‹ Discussion sur l'usureChapitre 41 sur 102 · PREAMBULE · texte numérisé non relu

PREAMBULE

427. Après avoir considéré , développé, terminé la question sur le prix proportionnel de l'usage de l'argent avec des notions simples, naturelles, générales , et sans employer les termes de l'école ni du barreau, termes avec lesquels on avait peine à arriver à une décision claire, solide, incontestable, il me parait à propos maintenant de traiter aussi la question avec ces termes , d'examiner ce qui en résulte par des conséquences rigoureuses, et d'observer où et comment ils ont commencé à répandre de l'obscurité dans cette matière, et comment il faut les entendre, pour trouver la vérité dans leurs propres limites, et non au dehors, etcomme par contre-coups. Ces termes sont principalement les mots iìsilìens mutuo et usura, prêt et usure, mots latins d'origine, d'une signification ambiguë, qui sous la plume de quelques écrivains sont devenus la source de disputes interminables, ont troublé l'esprit des fidèles et même agité les conducteurs des peuples. Ainsi, pour répandre la

lumière et le calme , nous fixerons d'abord le sens des termes, pour marcher ensuite d'une manière assurée en suivant un encbaînemenl de conséquences rigoureuses.

Ce livre sera comme un nouveau traité sur l'usure. Après l'avoir parcouru, nous aurons étudié la matière selon deux méthodes différentes; et nous pourrons voir que la première est préférable , et même qu'il faut abandonner la seconde, si nous voulons enfin jouir de la paix.

Au reste, après le retour de la paix on aime encore à connaître quelles causes la troublaient, et comment elles la troublaient. Ainsi on pourra conserver ce livre ou autres semblables, au moins comme un document sur les maladies cachées de la science dans cette matière, et sur la manière de les guérir au milieu même des termes qui les engendraient. '- : '*''i- ..^...^ij-.u :^fin *> i^^r^

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