‹ Discussion amicale sur l'éstablissement et la doctrine de l'église anglicane: et en général surChapitre 35 sur 37 · APPENDIX · texte numérisé non relu

APPENDIX

Lettre IX. Crotfcmce particulière des EgUses princ^Mlea sur Appendix. TApostoUcité de leurs Liturgies.

Antiq. de la li- Il est juâte (le commencer par rEsliseéminente et prin-

turgie Rom. , ,, 5 . ^

lunocent 1er. cipale, dans laquelle toutes les autres viennent se iËunir

l Décentius.an 11 ^ «r * ' j 1 c?i

lie. * comme dans leur centre. Voici donc comme les Souveraios

Pontifes ont parlé de leur liturgie : ^* Qui ne sait, on n'y *^ réfléchit point, que ce qui a été laisse à TEgUse " Romaine par Pierre, Prince des Apôtres, et s'y pratique *' encore à présent, doit être observé par tous: . que l'on ne '' sauroit y ajouter ou y introduire quoi que ce soit qui seroit ** sans autorité ou la tireroit d'ailleurs; surtout, étant mani- ** feste que dans toute l'Italie, les Gaules, les Espagnes, " l'Afrique, la Sicile, nulle Eglise n'a été établie que par '^ ceux à qui le vénérable Apôtre Pierre ou ses successeuM *' en avoient confié l'administration sacerdotale."

Gélase, qui occupa le Saint-Siège de 492 à 496, nous a laissé un Sacramentaire qui porte son nom, et qui est le plus ancien de tous ceux qui nous sont parvenus sur la liturgie Komaine. Il y a mis en ordre les prières qui étoient venues par tradition jusqu'à lui, et fait entrer aussi quelques oraisons et quelques préfaces qu'il avoitlui*même composées. D'après le sentiment des savans, on doit regarder le Sacramentaire de gélase, comme un recueil de ce qui se disoit à la messe dans l'Eglise de Rome, dès le tems des Apôtres, et de^quel* ques prières que ce saint Pape crut devoir y ajouter.

)e la liturgie Ctst de Rome que les Eglises d'Espagae ont reçu la litur-

£T LA REFORMATION EN GBNjâRAL. 385

gie, au rapport d'Innocent 1er. que nous venons de citer, et I*ettrclX, suivant la tradition espagnole, dont Isidore, célèbre et sa- Appendix. vaut Evêque de Séyiile, nous assure par un témoignage positif. Le voici : " L'ordre de la mes^e, avec les prières par les- ^f'^^{^^ ** quelles les dons offerts à Dieu sont consacrés, a été d'abord 6oi. '* institué par St. Pierre." On pourroit ajouter qu'il y fut porté par St. Paul, car St. Clément^ successeur de St. Pierre, dit dans sa lettre aux Corinthiens, que l'Apôtre, après avoir instruit l'Orient, annonça TËvangile aux extrémités de l'Occident, ce qui convient à l'Espagne: nous savons déplus par St. Paul lui-même, qu'il projetoit cette course apostolique. " Lorsque je ferai le voyage d'Espagne, écri voit-il Ch.i5.v.34. *' aux Romains, j'irai vers vous," Et plus bas: " Je passe- '' rai par vos quartiers, en m'en allant en Espagne." Il paroi t aussi qu'après ce voyage. St. Pierre et St. Paul envoyèrent de Rome sept Evêques en Espagne, qui étendirent la foi dans Lettre de Gi cette vaste contrée idolâtre, et l'y scellèrent de leur sang, sancheT ' après avoir fondé plusieurs Eglises, établi le culte et le ser- Aipb. vice divin suivant la liturgie de St. Pierre.

Le Pape Vigile envoya l'ordre de la messe romaine à Profa- vigile élu P; tanus, Evêque de Brague,afin qu'il vît de quelle manière elle *" ^^®' étoit dirigée. Le concile de Brague en 563 Tadopta pour toute TËspagne. Or dans, la lettre du Pape Vigile, le canon est appelé par excellence \a prière canonique : on y .voit qu'il vient de la tradition des Apôtres, quem ex traditione Apostolicâ suscepimus; qu'on le disoit de suite à toutes les messes, et qu'il n'y avoit pas divers canons pour diverses fêtes, sed semper eodem tenore oblata deo munera consecramus : qu'on y faisoit seulement quelques additions dans certains jours solennels pour en faire mémoire. Ce témoignage confirme ce que nous avons déjà rapporté, que, suivant la tradition romaine^ ^le canoîî, c'est-à-dire, l'essentiel de la liturgie étoit venu des • Apôtres.

La liturgie que Pépin et Charlemagne firent abandonner De la litur pour le rit Romain, fut sans doute apportée de TOrient dans les Gaules. On en juge par l'analogie qu'on y trouve avec les

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