SURi L*£gLI8S AKGUCAKEy
liettreVlli; ** Mais si nous nous cacbçtns toajours, comment a-t-on
AppvndîA' " découvert ce que nous faisons ? Non par les accusés sans
'. '' doute ; puisque c'est la loi commune de tpua les mystères
^IrlInOTtca " ^ ^^* ^^°'^ secrets.... Ce sera donc par des étrangers?
916. *t Mais d'où le sauxoient-iU, puisquie les initiations sacrées
f\ ne veulent point d'étrangers p^ur témoins,, et qu'elles écar- •* terit les profanes ?" i ^ iî :':.'/.
'. Le même écrivain^ voulant détourner sa femme, en cas de
idb. 9, eh. $bi veuvage, de jamais épouser un luâdèle, lui. dit j " Car
^' parla on< tombe dans cette faute, que les Païens viennent ^.^ à counoitre nos mystèrea..;.Votre mari ne staiira-til pas '^ ce que vous goâte;2 en secret ayant toute nourriture ï Et ^f s'il s'apejiçoit que c'est du pain, n^ s'imagina raH-U pas .^ que c'est celai dont il est. tant parlé V\
Lib recoenitio. L'au te ur anonyme d'un ouvrage faussement attribué au
Lib.3<'. traduit, Pape Clément, disciple des Apôtres, jmais qui, de l'aveu des
su 4c siècle » . * '^
par Ruffiud' A- critiques, peut être du second siècle, fait parler ainsi Saint à'cauaenee,* Pierre, .f* IJ n'est rien de plu^ diflSpile, meafrères, quede JËvéque de M discuter la vérité en présence d'une foule de gens de toute " espèce. Car ce qui est, ne sauiK>it être dit tel qu'il est, à ' '' cause de ceux qui prêtent une oreille captieuse et maligne. ' ^Ml ne convient nuUeqaent de tromper non plus,i à cause de '^ ceux qui désirent sincèrement «ntendre la vérité.. Que *\ .fera.donc celui qui porte ]a pfirole à une multîti^de d'incoo- ^< nus ? Cacbera-t-il le vrai ? Mai$ alors comment înstrniia- ^^ t-il ceux qui en sont dignes i Si cependant il étale U *^ vérité pure devant cçujc à, qui le salut est indifféteiit, il *f m^x]f^ à celui dont il est.enyi^yé> et {duquel it «. reça " l'ordre de.ne\pioim jeter les periesdfiisajdbctrîhe devant lès ^f, pourceaux et les .chiens, qui sejdéchainèrQieitttjcontceeHe '^ en arguments et en sophisqies, Fi^avelopperoivot dans la '* fange de leur charnelle intelligence, et par 'des afaûiemens, <^ des répliq.uè(9 d/égoûtantes Vompcoietit, et iktigaeroiBDt les f*. ;prédicatèurp de Dieu. • Par ces motifs, je me set vob en ^f plusieurs r>^Q{K)ntres de circ»mbi»itioiis, et m'elforçois de
£T LA RÉfORMATION £N oé^RAL. 833
'^ ne pas confier à d'indignes oreilles les principales notions Lomc VUL '' de la suprême divinité/' ApJ^iju
Et peur ne pas oublier un autre passage de TertuUien, ▼oici un des reproches qu'il fait à certains hérétiques. *' Sur- Liv.des ^* tout rien ne dénote chez eux quel est . le Ciitéchumène, ^^ *** '' quel est le Fidèle : ils se réunissent également^ écoutent '' également et prient également, et même les Payens, s'il err '^ suivenoit, jetant sans difficulté le pojn devant les chiens, *' et aux pourceaux les perles, quoique pourtant fausses." Il leur avoit expliqué auparavant l'intention de St. Paul qui, en confiant à Timothée le ministère de l'Evangile, lui avoit dit de choisir des témoins fidèles et capables d'instruire l'es autres, de ne point s'en ouvrir à tout venant et sans considération, mais suivant la parole du Seigneur, de ne point jeter le pain aux chiens, ni les perles aux pourceaux.
Tramème Siècle.
Ecoutez comme le Payen Cécilius traitoit les chrétiens : I)uib fifoniâM ** Nation ténébreuse et souterraine, muette en public, elle ^ *
n'a de voix que dans les coins écartés....J'ignore si tous les soupçons sont vrais, certes du moins ils quadrent avec f^ leur culte nocturne et caché.... Et quoiqu'on en ait beau- ^' coup sur eux, l'obscurité seule de leur mauvaise religion les '' vérifie en tout ou en partie. Car pourquoi cette affectation, •'' cette étude de voiler et de dérober au monde leur culte ** quel qu'il soit, puisque ce qui est honnête se plaît au grand '' jour, et le crime aime les ténèbres."
'^ Pour en venir, répond Octavius, à l'espèce d'initiation ^ qu'il nous prête ou qu'il croit, par le meurtre et le sang d'un enfant : croyez-vous donc possible qu'un pauvre petit corps si tendre soit destiné à tomber sous nos coups i On que nous fassions couler le sang d'un être nouveau-né, '' encore informe et à peine homme ? Que celui-là le cro^e, ^* qui seroit assez osé pour le faire. Quant à nous, il ne nous « est parmis ni d'assister à un homicide, ni même d'en en-
ce
tt
SS4 SUR L*iGU8S AKGLICANBy
ikppendix. « tendre parler, et noas sommes si loin de verser le sang LAttreViU. ^' hottain, que nous nous interdisons même celai des ani-
^ maax dans nos repas.
CtttraCdsnm, Origène réfntoit ainsi Celse sur les reproches qu'il faisoit ^*'* au secret: ^* Il est pourtant vrai qu'il y a certains points
^ parmi nous que l'on ne communique point à tout le monde. ^ Mais cela esl si peu particulier aux Chrétiens, qu'il s'obser- ** voit parmi les philosophes aussi bien que parmi nous..^. ^ C'est donc en vain que Celse entreprend de décrier le ^ secret que gardent les Chrétiens, ne sachant pas même en ** quoi ce secret consiste." llomcl. 4e sur Origène dit ailleurs : '' Quant aux choses mystiques, coa* Nomb, *^' ** ** vertes du secret, et dévoilées pour les prêtres seuls, non- ^ seulement l'homme animal n'en sauroit approcher, ni même encore ceux jqui, avec de l'exercise et de Hnstniction ne sont pourtant point parvenus à la grâce sacerdotale ** par leur mérite et leurs années : et non-seulement il ne " leur est permis d'apercevoir ces objets qu'à travers le *^ nuage et d'une manière énigmatique, mais même ils ne " les reçoivent que couverts et voilés." Ce passage me semble faire allusion aux prières et aux paroles par lesquelles le pain et le vin eucharistiques étoient consacrés. Hom. 13, sur Et eticorc : " Quant à tout autre discours qui contiendroit UvfttqtlL?'*^"" les choses secrètes et parleroit de la foi de Bien et de la *' science des choses,.... celui-là est réservé aux prêtres seuls, k " et attribué aux fils d'Aaron par une concession perpétuelle.'* Hom. .9 sur le Enfin dans une autre homélie sur le Lévitique, Origène s'exprime ainsi : " Ne vous arrêtez poi6t au sang de la chair ^ (c'est-à-dire des agneaux et des boucs dont parloit Moyse), mais apprenez plutôt à discerner le sang duVerbe, et l'écoutez, disant lui-même : car ceci est mon sang qui sera " répandu pour vous. Quiconque est imbu des mystères, ^f connoit la chair et le sang du Verbe de Dieu. Ne restons ** donc point sur un sujet connu des initiés, et que les non- ^ initiés ne doivent pas connoître." Zenon, Evêque de Vérone, datis un sermon sut la conti*
Jrr LA RBFOKMATION £N oiNËRAL. 33fl
Qenoe, exhorte la femme chrétienne à ne point épouse)r un Lettre VIIL Infidèle, de p*eur que par un tel mariage elle ne vienne à ^ "~ V trahir la loi du secret, ne sis proditrix legis* Il ajoute : '' £t iiesai«-tu paaqne le sacrifice de Tlnfidèle est public, le tien secret ? Que qui que ce soit peut approcher du sien libre» ment, tandis que pour de» Chrétiens mêmes, s'ils ne sont consacrés, ce seroit un sacrilège de contempler le tien?"
Quatrième Siècle.
^ Le tems nous avertit à cette heure de traiter des mys- st. AmbroUe, tères, et d'expliquer les notions des sacremens. Que si ^\^ *h^t^ avant le baptême et l'initiation nous avions songé à^'^^No.?.
*^ vous en parler^ nous aurions moins paru les expliquer que
" les trahir."
" Tout mystère doit rester caché et couvert d'un silence Le même. Un fidèle, crainte qu'il ne soit divulgué témérairement à de i»»ur^«»ham,
c. 5, No, 3S.
profanes oreilles.
'^ Et nous aussi, nous avons pour discipline de ne pas Le même, 0.99 divulguer la prière, mais de tenir les mystères cachés." c^^^^^^JJJ^ Allusion faite sans- doute à la prière de la consécration.
^'11 y a bien des choses qui crues nous déplaisent, et Ibidem, No^7« ^ cuites nous seroient agréables. Couvez donc dans votre ^f cœur ces profonds mystères ; gardez que, par un discours ^' prématuré, vous n'alliez les confier t^op cruement à des '' oreilles délicates ou perfides, et que votre auditeur effrayé '' ne se détourne avec dégoût d'un mets qui, mieux prépaie, '' lui auroit fait goûter la douceur d'une nourriture spi- " rituelle.'*
" Le Seigneur parloit en paraboles à ceux qui ,étoient à St. Cyril de
** portée de l'écouter, mais à ses disciples il expliquoit en 6s. *
particulier les paraboles e^ les comparaisons dont il s'étoit
servi. L'éclat de la gloire est pour ceux qui sont déjà
éclairés: l'obscurité est le partage des Infidèles. De même
l'Eglise découvre ses sacremeus à ceux qui sortent de la
tt
S36 SUR L'écUSJB ANGLICAKS^
Ltttte VIII* «« classe des Catéchumènes. Car nous ne déclarons point
A|n^«dim. ^ aux Gentils les mystères cachés clu Père, du Fils^ etdà
^* St. Esprit : ni nous ne parlons ouvertement des mystèm
'' aux Catéchumènes ; mais nous usons souvent d'expressioDS
** obscures, afin qu'elles puissent être entendues de ceux quî
^ sont déjà instruits, et que ceux qui ne le sont pas, n'ea
*• puissent être blessés/'
A la fin de la Voici une note bien curieuse, que St. Cyrille a placée à
'^■^f^ff.^^"» la fin de la préface de ses Catéchèses, dans lesquelles oa
p. 14, édit. des ... ' i
k^B^dicttos. sait qu'il explique, avec toute la clarté possible^ la doctrine de l'Eglise sur les sacremens» sur l'Eucharistie principalement: elles étoient destinées à l'instruction de ceux qui alloient recevoir le baptême, et ensuite participer aa sacrifice et à la communion de l'autel. Or cette note, adressée au lecteur, est conçue en ces termes : ^^ Donnez à ** lire ces Catéchèses, faites pour leur instruction, à' ceux qui ^' approchent du baptême, et aux fidèles qui l'ont déjà reça. '' Mais pour les Catéchumènes, et ceux qui ne sont pas *' Chrétiens, gardez-vous bien de les leur communiquer. Ao- ** trement sachez que vous en rendrez compte à Dieu. Qoe '' si vous en transcrivez un exemplaire, faites-le^ je vous *^ conjure, comme dans la présence du Seigneur."
Synode d'Ale- ^* ^^^ n'ont point honte de célébrer les mystères devant les
StrlMit dèilw^ '' Catéchumènes, et peut-être même les Payens, oubliant litiens dans " qu'il est écrit de celer le mystère du roi ; et au mépris dt
l'Apolo^ede ., , , j o • >i r • ^ \
$u Athanase. précepte du Seigneur, qu il ne faut point présenter les ** choses saintes aux chiens, ni les perles aux pourceaux. Car *^ il n'est point permis de montrer à découvert les mystères aux non-initiés, crainte que par impéritie ils ne s'en moquent, et que les Catéchumènes ne viennent à être scan* dalisés par une curiosité indiscrète."
St. Basile, Év. " ^^ 4**'^^ ^^' défendu aux non-initiés de contempler/ coin* de Cësarée, u ment couviendroit-il d'en écrire et de le faire circuler dans
in^rt en 379.
' le public?
Sur le St. E«p. " Les Apôtres et les Pères qui ont prescrit, dès le principe, c, 87^ No. 66. it certains rits à l'Eglise, ont su conserver aux mystères leur
<t tt
tt LA RÉFORMATIOVr EN oélflBRAL S^f
** dignité par le sedret et le silence où ils les ont enve- Lettre VÎIL ^* loppés." Voilà cette discipline dn secret el du silence Appcndix. attribeée aux Apôtres par le saVadt £vêque.
St. Epiphane reproche aux Marcionites de Tlslede Chypre, St. Epiphane qu'ils a voient le témérité de célébrer les mystères devant les Catéchumènes.
** Je voudrois ici lû'expliquer ouvertement ; mais je n'ose/gt. Chrysos. " à cause de ceui qui ne sont pas initiés. Ces personnes ^^^'^^^Jî*'^*
nous rendent Texpositioli de la ddctrine plus difficile, en
nous contraignant ou de parler obscurément^ ou de lefur " découvrir des choses secrètes. Et pourtant je m'exprime- ^' rai, autant qu'il me sera possible, mais en termes couverts " et voilés." - *
" Celui qui doit recevoir l'ordination demande les prières Lamêmehom.
' «o sur la /&0
^' des fidèles : ceux-ci lui donnent leur suffrage, et y joignent aux Connth. *^ les acclamations connues des initiés aux mystères, et que " je tais ici, car il est défendu de tout dire devant les pro-^ '' fanes. •••. Ceux qui ne peuvent approcher de la très-sainte '' table sont écartés de la balustrade sacrée."
Gaudentins, Evêque de Bresse en Italie, contemporain de Gaudentim. Cyrille de Jérusalem, prêchant, la nuit de Pâques, devant Neoph. les Néophites, à leur retour des fotits baptismaux, disôit : Dans la leçon que vous venez d*entendre, je ne choisirai que les endroits qui ne peuvent s'expliquer en présence ^' des Catéchumènes, mais qu'il est nécessaire 'de découvrir " aux Néophites."
Traitant ailleurs le même sujet, il prévient qu'il avoit remis Traité se. au:» prédications paschales '' à parler des cérémonies dé- '' crites dans l'Exode sur la manière de célébrer la Pâque, ^* parce que, ajoute-t-il, cette nuit éclatante exige que nous nous confortnions moins à la suite du texte, qu'au besoin de la circonstance, en sorte que les Néophytes puissent ^* pour la première fois apprendre comment on participe au sacrifice paschal, et les fidèles instruits s'y reconnoîtVe." Cyrille d'AJexandrie, rélevant les railleries de Julien l'Apos- Cyrîl. d* Alertât contre le baptêmey se contente de répondre que " ces julien,*]!!'?^