‹ Discours sur les rapports entre la science et la religion révéléeChapitre 4 sur 21 · PRÉFACE DE L'AUTEUR. XU · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'AUTEUR. XU

diffiérent de celui auquel s'adressent la plupart des conférences,

La seconde cause de changement est peuMtre plu* pUiwUM*. Ma longue résidence à l'étranger m'avait privé des moyens d* consulter plusieurs ouvrages traitant des sujets de ces discours; au point que, relativement aux livres anglais, je pourrais dire avec le poète ;

Quod $1 scriptarum non magna est copia apud me Hoc fit quod Romae \Wimus, illa domus *.

Or , la lecture de ces livres fut cause de quelques modifications dans les opinions que j'avais antérieurement adoptées; mais même quand un ouvrage a paru depuis que les discours ont été prononcés, j'ai cru convenable d'en faire mention plutôt que de l'omettre , par crainte d'être accusé d'avoir commis un anachronisme. . En général, je sens que je n'ai eu ni le loisir ni l'occasion de les améliorer autant qu'ils auraient pu Y être f §t que beaucoup d'autres ouvrages seraient pu être lus ou consultés par moi avec un grand avantage.

Doni, la forme dans laquelle mon humble production partit devant le public est celle d'une troisième modification ; et s'il est vrftjt comme on le dit , que les secondes pensées ne sont pas les meilleu-

2 Catullus ad Manlium, 33

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res , mais bien les troisièmes qui corrigeât les secondes , et les ramènent en partie aux impressions plus vives et plus naturelles que manifestaient les premières , je pourrai présenter ce récit succinct de ce que j'ai fait plutôt comme une recommandation que comme une excuse.

Mais je puis dire dans la sincérité de mon âme que le regard d'aucun lecteur , tout pénétrant qu'il soit, n'apercevra pas mieux que le mien les imperfections de mon ouvrage. Les sujets dont il traite sont variés, et ont été plutôt une diversion à des recherches d'une nature plus sévère que des objets d'une étude expresse. Je dois naturellement m'attendre que ses nombreuses fautes seront remarquées et peut-être sévèrement critiquées. Cependant j'aurai toujours le sentiment que la cause que je plaide peut bien étendre un peu de sa protection sur le moins digne de ses avocats, et me concilier la bienveillance de ceux qui l'aiment et la révèrent. Réussir en son nom serait certainement glorieux; mais la tentative dont les efforts dans ce cas n'ont pas été sans travail, ne peut pas être dépouillée de tout mérite; et j'accueillerai avec joie l'augure tiré par le lecteur indulgent , si , après avoir vu ce simple exposé, il m'adresse les mots du poète : « Grande est la cause , et grand est le but. Trois fois heureux si le succès appelle la récompense ! mais l'intention et la tentative méritent aussi d'être honorées ». »

* Euiïpid. Rhes. , act. I, v. 19a.

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