‹ Discours sur les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 12 sur 48 · LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA PROVINCE · texte numérisé non relu

LA SITUATION FINANCIÈRE DE LA PROVINCE

La vérité au sujet de notre situation finançière comme province est donc que les opérations de l'exercice en cours, 1882-83, se solderont par

euple n'aime e parfois on a

the, l'année | parlait, en d'Etat, Il ael 1l paraît ar s'élever à vrai patrio.

après avoir te Chambre, l'honorable salaire des orisation du

qui repré- “hambre est morable du ime homme.

jui, à la derugmentation pose aujour ugmentation itionnels des nte, et qu’il pas craindre attention de province sur able chef de on dont il se explique pas, Je suis cone député de t soufflet en icer contre le

province est solderont par

QT ON

un découvert très peu considérable, et cûlles de l'exercice prochain, 1883-84, par un léger excédent, Comme pour ces deux exercices, surtout pour le second, 1l faut s'en rapporter aux prévisions budgétaires basées sur l'expérience des années passées, principalement sur les résul: tats de l'exercice de 1881-82, il est possible qu'il y aura quelques varia. tions lorsqu'il s'agira de balancer les comptes des deux années. Les dépenses du service ordinaire de l'année 1883-84 sont évaluées à $2,:51,127,31, les recettes à $2,954,612,12, faisant ressortir un excé: dent de $3,484.81. Cela prouve qu'après les anxiétés des dernières années, nous sommes parvenus, grâce à la politique habile, ferme, progressive, prudente et économique du gouvernement actuel et de celui qui l’a immédiatement précédé, à obtenir un budget en équilibre. Nous avons raison d'espérer être arrivés à la fin de l'ère des déficits, et de commencer une époque de solide prospérité financière, après avoir imprimé un aussi puissant mouvement au progrès matériel de la province.

La dette réelle de la province, notre passif, déduction faite de la balance non payée du prix de vente du chemin de fer du Noïd, est de $10,990, 192.30 ; onze millions de piastres en chiffres ronds. La dette consolidée comprend la plus grande partie de ce montant, ct la dette flottante la balance. Cette Chambre a autorisé, l'année dernière, un emprunt provincial pour consolider cette dette flottante. C'était une bonne mesure, une sage politique. L’emprunt est autorisé au montant de trois millions de piastres, somme que l’on calculait, à la dernière session, devoir couvrir toute la dette flottante. Subséquernment à l’autorisation de cet emprunt de trois millions, cette Chambre a patrio. tiquement décidé d'augmenter de $250,000 la subvention en faveur du chemin de fer du lac St. Jean. Les sommes dues pour la construction du chemin de fer du nord par le gouvernement, y compris le montant des sentences arbitrales en faveur des entrepreneurs, sont de quelques centaines de mille piastres plus élevées que l'évaluation qui en était faite À la session dernière. De sorte que la dette flottante à être convertie en dette consolidée par l'emprunt de trois nullions, est d'autant plus const dérable. Rien d'étonnant donc que l'honorable trésoner demande à cette Chambre l'autorisation de porter cet emprunt à trois millions et demi, en y ajoutant les $500,000 nécessaires pour consolider toute la detce flottante. Aussi est-ce avec beaucoup de surprise que je vois l’honvrable chef de l’opnosition nous proposer de censurer le gouver: nement parce qu'il nous informe qu’il nous demandera de l’autoriser à

des snemenereguenerremrenmme

recourir à l'emprunt, au montant d’un demi million additionnel, afin de débarrasser les opérations annuelles du trésor provincial des inconvénients de la dette flottante. Maïs si cette dette flottante est de $500,000 plus considérable qu’on la calculait l’année dernière, l’honorable chef de l'opposition en est pour le moins aussi responsable que nous et que le gouvernement. La moitié de cette différence d’un demi million est causée par la subvention additionnelle de $250,000 en faveur du chemin de fer du lac St. Jean. Lorsque cette subvention additionnelle a été proposée, l'année dernière, personne, que je sache, ne s’y est opposé. L’honorable député de St. Hyacinthe n'a pas élevé la voix pour dire que la province n’avait pas le moyen de payer ces deux cent cinquante mille piastres. ‘Tout con.me nous, ila pris la responsabilité de cette augmentation de la subvention provinciale en faveur d’une entreprise vraiment nationale. S'il trouvait de si bonne politique, il n’y a pas encore un an, de subventionner davantage le chemin de fer du lac St. Jean, pourquoi donc propose-t-l aujourd’hui de censurer le ministère parce qu'il demance à la Chambre de l’autoriser à emprunter l'argent qu’elle lui a ordonné de payer à la compagnie qui construit cette grande voie de communication qui va ouvrir des millions d’acres de terre fertile à la colonisation ? I/amendement de l'honorable chet de l'opposition contient ainsi une seconde inconséquence, une autre odieuse contradiction comme celle dent j'ai déjà parlé, C’en est sans doute assez pour que cette Chambre le rejette en disant formellement à son auteur qu'il a bien toit de la supposer capable, comme lui-même, de se déjuger, sur deux points importants de la politique provinciale, en moins de dix mois d’intervaile.

Je résume comuue suit la situation financière de la provirce :

Passif réel de onze millions de piastres.

Budget de recettes variant de deux miliions neuf cent mille à trois millions de piastres.

Budget des dépenses variant aussi Ge Geux millions neuf cent mille à

trois millions de piastres.

Par conséquent, nous avons un budget que reus j'ouvons réellement considérer en équilibre.

L'ŒUVRE DU PARTI CONSERVATEUR DANS LA\ PROVINCE DEPUIS 1867. Pour juger sainement, raisonnablement, avec intelligence, la situation financière d’un pays, il ne faut pas s’en terir qu'à l'étude pure ct simple des chiftres qui, bien qu'ils toient d'une le £ique irexorable, peuvent sou

ent

ton »ple sou

vent induire en erreur celui qui ne peut pas, ou qui ne veut pas, les bien comprendre. Ces chiffres, il faut les interroger, leur demander jeur véritable signification, chercher à connaitre le langage qu'il nous adresse, langage vraiment éloquent dans le cas de l’histoire financière de notre province depuis l'établissement du régime fédéral. Dans la prenuère partie de mes remarques, j'ai donné les résultats des opérations financières de notre trésor provincial pendant les quinze exercices depuis 1867. je vais maintenant porter mon attention sur les travaux exécutés, sur la grande œuvre de progrès accomplie pendant cette période d’avancement national sous tous les rapports.

Page 1