillamment et se secoururent l'un et Tautre si bien que, nonobstant qu'ils ne s'ajrmassent guieres tons deui, après avoir mis plusieurs par terre, se retirèrent sains et sauves dans les remparts avec une trèsgrande louange. Ainsj la fortune, en tel estrif ^ et contention, les tourna et vira Tun et l'autre, en sorte qu'un chascun d'eux secourut et délivra son adversaire, sans qu'on pust discerner lequel de prouesse et vaillance debvoit estre l'on à l'autre préféré.

Yoylà lesmesmes parollesde Oesar : en quoj me semble qu'il demeure un peu court, pour n'avoir escrit s'ils continuèrent doresnavant plus leurs hajnes et contentions, ou s'ils demeurèrent amjs.

Il arriva an pareil trait entre deux jeunes seigneurs, l'un le seigneur de Candalle, et l'autre le seigneur de La Chastaigneraje l'ainsné, mon oncle, au voyage de M. de Lautreq vers le royaume de Naples. Ils vinrent avoir querelle ensemble, et leur gênerai ne les put pour le coup accorder. Advint que l'assaut de Pavie se donne, où tous deux y allèrent bravement, car ils estoient tres-braves et vaillans :

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