TOM. U M
i90 JUR L'àchlSB AnOUCASE,
«IkiMJi. '^ inini pour arriver au ciel : il nVt i peint établi son .^'Eglise pour sauver quelques persooiies^ pendant .que ktt.4,19. yt< lea autres se sauveroiènt d'une autre manièie. Nul ^^ autre nom - sous le* ciel n'a été donné aMX bommes» ^ par lequel nous devions être sauvés^ que k nom de ^ Jésus-Christ. Comme il ne s'est sauvé du déluge^ ^^ que ceux qui étoient dans l'arche de Noé^ que Dieu ** avoit fait construire pour les recevoir; eomme il n'échappa à l'Ange exterminateur des prenûera-nés de l'Ëgjrpte^ que ceux dont les portes avoient été teinte» de isang^ suivant l'ordre que Dieu avoit donné pour leur conservation ; comme de tous les habitaos de Jéricho^ ceux-là seuls évitèrent la mort, qiû ^' étoient renfermés dans la maison de Rahab^ qu'os ^' étoit convenu d'épai^er ; de même il n'y a que ceux ^' qui appartiennent à l'Eglise de Dieu^ qui pourront ^ se soustraire à la colère de Dieu*." Vous voyee* dans ce passage la doctrine des Ecritures, l'enseignement,, le langage même de la tradition apostolique. ^ Quant au péché de diviser l'Eglise, nous dit l'ao^ teur anonyme que j'ai déjà cité (1), nous convien* drons sans peine, je pense, que c'est un crime de la -'^ dernière méchanceté, et de la teinte la plus noire. '^ On ne sauroit véritablement en douter, pour peu ^' que l'on considère et le soin que mit Notre Sauveur '^ à le prévenir, et les peines qu'il se donna pour in«. struire à fond ses disciples, afin qu'ils ne variassent jamais, lorsqu'ils expliquevi^^ient au monde ses sen*
(1) Serîous Enquiry itito the causes of flie neglect and coq. tempt ôf the Protestant Religion» and Cibiirch of EDghmd.-— Second Edtl, 1676.
ET UL RÉtOftMATlOK BM càsÈÊLAL. SI
•' timents^ et la ferveur extraordinaire dont il pria pour ï-»*^ -B- ^' que tes Apôtres restassent toujours unis. Les Apô^ ^^ très à leur toar répondirent avec exactitude aux ^ pressantes recommandations de leur Maître. 'Qui- ^' conque observe avec quel zèle ils se portèrent à *' étouffinr dans iesEglises particulières les moindres '^ schisikiés dans leur naissance^ à réparer toutes les ^ brèehes^^ à écarter tout sujet de division, à unir les f' dœiirsy réconcilier les esprits: avec quelle appli* ^ cation ils- instruisoient les peuples à détester le ^ schisme comme le poison du Christianisme, à se tenir sans cesise en garde contre lui, à remarquer et éviter ceux qui s*y montroient enclins, comme gens d'une '^ haleine contagieuse, d'une société pestiférée: de <' quels: termes odieux ils qualifioient le schisme, tels ^ qn^nnt œuvre delà chair, une œuvre du démon: ^^ quiconque^ dis-je^ a observé tout cela, comprendra ^^ aisément Ténormité de c.e péché. Que s'il veut pousser encore plus ' loin ses recherches, il trouvera que ce crime fut tellement en horreur dans la primitive Eglise, qu'on n'y balançoit pas de l'égaler '* aux transgressions les plus notoires, à l'idolâtrie, à '^ l'homicide, au sacrilège." Cet auteur avoit bien compris le fonds des Ecritures et l'esprit- de la tradi« tion primitive : Oh ! si le Parlement de 1558 avoit fait ces observations salutaires ! Si vos compatriotes en avoient.été imbus alors!
L'Evêque d'Oxford^ Samuel Parker, s'énonce avec la confiance et l'élévation qui conviennent à ce sujet ; ^ Je défie l'univers de me montrer un article quel- ReiigUmand ^^ conque plus impérativement ordonné, inculqué plus vm i^ '^ fréquemment que le maintien de l'unité entre Içs
M tlTlt L*à0UiB AirCUCANB,
tmtêtr. ^ Chrétiens. Il s^ensuit doi|c que^ n Bulfts «tpèct -^' d*unité ne aauroit être ntaintsmie tans celle un Sa^A^^^^ goQTeniement, ainsi que Thomdyke Ta démmitré ^ par rexpéneace et par le seos commuii^ cette anité *^ de gouvernement doit être le principal bat de tovtei '' CCS crdooDances évangéliquet...«Ainiî Notre Sravenr ^ ayant institué la société de soft Eglia^ et lai ayant ^^ assigné dea supérieurs poor la goavemer> qud ** homme seroit donc assez stupide ponr ne paa com^ ^ prendre, que lorsqu'il ordonne à ces aapérieon de ^ pféserver soigneusement runtté, il leor ordomie par ^ cela même d'employer tous les moyens dé a*eD as- ^' surer, et notamment les moyens indispenii^lcs pour ^ la maintenir dans toute espèce de société? Il ne s*agit donc plus de s'inquiéter^ si cette naité de gouTemement est prescrite nommément daw PEcri* ^ ture^ parce que, pour tout homme de bc» sena, elle ^ y est aussi clairement ordonnéi^ que si elle Télcût en ^ propres termes^ et cela suffit***
Tel est le langage des hommea éclairés de votre Eglise^ des théologiens protestants les plus renommés» des confessons de foi publiées à Genève^ en Suisse, en France, en Ecosse^ en Allemagne: c'est celui des Saints Pères que je vous ai cités auparavant, des Conciles les plus anciens ; c'est enfin le langage de toute la tradition apostolique. Quel est donc ce grand dogme, proclamé si hautement, et par ceux qui l'ont toujours maintenu, et par oeuit encore qui l'ont violé f Quelle doit être la force de ses preuves, pour s'âtre fait sentir et connottre jusqu'au sein du schisme et de l'hérésicj pour avoir subjugué ses peopres ennemis, et après les furieuses attaques qu'il ca a si ouvertement
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itSÊsnyée», les contraindre de lui rendre hommage^ et ^^n^ ^ par là de mettre leurs principes et leur conduite en une contradiction manifeste aux yeux de Funivers ? (l) Msus au moins en théorie et sur la question de droit, dont il s^agit id^ tout les partis se réunissent ; les différenoes de communion dîsparoissent : Luthériens, CaU • lînistes. Anglicans, Ecossois, les Eglises Grecque et Latine^ la foi de tous les siècles chrétiens, renseignement des Apôtrei, les injonctions pressantes et si souvent réitérées de notre Diyin L^slateur; tout, et notas foible ni«on elle-même, atteste de concert la nécâttité de garder fnnité dans TEgKse et dans la croyance, iet s*aocorde à placer le dogme de Tunité à la tête des préceptes évangéliques, comme le «chi sme à la tête des piévarications humaines.
Après avoir essayé de présenter «ous vos yeux et
dsQs leur ensemble les différentes preuves qui établis-
seat ce dogme incontestable, je me réserve, avec Taide
de Dieu, de vous en développer dans la lettre suivante
b conséquence i mmédiate.
(i) Voyes TAppendix.
^4 SUR L'ÊGLISt ANGLICANE,