TOME I. a
s 26 SUR L*JSGLI8£ ANGLICANE^
Lettre VI. rejetez la réalité delà manducation que Jésus-Christ leur annonce, et vous dites avec eux : comofient pourroit-il nous donner sa chair à manger ? Mais en vous, cette même incrédulité devient beaucoup plus impardonnable. Les Juifs ne connoissoient alors ni la résurrection, ni Pascension de Notre Sauveur, ni la descente dq TEsprit-Saint annoncée par lui, et suivie de tant de prodiges qui ont changé la face du monde. Ces œuvres éclatantes et divines ont placé pour vous l'autorité de Jésus-Christ au-delà de tout ce que les Juifs en pou voient alors connoitre. Ils a voient vu quelques-uns de ses miracles, et en avoient conclu qu'il étoit le prophète attendu dans ces tems. Sur sa divinité, ils avoient son assertion, et c'étoit assez dans un tel personnage. Mais vous, outre cette assertion, vous en avez toutes les preuves, et c'est bien plus. Vous admettez ces preuves, vous professez la Divinité dé Jésus. Eh bien. Monsieur, on cessez de la professser, ou cessez de lui refuser croyance. Car le confesser Dieu et ne croire point à sa parole ; l'entendre dire clairement qu'il vous donnera réellement sa chair à manger, comme il l'a dit, et comme cela est démontré; et néanmoins soutenir, persister opiniâtrement à soutenir que la chose lui est iinpossibble, c'est un em])ortement beaucoup plus injurieux, plus condamnable que l'aveugle incrédulité des Juifs.