‹ Discours sur les révolutions de la surface du globe avec des notes et un appendice, d'aprés les travaux récents de MM. Humboldt, Flourens, Lyell, Lindley, etcChapitre 17 sur 22 · Murex contabulatus, Lam.; vue du côté de l'ouverture · texte numérisé non relu

Murex contabulatus, Lam.; vue du côté de l'ouverture

NoTE 12 ( Page 185).

M. de Humboldt (Cosmos, t. I, p. 283 et suiv.) a distribué plus récemment les roches en quatre classes fondamentales.

PREMIÈRE CLASSE : Roches d’éruplion ou endogènes.

Granit, syénite, porphyre, diorite, euphotide, serpentine , mélaphyre , basalte.

DEUXIÈME CLASSE : Roches de sédiment ou exogènes.

Schiste argileux, houille, zechstein, calcaire coquillier, craie, travertin , bancs d’infusoires.

TROISIÈME CLASSE : Roches transformées ou métaphoriques.

Gneiss, micaschiste, macigno, calcaire bélemnitique, cal-

caire saccharoïde, marbre, dolomie, quartz, fer spéculaire, etc. ..

QUATRIÈME CLASSE: Conglomérat.

Débris des trois roches précédentes.

Ces quatre classes de roches se produisent encore aujourd'hui sous nos yeux , quoique sur une échelle infiniment petite, par l’épanchement de masses volcaniques en coulées étroites , par l’action de ces masses sur des roches anciennes, par la séparation mécanique ou chimique de matières suspendues ou dissoutes dans des eaux chargées d’acide carbonique, enfin, par la cimentation des détritus de roches de toute nature. Pendant la période chaotique du monde primitif, sous des conditions de chaleur et de pression tout différentes , l’activité de notre globe s’était développée avec plus d'énergie. Aujourd’hui les énormes fractures de l’écorce terrestre ont disparu ; les failles béantes des couches superficielles , déjà consolidées , ont été comblées par les chaînes de montagnes que les forces souterraines ont soulevées et poussées au dehors , ou par des roches d’éruption (le granit, le porphyre, le basalte, le mélaphyre). A peine s’il est resté sur une étendue telle que l'Europe quatre ouvertures, quatre vol-

cans par où les matières ignées puissent faire éruption. Ce qui est vrai pour la période ignée s’applique aussi à l’époque des terrains de sédiment. Les couches de travertin qui se déposent journellement à Rome, comme à Hobart-Town, en Australie, nous retracent l'image, mais une image bien affaiblie , de la formation des terrains fossilifères.

Les roches d’éruption sont sorties de l’intérieur de la terre, soit volcaniquement , c'est-à-dire à l’état de fusion, soit plutoniquement, soit à l’état de ramollissement plus ou moins marqué.

Les roches de sédiment ont été précipitées ou déposées du sein d’un milieu liquide où elles étaient primitivement dissoutes ou tenues en suspension. Telle est la plus grande partie des terrains secondaires et tertiaires.

Les roches métaphoriques ont été altérées, dans leur texture et leur stratification, soit par le contact ou la proximite d’une roche d’éruption volcanique ou plutonique. soit par l'action des vapeurs et des sublimations qui accompagnent la sortie de certaines masses à l’état de fusion ignée.

Les conglomérats sont les grès à grains fins ou grossiers , (brèches ). Ces roches détritiques rappellent l’acte de cémentation qui a consolidé, par l’intermédiaire de l’oxyde de fer ou de matières caleaires et argileuses, des amas de fragments arrondis ou à vives arêtes.

Au premier coup d'œil que l’on jette sur la distribution géographique des roches , et sur l'étendue que chacune d'elles occupe dans les parties accessibles de l'écorce du globe, on reconnaît que la substance la plus répandue est l'acide silicique, ordinairement opaque et coloré. Immédiatement après l'acide silicique solide vient la chaux carbonatée; puis les combinaisons de l’acide silicique avec l’aiumine, la potasse et la soude, avec la chaux, la magnésie et l'oxyde de fer. Les substances que nous comprenons sous le nom générique de roches sont des associations déterminées d’un nombre fort restreint de minéraux simples, auxquels viennent se joindre

quelques autres minéraux parasites, mais toujours d’après certaines lois fixes. Ces éléments ne sont pas particuliers à telle ou telle roche ; ainsi le quartz (acide silicique), le feldspath et le mica, dont la réunion constitue essentiellement le granit, se retrouvent, isolés ou combinés deux à deux , dans un grand nombre de formations différentes. Une citation suffira pour montrer combien les proportions de ces éléments peuvent varier d'une roche à l’autre, par exemple d’une roche feldspathique à une roche micacée : Mitscherlich a fait voir que si l’on ajoute au feldspath trois fois la quantité d’alumine et le tiers de la proportion de silice qu’il renferme déjà, on obtient la composition chimique du mica. Ces deux minéraux contiennent de la potasse, dont la présence dans un grand nombre de roches est un fait antérieur, sans aucun doute, à l'apparition des végétaux sur la terre.

L'ordre de superposition des strates sédimentaires , des couches métamorphiques et des conglomérats, la nature des terrains que les roches d’éruption ont atteints ou traversés, la présence des restes organiques et leurs différences de structure , tels sont les indices qui permettent de reconnaître l’âge relatif des formations successives ; tels sont les monuments de l'histoire du globe et les points de repère de sa chronologie que le génie de Hooke avait entrevus. L’application des moyens d'épreuve botaniques et zoologiques à la détermination de l’âge des roches a signalé l'ère la plus brillante de la géognosie moderne. Sous l'influence vivifiante des études paléontologiques , la théorie des formations solides de l'écorce du globe s’est enfin dégagée, au moins sur le continent, de ses entraves originelles, pour revêtir un caractère tout nouveau de profondeur et de variété. ( Cosmos, p. 310.)

L'ancienneté des roches de sédiment (exogènes) est déterminée par les fossiles ou par les galets qu’elles renferment. Les couches ou strates sédimenteuses constituent un Aorizon géologique , d’après lequel l'observateur indéeis peut s’orienter. Lorsqu'on veut embrasser, dans toute sa simplicité, le

type général de la formation sédimentaire , On rencontre successivement , en allant de bas en haut :

1° Leterrain de transition, divisé en grauwacke inférieure et supérieure ou en systèmes silurien et devonien : le dernier portait autrefois le nom de vieux grés rouge ;

90 Le frias inférieur *, comprenant le calcaire de montagne , les terrains houillers, le nouveau grès rouge inférieur (todtliegendes), et le calcaire magnésien (zechstein) ;

3° Le trias supérieur, comprenant les grès bigarrés, le calcaire coquillier et le keuper ;

4° Le calcaire jurassique (lias et oolithe);

5° Le grès massif (quadersandstein), la craie inférieure et supérieure, ainsi que les dernières couches qui commencent au calcaire de montagne ;

6° Les formationstertiaires, comprenanttrois subdivisions caractérisées par le calcaire grossier, le charbon brun ou lienite , et les graviers sub-apennins.

Puis viennent les terrains de transport (alluvium ); contenant les ossements gigantesques des mammifères de l’ancien monde , tels que les mastodontes , le dinothérium , le missurium et les mégathérides : parmi ces derniers on remarque le mylodon d'Owen , espèce de paresseux long de trois mètres

1 Murchison fait deux divisions du bunter sandstein (grès bigarré ) : l'une est le frias supérieur d'Alberti, l'autre le {rias inférieur, auquel appartient le grès rouge vosgien d'Élie de Beaumont, le zechstein ( calcaire magnésien ) et ie todtliegendes (nouveau grès rouge inférieur }, forment le système permien. 1 fait commencer les formations secondaires au trias supérieur, c'est-à-dire à la division supérieure du bunter sandstein des Allemands; le système permien , le calcaire carbonifère ou calcaire de montagne , les strates devoniennes et siluriennes constituent les terrains paléozoïques de Murchison. Dans ce système, la craie et le calcaire du Jura portent le nom de formations secondaires supérieures ; et le keuper, le calcaire coquillier, le grès bigarré, portent celui de formations secondaires inférieures ; le système permien et le calcaire carbonifère composent la formation paléozoïque supérieure, tandis que les couches dévoniennes et siluriennes sont ensemble désignées sous le nom de formation paléozoïque inférieure.

et demi. A ces espèces éteintes viennent se joindre les restes fossilisés d'animaux dont les espèces vivent encore aujourd’hui : l'éléphant, le rhinocéros, le bœuf, le cheval et le cerf. Il y a près de Bogota, à deux mille six cent soixante mètres au-dessus du niveau de la mer, un champ rempli d'ossements de mastodontes (campo de gigantes), dans lequel Pillustre auteur du Cosmos fait exécuter des fouilles avec le plus grand soin ; quant aux ossements du plateau mexicain , ils appartiennent à certaines races éteintes de véritables éléphants. Les contre-forts de l'Himalaya (les collines de Sewalik, qui ont été étudiées avec tant de zèle par le capitaine Cantleyet le docteur Falconer), renferment également de nombreux mastodontes : on y trouve aussi le sivathérium et la gigantesque tortue terrestre, longue de quatre mètres, haute de deux mètres (colossochelys ); puis des débris appartenant à des espèces actuellement vivantes, des éléphants, des rhinocéros, des girafes, ete. Chose remarquable, ces fossiles apnartiennent à une zone où domine encore aujourd’hui le climat tropical que l’on croit avoir régné à l’époque des mastodontes. (HUMBOLDT, Cosmos, t. I, p. 320 et suiv.)

NOTE 13 ( Page 186).

Voici les principaux passages extraits des travaux de Sternberg, Brongniart, Lindley, sur la /'lore antédiluvienne, etc.

« Les plantes fossiles sont un indice certain d’une végétation antérieure au règne végétal actuel. Un examen suivi d'un grand nombre de plantes fossiles et de pétrifications fait reconnaître une série de périodes qui nous ramèênent au point duquel doivent partir les observations du géologue; mais pour y parvenir il faut encore des observations multipliées.

« La formation des lignites comme des houilles appartient à une période de formation générale, laquelle se rattache à l'époque de l’origine des terrains tertiaires. Cette formation

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a commencé sous l'enveloppe des eaux, au moment où elles venaient à décroître. Les lignites sont répandus sur toute la terre aussi bien que la houille ancienne. Leurs couches sont plus puissantes, parce que la végétation de la seconde période paraît avoir été beaucoup plus riche que la première.

« On ne saurait douter que la houille ne doive son origine à des masses de végétaux accumulés, altérés et ensuite modifiés, comme le seraient probablement les couches de tourbe de nos marais, si elles étaient recouvertes par des bancs puissants de substances minérales, comprimées sous leur poids et exposées en même temps à une température élevée. Il suffit, pour s’en convaincre, d'observer la structure presque ligneuse que présente quelquefois la houille, et d'examiner les nombreux débris de plantes contenues dans les roches qui Paccompagnent.

« Mais l'étude des empreintes de tiges, de feuilles, de fruits même, qui sont en général enfermées en si grande quantité dans les roches, ne prouve pas seulement l'origine végétale de cette substance ; elle peut encore nous conduire à déterminer la nature des végétaux qui lui ont donné naissance, et qui par, conséquent occupaient alors la surface de la terre.

« Parmi ces empreintes végétales , les plus fréquentes sont produites par des feuilles de fougères ; mais ces fougères du monde primitif ne sont pas celles qui croissent encore dans nos climats; car il n’en existe pas actuellement en Europe plus de trente à quarante espèces, et les mêmes contrées en nourrissaient alors plus de deux cents , toutes beaucoup plus analogues à celles qui habitent maintenant entre les tropiques qu’à celles des elimats tempérés.

« Outre ces feuilles de fougères, ces mêmes terrains renferment des tiges que leurs dimensions rendent comparables aux plus grands arbres de nos forêts, tandis que leur forme les en éloigne complétement ; aussi tous les anciens natura-

listes, frappés de cette dissemblance , et voulant cependant CUVIER. — DISC. SUR LES RÉVOL, 22

leur trouver des analogues dans notre monde actuel, les avaient-ils rapportées à des végétaux arhorescents mal connus à cette époque , à des bambous , à des palmiers, ou à ces grands cactus connus vulgairement sous le nom de cierges.

« Mais une comparaison plus attentive entre ces arbres des régions équinoxiales et ces tiges de l’ancien monde suffit pour faire évanouir les rapports, fondés seulement sur quelque ressemblance dans l'aspect général qu’on avait voulu établir entre eux ; et l'étude plus approfondie, soit de ces tiges, soit des feuilles qui les accompagnent , montre bientôt que les végétaux qui formaient ces forêts primitives ne peuvent se comparer à aucun des arbres qui vivent encore sur notre globe.

« Les fougères arborescentes, qui, par l'élégance de leur port, font maintenant un des principaux ornements des régions équatoriales, sont les seuls végétaux arborescents actuellement existants dont on retrouve les analogues, quoique en petit nombre, parmi les arbres de cette antique végétation.

« Quant aux autres tiges fossiles , restes de ces forêts primitives de l’ancien monde , c’est parmi les végétaux les plus humbles de notre époque qu'il faut chercher leurs analogues.

« Ainsi les calamites, qui avaient jusqu’à quatre à cinq mètres d’élévation, et un à deux décimètres de diamètre, ont une ressemblance presque complète dans tous les points de leur organisation avec les prêles, connues vulgairement sous le nom de queue de cheval, qui croissent si abondamment dans les lieux marécageux de nos climats, et dont les tiges, grosses à peine comme le doigt, dépassent bien rarement un mètre de haut; les calamites étaient par conséquent des prêles arborescentes, forme sous laquelle ces plantes ont complétement disparu de la surface de la terre.

« Les lépidodendrons, dont les espèces nombreuses devaient essentiellement composer les forêts de cette époque reculée , et qui ont probablement contribué plus que tous les autres végétaux à la formation de la houille, diffèrent peu de nos lycopodes. On reconnaît dans leurs tiges la même struc-

ture essentielle, le même mode de ramification ; enfin, on voit s’insérer sur leurs rameaux des feuilles et des fructifications analogues à celles de ces végétaux. Mais, tandis que les lycopodes actuels sont de petites plantes le plus souvent rampantes et semblables à de grandes mousses, atteignant très-rarement un mètre de haut et couvertes de très-petites feuilles , les lépidodendrons, tout en conservant la même forme et le même aspect , s’élevaient jusqu’à vingt à vingt-cinq mètres, avaient à leur base près d’un mètre de diamètre, et portaient des feuilles qui atteignaient quelquefois un demi-mètre de long : c’étaient par conséquent des lycopodes arborescents comparables par leur taille aux plus grands sapins, dont ils jouaient le rôle dans ce monde primitif; formant, comme eux, d’immenses forêts à l'ombre desquelles se développaient les fougères si nombreuses alors.

« Que cette végétation puissante devait être différente de celle qui revêt maintenant de ses teintes si variées la surface de la terre! La grandeur, la force et l’activité de la croissance étaient ses caractères essentiels ; les plus petites plantes de notre époque étaient alors représentées par des formes gigantesques; mais quelle simplicité d'organisation et quelle uniformité au milieu de cette puissante végétation!

« La classe qui presque à elle seule constitue la végétation de ce monde primitif est celle des cryptogames vasculaires, qui ne comprend actuellement que cinq familles, dont les principales ont des représentants dans l’ancien monde : telles sontles fougères, les prêles et les lycopodes. Ces familles sont pour ainsi dire le premier degré de la végétation ligneuse : les végétaux qu'elles comprennent présentent, Comme les arbres dicotylédones ou monocotylédones , des tiges plus ou moins développées, d’une texture solide, quoique plus simple que celle de ces arbres, et garnies de feuilles nombreuses ; mais ils sont privés de ces organes reproducteurs qui constituent les fleurs, et ne présentent au lieu de fruit que des organes beaucoup moins compliqués.

« Ces plantes, si simples et si peu variées dans leur organisation, et qui n'occupent plus par leur nombre et ieur dimension qu’un rang bien inférieur dans notre végétation actuelle, constituaient dans les premiers temps de la création des êtres organisés la presque totalité du règne végétal , et formaient d'immenses forêts qui n’ont plus d’analogue dans notre création moderne. La rigidité des feuilles de ces végétaux , l’absence de fruits charnus et de graines farineuses les auraient rendus bien peu propres à servir d’aliments aux animaux; mais les animaux terrestres n’existaient pas encore , les mers seules offraient de nombreux habitants, et le règne végétal régnait alors sans partage à la surface découverte de la terre, sur laquelle il semblait appelé à jouer un autre rôle dans l’économie générale de la nature.

« On ne saurait , en effet, douter que la masse immense de carbone accumulée dans le sein de la terre à l’état de houille, et provenant de la destruction des végétaux qui croissaient à cette époque reculée, sur la surface du globe, n’ait été puisée par eux dans l’acide carbonique de l'atmosphère, seule forme sous laquelle le carbone ne provenant pas d’êtres organisés préexistants puisse être absorbé par une plante. Or, une proportion, même assez faible, d'acide carbonique dans l’atmosphère est généralement un obstacle à l’existence des animaux, et surtout des animaux les plus parfaits , tels que les mammifères et les oiseaux ; cette proportion, au contraire, est très-favorable à l’accroissement des végétaux ; et si l’on admet qu’il existait une plus grande quantité de ce gaz dans l’atmosphère primitive du globe que dans notre atmosphère actuelle, on peut le considérer comme une des causes principales de la puissante végétation de ces temps reculés !

« Cet ensemble de végétaux si simples, si uniformes, qui auraient été si peu propres, par conséquent, à fournir des matériaux à l’alimentation d'animaux de structure très-diverse , tels que ceux qui existent maintenant, aurait, en purifiant l’air de l'acide carbonique en excès qu’il contenait alors,

préparé les conditions nécessaires à une création plus variée; et si nous voulions nous laisser aller à ce sentiment d’orgueil qui a quelquefois fait penser à l’homme que tout dans la nature avait été créé à son intention, nous pourrions supposer que cette première création végétale, qui a précédé de tant de siècles l'apparition de l’homme sur la terre, aurait eu pour but de préparer les conditions atmosphériques nécessaires à son existence , et d’aecumuler ces immenses masses de combustible que son industrie devait plus tard mettre à profit.

« Les archipels situés entre les tropiques , tels que les îles du grand océan Pacifique ou les Antilles, sont les points du globe qui présentent actuellement la végétation la plus analogue à celle qui existait sur la terre lorsque le règne végétal a commencé pour la première fois à s’y développer.

« L'étude des végétaux qui accompagnent les couches de houille doit par conséquent nous porter à penser qu’à cette époque reculée la surface de la terre , dans les contrées où se trouvent ceux de ses vastes dépôts de charbon fossile qui sont le mieux connus, c’est-à-dire dans l'Europe et l’Amérique septentrionale, offrait les mêmes conditions climatériques qui existent maintenant dans les archipels des régions équinoxiales, et probablement une configuration géographique peu différente.

« Quand on considère le nombre et l'épaisseur des couches qui constituent la plupart des terrains de houille; quand on examine les changements qui se sont opérés dans les formes spécifiques des végétaux qui leur ont donné naissance , depuis les premiers jusqu'aux derniers , on est obligé de reconnaître que cette grande végétation primitive a dü couvrir pendant longtemps de ses épaisses forêts toutes les parties du globe qui S’'élevaient au-dessus du niveau des mers ; car elle se présente avec les mêmes caractères en Europe et en Amérique ; et l’Asie équatoriale, ainsi que la Nouvelle-Hollande, sembleraient même avoir participé alors à cette uniformité générale de structure des végétaux.

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