‹ Discours sur les révolutions du globe avec des notes et un appendice d'aprèsChapitre 3 sur 19 · DB GBOMBS CUV1ER. VI · texte numérisé non relu

DB GBOMBS CUV1ER. VI

Biençant parle pins connu, par celui qu'on peut regarder comme le'f^pe de la famille; et pais l'histoire des espèces , en commençait toojonn par l'espèce la pins connoe, par celte qaV>n peul regarder comme le tffpe du genre.

Ainsi, par Texemple, dans les percoïdes, l'histoire delà fomîHe commence par les perches proprement dites , qui sont le type de la famille ; et , dans les perches proprement dites, l'histoire du genre commence par la perche ordinaire, qui est le type du genre; et, dès ces premiers pas, se montre la irue générale qui domine l'ouvrage entier.

Celte Tne consiste à ctiercher des espèces à formes tranchées: ces espèces sont comme des types ; à grouper autour de ces types toutes les espèces que l'ensemble de leur organisation en rapproche :ces groupes sont les <7e7i* res ; h lier ensuite les groupes entre enx , comme on a lié les espèces entre elles : et ces groupes ainsi rapprochés, ce sont les /ami//e«...

P. 15. Dans un ordre tel que, de leur simple rapprochement...

Voici ce que i'ai publié ailleurs sur cet ordre suivi par M. Gavier, en anatomie comparée {Journal des Savants, mars 1834).

Il restait à rapprocher toutes ces descriptions (de Perrault et do Dauben^n), et à former, de leur ensemble, un corps complet d'ano^omie corn» parée, mais, pour cela, il fallait d'abord trouver le véritable ordre selon le* quel le rapprocliement de ces descriptions devait être fait.

Il ne devait pas Têtre selon les espèces^ à la manière de Daabenton ; mais selon les organes, conune l'avait déjà fait voir Aristote, parmi les anciens, et même jusqu'à un certain point, parmi les modernes, Perrault, dans sa il^ conique des animaux, et surtout comme, de nos Jours, M. Cuvier Ta si eomplétematt montré.

En effet, rapprocher selon les espèces, c'est rapprocher une foule de faits dénature diverse, et c'est les rapprocher en masse; rapprodier, au con* traire,, selon les organes, c'est démêler chaque fait distinct, et ne le corn* parer qu'à des faits de même nature. Or, il est évident qu'une comparaison en masse est tonjours confuse; que plus, au contraire, la comparaison se dé* compose et atteint chaque fait particulier, plus elle est complète; et que ce n'est enfin qu'autant qu'elle rapproche des faits de même nature qu'elle peut conduire à quelque résultat, à qudque loi , à quelque proportion gé^ nérale, c'est-à-dire commune à tous les faits rapprochés ainsi. D'ailleurs l'objet à comparer, en analomie, est évidemment l'or^an^. Chaque oraane a sa fonction propre, son rôle distinct ; c'est donc cet organe propre^ cet organe distinct qu'il faut suivre à travers tontes les modifications qu'il éprouve dans les différentes espèces. Le rapprochement devait donc être fait selon les organes. C'est ce que Daubeaton ne vit point, et c'est pourquoi il n'a tiré que si peu de résultats de ce nombre immense de faits dont il a enrichi la science.

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