‹ Discours sur les revolutions de la surface du globe et sur les changemens qu'elles ont produits dans le regne animalChapitre 8 sur 26 · C4 DISCOURS SUR LES RÉVOLUTIONS · texte numérisé non relu

C4 DISCOURS SUR LES RÉVOLUTIONS

cependant moins connue , et p’us riche en nouveaux sujets de recherches (1).

iniporjjii- Il est sensible en effet que les ossemens de

cc spéciale •

des O» fts- quadrupèdes peuvent conduire, par plusieurs

^..sdrapè- raisons, à des résultats plus rigoureux qu'aucune autre dépouille de corps organises.

Premièrement, ils caractérisent d’une manière plus nette les révolutions qui les ont affectés. Des coquilles annoncent bien que la mer existait où elles se sont formées ; mais leurs changemens d’espèces pourraient à la rigueur provenir de

(1) Mon ouvrage a prouvé en eiïot à quel point cetic matière était encore neuve lorsque je l’ai commencé , malgré les eicellens travaux des Camper, des Pallas, des Blumenbach, des Merk, des Sœminerriiig, des Boseniuül- 1er, dos Fischer, des Faujas, des Home, et des autres savans dont j’ai en le plus grand soin de citer lis ouvrages dans ceux de mes chapitres auxquels ils se rapportent. Mais depuis quelques années les naturalistes ontcultivé ce nouveau champ avec une ardeur qui a été couronnée des plus grands succès. MM. Brocchi, Brongniart, Bukiand, Conjbeare , Deshayes , Fcrussac , de Fischer , Goldfuss , Jœger, Marcel de Serres, Mantell, et bien d’autres savans naturalistes, ont montré de plus en plus, par leurs découverlcfi, l’importance des fossiles en géologie.

changemens légers dans la nature du liquide, ou seulement dans sa température. Ils pourraient avoir tenu à des causes encore plus accidentelles. Rien ne nous assure que, dans le fond de la mer, certaines espèces , certains genres même, après avoir occupé plus ou moins long-temps des espaces déterminés, n’aient pu être chassés par d’autres. Ici, au contraire, tout est précis; l’apparition des os de quadrupèdes, surtout celle de leurs cadavres entiers dans les couches, annonce, ou que la couche même qui les porte était autrefois à sec, ou qu’il s’était au moins formé une terre sèche dans le voisinage. Leur disparition rend certain que celte couche avait été inondée, ou que cette terre sèche avait cessé d’exister. C’est donc par eux que nous apprenons , d'une manière assurée, le fait important des irruptions répétées de la mer, dont les coquilles et les autres produits marins à eux seuls ne nous auraient pas instruits ; et c’est par leur élude approfondie que nous pouvons espérer de reconnaître le nombre et les époques de ces irruptions.

Secondement, la nature des révolutions qui ont altéré la surface du globe a dû exercer sur les quadrupèdes terrestres une action plus com-

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