‹ Discours sur les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 23 sur 48 · L'AIR LA · texte numérisé non relu

L'AIR LA

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la Chambre des communes, a présidé les délibérations de cette Chambre pendant les deux premières législatures de cette province, pendant huit ans. ‘Tous ceux qui ont siégé dans cette enceinte, pendant ces années, se rappellent avec quelle dignité, avec quelle. impartiahté et avec quellé habileté il a rempli les hautes et difficiles fonctions auxquelles il avait été deux fois appelé par la confiance et le vote unanime de ses collègues.

Il s’est préparé dans cette enceinte à accomplir avec le plus grand succès les mêmes devoirs sur un theätre plus grand, celui de la Chambre des communes, qu’il a présidée pendant le dernier parlement du Canada, avec autant d'honneur pour ses compatriotes que pour lui-même, fe suis heureux de rappeler son souvenir à cette Chambre, et je suis certain d’être l’écho fidèle de l'opinion unanime de mes honorables collègues en disant que l’honorable M. Blanchet, mon ami personnel, mon ami intime, doit être compté au nombre de nos hommes politiques qui ont le plus honoré, par les qualités de l'intelligence et du cœur, la vie: publique au Canada.

Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’est sous la présidence de l'honorable M. Blanchet que cette question de l'augmentation des saiaires des officiers de l’Assemblée législative a été résolue. L'honorable député de Lotbinière ne l’a pas oublié Autant que je me rappelle, à l'instant, ce fait qui date d’au moins une douzaine d’années, on croyait généralement qu’il était juste et opportun d'accorder un traitement additionnel aux officiers de cette Chambre. L'opposition ne désapprouva pas ce qui avait été fait en faveur d'employés assuré ment très habiles à accomplir les difficiles devoirs de leurs charges. L'honorable chef de l'opposition (M. Joly) ne voulut pas s'opposer À un acte auquel la Chambre acquiescait avec beaucoup de plaisir. L'honorable député de Lotbinière, avec son cœur généreux, avait compris qu'il aurait été injuste de refuser à de bons et fidèles employés une remunération additionnelle lorsque le prix de la vie augmentait considérablement par le progrès qui s'opérait dans toutes les branches du travail. 11 n'hésitait pas à prendre sa part d’une responsabilité qui faisait honneur à ceux qui avaient le courage de vouloir la porter, Ces augmentations, autorisées, 1l y a plus de douze ans, du consentement je dirai unanime de tout le monde, ont nécessairement ajouté depuis au montant des dépenses de ce chapitre du service public, et l'honorable chef de l’opposition a mauvaise grîce d'en faire aujourdhui un reproche au parti conservateur en comparant Îles frais de la législation. et du gouvernement civil en 1881-82 avec ceux de 1868-60,

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