‹ Discussion amicale sur l'éstablissement et la doctrine de l'église anglicane: et en général surChapitre 33 sur 37 · II · texte numérisé non relu

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et

ET LA RiFORMATlON EN GÉNÉRAL. 36l ^

prière encore après la consécration : '* Nous souve- ''•***• ^

^^- nant de la passion et de la résurrection de Notre très-

^^ glorieux Seigneur, nous vous offrons, ô Dieu ! cette

^^ hostie sans tache, cette hostieraisonnable,cette hostie

^^ non sanglante.''' Encore cette prière avant la comuDU-

nion :/^ Remplissant les solennités sacrées que nous vous

^^ avons offertes suivant le rit du grand-prétre Mel-

^^ chisédec, nous vous demandons dévotement, ô Ma*

^' jesté éternelle, la grâce de recevoir ce pain changé

** en chair par l'opération de votre Vertu, ce breuvage

^^ converti €n sang, et de boire dans le calice, le même

^^ sang qui a coulé de votre côté sur la croix/*

Le prêtre prend le pain et dit de Jésus-Christ : uturgîe dest y Prenant le pain entre ses mains saintes, sans tache ruuîem. ^^ et immortelles, élevant les yeux au ciel,, le montrant " à vous. Dieu son Père, vous rendant grâces, le sanc- ^^ tifiant et le rompant, le donna à nous ses disciples f< et ses Apôtres, en disant : prenez, mangez, ceci est , mon corps qui est rompu pour vous et pour la rémission des péchés. (On répond Amen.) Sembla* blement après qu'il eut soupe, prenant le calice et mêlant le vin avec de Peau, regardant les cieux, le ^^ montrant à vous, Dieq le Père, et rendant grâces, le ^^ sanctifiant, le bénissant, le remplissant du Saint-Es-. prit, le donna .à nous ses disciples, en disant : buvez* en tous ; cest mon sang du nouveau testament, qui est répandu pour vous et pour plusieurs, et qui est donné pour la rémission des péchés.-' Et après ; Nous vous offrons, Seigneur, ce sacrifice redouta- *^ ble et non sanglant • . .** Et ensuite : " Cet esprit ff vivifiant qui règne avec vous. Dieu Père, et avec

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$iS - $UE l'eCIUSS AN6UCAKB»

x«ttve IX. €f votre Fils unique^ qui a parlé dan» la loi et dans les ^^ prophètes, et dans votre nouveau testament^ qui pa- ^^ ffut et demeura en forme de colombe sur Jésus^ *^ Christ Notre Seigneur au fleuve du Jourdain, qui *^ d^cendit en forme de langues de feu dans le céna- ^^ de de la sainte et glorieuse Sion ; envoyez- le pré- ^' santement ce très-Saint-Esprit sur nous et sur ces *^ dons, afin que par sa sainte, bienfaisante, et gio- ^^ rieuse présence, il fasse ce pain le saint corps de ^^ JésuS'Christy Amen ; et ce calice, le précieux sang ^^ de Jésus-Christ, Amen.'* Avant de communier^ le prêtre 3*adresse ainsi à Jésus-Christ sur Tautel: '^ Seigneur, mon Dieu ! qui êtes le pain du ciel et la ^^ vie de Tunivers, j'ai péché contre le ciel et contre ^^ vous ; et je ne suis pas digne de participer à vos '^ très-purs mystères : mais par votre divine miséri- ^^ corde, faites que sans encourir la condamnatioDi *^ votre grâce me rende digne de recevoir votre sacré corps et votre précieux sang, pour la rémission de mes péchés et pouf la vie éternelle.'* A la communion du peuple. Te diacre dit: ^^ Approehez-voos ^^ avec crainte j avec foi et avec amour.** Le peuple répond : ^^ Béni soit celui qui vient au nom du Sei- ^* gneur." Litarg.dcCon- ** Reccvez-nous à votre saint autel, dit le prêtre ^^'def ApAté " en faisant l'oblation, selon votre grande miséricorde: $1 ct^osto/ ^* faites que nous soyons dignes de vous offrir ce sacri-

" fce raisonnable^ non sanglant^ pour nos péchés ** et pour toutes les ignorances du peuple..,** Puis après les paroles de l'institution, qui ne sont oubliées dans^ aucune liturgie que je sache, le prêtre

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KT LA RÉFORMATION £K oésàKAt. 363

incliné dit secrètement: '* Nous vous offrons ce L^^rtix* *' culte raisonnable et non sanglant; et nous vous *'* supplions d'envoyer votre Esprit-Saint sur nous *' et sur ces dons: faites ce pain le précieux corps de votre Christ, (le diacre répond Amen) et ce qui est dans ce calice, le précieux sang de votre Christ, (le diacre, Amen) les changeant par votre '< Saint-Esprit.'' (Le diacre, Amen, amen, amen) S'adressànt après beaucoup de prières à Jésus-Christ, le prêtre dit : *^ O Jésus-Christ, Notre Dieu, jetez un regard sur nous de votre sainte demeure, et du trône de la gloire de votre royaume : vous qui habitez dans les cieux avec le Père, et qui êtes ici invi- ^^ siblement avec nous, rendez- nous dignes par votre ^* puissante main de participer à votre corps très-pur ^^ et à votre précieux sang, et de le distribuer à votre ^* peuple.'* Le prêtre et le diacre se tiennent en adO" fation, en disant chacun trois fois: '^ Ayez pitié ** de moi, pauvre pécheur.'* Le peuple adore de même. Vers la commiinion, " Approchez-vous,** dit le prêtre au diacre, lequel s'inclitie avec révérence devant le prêtre qui tient une partie de la sainte hostie. — Le diacre dit : " Donnez-moi, Seigneur, le •* saint et précieux corps de Dieii et Notre .Sauveur f' Jésus-Christ.**

Le prêtre le lui donne à la main, en disant : ^^ Je vous donne le précieux, saint et très-pur corps du Seigneur Dieu Nptre Sauveur Jésus-Christ.'* Alors le prêtre et le diacre^ inclinés et tenant la sainte hostie, font ensemble une admirable confession de foi, qui commence ainsi : *^ Je crois. Seigneur, et je confessq

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364 SUR L*£GLIS£ ANGLICANE,

Lettre ix *^ que VOUS êtes le Christ, fils du Dieu vivant^ qui êtes

venu dans le inonde pour sauver les pécheurs dontje suis le premier, faites-moi participer à votre cène mystique. Je ne révélerai pas le piy stère à vos en* nemis, et je ne vous donnerai pas un baiser comme ^' Judas; mais, comme le bon larron, je confesse ce qae *^ vous êtes.*' Je regrette de ne pas transcrire en entier cette confession qui finit en ces mots : '^ Seigneur, notre Dieu, pardonnez--moi tous mes péchés, vous qui êtes la bonté même; et par Tintercession de votre immaculée mère, toujours vierge, faites que, sans encourir la condamnation, je reçoive votre précieux et très-pur corps...." Le prêtre présentejensuite le calice au diacre qui dit alors : ^^ Je viens au roi " immortel. Je crois, Seigneur, et je confesse que vous ** êtes le Christ, fils du Dieu vivant." Et le prêtre lui dit : " Serviteur de Dieu, diacre N. vous communiez ^' au saint corps et au précieux sang de Jésus-Christ ** pour la rémission des péchés et la vie éternelle." Le diacre, en allant donner la communion au peuple, dit: *^ Approchez avec la crainte de Dieu et avecjhi/* Le choeur répond : ^^ Amen, amen, amen ; béni soit celui *■ qui vient au nom du Seigneur." En recevant dans une cuiller le pain et le vin consacrés, le communiant dit: " Je crois, Seigneur, et je confesse que vous êtes ^^ véritablement le fils du Dieu vivant." — "Serviteur de *^ Dieu, lui dit le diacre, recevez le très-saint corps et " le précieux sang de Notre Sauveur Jésus- Christ."

Cette Kturgie est suivie de tous les Grecs qui sont en Occident, à Rome, dans la Calabre, dans la Fouille; par les Mingreliens, les Géorgiens, par les Bulgares, les

ET LA RSFORMATION EN GENERAL. SGd

Russes et les Moscovites, par tous les Chrétiens, Mel- Lettre tx. chites modernes, dépendans du patriarche d'Alexandrie résidant au Caire, du patriarche de Jérusalem^ et de celui d'Antioche résidant à Damas.

Celles dont nous allons donner quelques extraits^ Liturgie d'Asont la liturgie de St. Marc, dite de St. Cyrille, celle de St. Basile, et celle de St. Grégoire de Naziance. Les Cophtes jacobites opposés au concile de Calcédoine en 451 ont continué de s'en servir et s*en servent encore depuis 1200 ans.

Dans la prière de la préparation, le prêtre dit : ^^ O ^^ Seigneur I rendez- nous dignes, par la vertu de votre Esprit-Saint, d'accomplir ce ministère, afin que nous ne tombions point en jugement devant le trône de votre gloire et que nous vous offrions le sacrifice de béné* ** diction".... Voici quelques paroles de Toblation : '* Seigneur Jésus-Christ, fils unique. Verbe de Dieu le '^ père, bénissez ce pain, ce calice que nous avons posés ^^ sur cette table sacerdotale : sanctifiez-les, consacrez " les, et c^awgc^-les de manière que ce pain devienne *^ votre saint corps, et que ce qj|^ est mêlé dans le calice *^ rfcinenwe votre sang précieux." Après avoir récité re* ligieusement les paroles de l'institution, le prêtre continue: *' Nous vous adorons, selon le bon plaisir de vo« *^ tre volonté;, et nous vous supplions, ô Christ ! notre ^^ Dieu! nous pécheurs et vos indignes serviteurs, afin que '^ votre Esprit-Saint advienne sur nous, et sur ces dons *' proposés,qu*il les sanctifie. . • et que de ce pain \\ fasse ^ le saint corps de Notre Seigneur même et Sauveur ** Jésus-Christ, qui est donné pour la rémission 'dêspéchés et la vie éternelle à celui qui le recevra/' (Le peuple répond Amen.) ^* Et de ce calice \\ fasse \^

366 SUA L*iCLIlE AKOUCAKB

^^•^"^'^^ " sang précieux du Nouveau Testament de Notre Sei- " gneur même. Dieu et Sauveur Jésus-Christ^ qui est ^ donné en rémisson des péchés, et vie étemelle à qui ** le recevra.'* (Le peuple. Amen) A la fraction du pain, le prêtre dit : ^^ Seigneur Notre Dieu . . • vous qui ^* avez sanctifié ces oblations proposées, en faisant des- ^' cendre sur elles votre Esprit-Saint..**.A Tapproche de la communion, le diacre en avertit par ces mots: ^'Soyons ** attentift et tremhlans devant Dieu/'Lepeuple:** Ayez *^ pitié de nous, Seigneur/ Alors le prêtre prenant en main la partie la plus grande de Thostie, il Télève : puis il 8*incline et s'écrie d'une voix forte : *^ Aux saints les ** choses saintes." Le peuple se prosterne^ la face en terre. Vient ensuite la profession de foi que le prêtre fait en ces termes : ^' Le corps saint et le sang précieux, *^ pur, vrai de Jésus-Christ, fils de Dieu ; Amen. Je crois, je crois, je crois, et je confesse jusqu'au dernier soufle de ma vie, que c'est ici le corps vivifiant de •• votre fils unique. Seigneur Dieu et Notre Sauveur ** Jésus-Christ: il le prit de Notre Dame,mère de Dieu> ** de la bénite Sainte Marie, et il le fit un avec sa di- " vinité, sans confusion, sans mélange, ni altération. II *' rendit de lui-même un bon témoignage devantPonce- " Pîlate, et se livra lui-même pour nous à' Tarbre de la ** croix sainte, par sa volonté seule, et pour nous tous. •* Je croîs vraiment que sa divinité ne fut jamais séparée ^^ de son humanité, pas une heure, pas un clin*d*œil. (I). Il livra son corps pour le salut, la rémission

(1) Ces paroles ont un sens très>cathoiîque ; elles marquent Tnwm et non k mékinge; elles ne confondent point les deux natore^

£T LA RÉFORMATION £N g£n£raL. S6j

** des péchéâ et la vie éternelle de qui le recevra. Je ^'«•*« **• ** le croîs ainsi dans l'exacte vérité,"(0

Elles ont tant de ressemblance à celles des Gophtes Lîtuiçîes dTE Jacobites^ qu*il suffira d'en citer quelques traits parti. b^^kT^ culiers. La liturgie intitulée des 318 Pères exprime

!»• • 1 1 -N . ^-f Traduct^îon d

1 mvocation de la manière suivante : •* Nous vous prions Vausieb. hkt

-^ , ,. o • d'Alexandrie

^ donc et nous vous supplions, o Seigneur ! d'avoir la «>>• <>• i» tam *^ bonté d'envoyer votre St. Esprit, et de le faire des- ^ cendre, venir et répandre sa lumière sur ce pain,

afin qu'il devienne le corps de notre Seigneur, et que

ce qui est contenu dans ce calice se change et de^

vienne le sang de Jésus-Christ."

Une autre liturgie traduite en latin par M. Ludoflf Ludoc

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comme faboient les Eutychiens.' Et en effet les Jacobites attachés à Dioscore, rejetoient à la vérité le concile de Calcédoine qui Tavoit eradamoé ; mais ils disoîent anathème également à Nestorius et Eutâches» suivant Tédit d'union.de l'Empereur Zenon qu'ils ont toujours reçu. ^

(1)Nous sommes redevablesdes lumières acquises sur IcdCophtes Jacobites aux voyages»au\ lumières et aux travaux du savant Vausieb, né à Erfurl. Il étudia la langue éthiopienne sous M. Ludoff, qui engagea le duc de Saxe à l'envoyer dans le Levant,et jusqu'en Ethyopie^ daiM l'espoir qu'il y feroit des découvertes favorables au Luthéranisrae. Ne pouvant parvenir jusqu'en Ëthyopie^ Vausieb s'attacha aux liturgies jacobites, les examina à fonds, se convainquit par elles des erreurs de sa communion, se fit Catholique, puis dominicain à Romté. Passé en France, il fut accueilli de M. Colbert. Ce grand ministre» qui ne cherclioit que à^s hommes capables de seconder ses vues vastes et noble8,le renvoya dans le Levant, avec ordre d'acheter tous^ les manuscrits orientaux qu'il trouveroit. Vausieb en envoya plus de ôOO à la bibliothèque du roi. Après avoir vainement essayé, de pénétrer en Ethyopie, il revint en I67t> en France, où il moarut peu d'années après.

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368 SUR L*i:GLTS£ ANGLICANE^

Lettre IX. luthérien^ parle en ces termes: '^ Nous vous prion^^

Seigneur^ et nous vous supplions d*envoyer votre Esprit-Saint et sa force sûr ce pain et sur ce calice, afin qu'il en fasse le corps et le sang de Notre Sauveur Jésus-Christ, Notre Seigneur dans les siècles ** des siècles." Tnduct latine La liturgie dite des Apôtres, après les paroles de Notre Sauveur, continue ainsi : '^ Le peuple dit AmeO) amen, amen : nous le croyons, nous en' sommes cer-^ tains: nous vous louons. Seigneur, notre Dieu. Oest vraiment votre corps , nous le croyons ainsi.'* -"Et après les paroles sur le calice, le peuple dit : ^' Amen, " c'est vraiment votre sang^ nous le croyons.'' On voit ici avant la communion, cette vive et forte pro/ession de foi que j'ai rapportée dans la liturgie cophte : elle est ici placée avec les mêmes expressions. Le prêtre donne la communion au peuple, en disant : ^^ Ceci est le pain de la vie qui descend du ciel, vraiment le précieux corps d'Emmanuel notre Dieu." Amen> répond le communiant. Le diacre présente le calice en disant: ^^ Ceci est le calice de la vie, qui descend du ^' ciel, et qui est le précieux sang de Jésus-Christ '^ Amen, amen, répond le communiant, uturçies des Lcs liturgies ont été beaucoup plus multipliées parmi les Syriens, que parmi les autres Eglises chrétiennes* Celle de St. Jacques est regardée par eux comme la plus ancienne, la liturgie la plus commune, celle qui con* tient tout Tordre de la messe, auquel se rapportent les autres. J'en ai déjà cité quelques traits de la version grecque. Je vais vous en produire quelques-uns tirés de la version Syriaque, A la préparation du sacrifice le diacre dit : ^^ A Dieu ! qui dans votre miséricorde avez.

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BT LA SJ^O^MATIO.N RK Q&txkSkkL. 36^

^^ accepté les sacrifices des anciens justes, àcceptei aussi iMx%'n^ ^^ 4an8| votre miséricorde notre sacrifice^ et daignez agréer ^^ nos prières.^ Eiitre les paroles de Tinstitution é^ de rinvocation^ qui sont ici I^ ooiêmesque dans la version grecqyej le diacre annonce la descente die TEspril-Saint sur les dons^ par une monition bien frappante : ^^ Que cette lieure est terrible, ô mes frère?, s'écrie-t-il; qtfil est redoutable cet instant où Tesprit vivifiant et saint va descendre du plus haut des cieux, et s'abaisser sur ^^ cette Eucharistie posée dans le sanctuaire^ et va la ^^ sanctifier. Soyez en crainte et tremblement : tènezr VOUS en prières : que la paix soit avec vous et la sécurité de Dieu, père de tous tant que nous somineà* " Crions trois fois, Kyrie eleison," Suit Tin Vocation telle que dans la version grecque : le diacre fait ensuite une fort belle prière à voix haute : ^^ Bénissëz-nous encore, et encore, ô mon Dieu, par cette sainte obla-tion, par ce sacrifice propitiatoire, qui est offert à ** Dieu le Père, qui est sanctifié, complété et achevé *^ par la descentede TEsprit-Saint et vivifiant..Ministres ^^ de l'Eglise, tremblez: car vous administrez un feu " vivant : le pouvoir qui vous est donné l'emporte sur ^^ celui des séraphins. Heureuse Pâme qui se présenté •* à cet autel avec pureté; carTËsprit-Saint inscrit son '* nom et le porte au ciel. Tremblez, diacres, à l'heure ^^ sacrée où l'Esprit^Saint est descendu pour sanctifier le ^* corps de ceux qui le reçoivent. ...Souvenez-vous des absents, ô mon Dieu ! et prenez pitié de nous. Paix et repos aux âmes des défunts : pardonnez les pécheurs au jour du jugement: ceux qui sont départis ^^ et séparés de nous par la mort, ô Christ, mettez leurs *^ ftinéi en paix, avec les pieux et les justes : que votre

370 SUE l'£GU8£ ANGUCANEj

(ituieix. *^ croix soît leur appui, votre baptême leur vêtement: ^^ que votre corps et votre sang soient pour eux le guide ^* qui lei conduise à votre rojraume..." Le diacre» s^adressant ensuite au peuple, *' Inclinez vos titeSj dit- *^ il, devant le Dieu des miséricordes, devant Tautel ^* propitiatoire, et devant le corps et le sang de Notre *^ Sauveur/1 A la fraction, à la communion du prêtre, c'est toujours le corps de Jésus-Christ qui est rompu, qui est arrosé de son sang; le corps saint, le sang vivifiant qu'il reçoit. Le diacre, en l'administrant au peupie, dit: *^ Mes frères, l'Eglise vous crie, recevez le corps ^^ du Fils, buvez avec foi son sang...ceci est le calice que '^ mêla Notre Seigneur sur l'arbre de la croix; approchez, ^^ mortels, buvez-en pour la rémission de vos péchés.*^ "iJê de**Re- Voici l'invocation de la liturgie syriaque, dite de *^<i<?- St. Maruthas, métropolitain de Tagrit en Mésopo-

tamie, ami de St. Chrysostome. ^^ Ayez pitié de '^ moi, ô mon Dieu! qui aimez les hommes: en- ^^ voyez sur moi et sur cette oblation sainte TËsprit- <' Saint, l'Esprit qui procède de vous, qui reçoit de votre Fils et perfectionne tous les mystères de l'Eglise, qui repose sur ces oblations et les sanctifie." (Le peuple :) Priez. (Le prêtre :) *^ Exaucezmoi mon Dieu !" (Le peuple trois fois:) Kyrie eleison (Le prêtre, élevant la voix :) " Que ce pain simple, il. '* le fassCy par transmutation^ (transmutet atque^effi" '* ciat) le corps même qui a été immolé sur la croix! *^ le corps même qui a ressuscité avec gloire, et n'a *^ point connu la corruption ! le corps qui prépare la *^ vie î le corps du Verbe même de Dieu, de Notre Sau- *• veur Jésus-Christ, pour la rémission des péchés T (Le peuple :) Amen. ^^ Et le vin mêlé qui est dans le '* calice, qu*il le fasse^par transmutation^ (transmw^

n LA kiFORMATIONEN GÊNiRAL. 371

tet et perficîat) le sang même qui a été répandu aii ^^^^^ ^' sommet du Golgotha^ le sang même qui découla êu^ la terre^ et la purifia du pécbé^ le sang même qui prépare à la vie, le sang du Seigneur même, du Verbe de Dieu, et du Sauveur Jésus-Christ, pour là rémission des péchés et la vie éternelle à cteu:c qui

** le recevront.**

A Toffertoire le prêtre dit : ^^ Que le Christ qui a été Liturgie i^e *^ immolé pour notre salut, et nous a ordonné de faire des Nestoriei *^ commémoration de sa mort et de sa résurrection, que des ÂpÂtres. '^ le Christ reçoive lui-même ce sacrifice présenté par Renaudot. ^^ nos mains indignes P Et, comme il avoit demandé le concours du peuple, on lui répond : ^' Que le Sei-

^•gneur exauce vos prières, qu'il ait pour agréable ^* votre sacrifice^ et daigne recevoir votre oblation, et *' honorer votre sacerdoce ! . . . . Que votre Esprit- " Saint vienne, ô mon Dieu, dit le prêtre, et ** repose sur Toblation de vos serviteurs ; qu'il la bé- '^ nisse et la sanctifie !..••••/* (Les prières de la cdnsécration manquent dans le manuscrit.) A la fraction de rhostie, au mélange des espèces, la liturgie ne parle que du corps, du sang de Jésus-Christ, le sang précieux, le corps vivifiant. A la communion, le diaCré s*écrie : " Approchons tous, avec tremblement !*' Et puis encore : " Mes frères, recevez le corps du Fils^; «' L'Eglise vous crie : buvez son calice avec foi/' Et dans une action de grâces, lé prêtre dit 2 " Le Christ ♦* notre Dieu, notre Seigneur, Roi, Sauveur, nous a *' rendus dignes, par sa grâce, de recevoir son corps et ** son sang précieux par lequel tout est sanctifié.

<^ Le cœur plein de crainte et de respect^ apprœhons ^ dm MMs '« tous du mystère du corps et du ss»ng précieux defiSÎ"*''*'

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