‹ Discussion sur l'usureChapitre 47 sur 102 · Maintenant, en résumant ce que nous · texte numérisé non relu

Maintenant, en résumant ce que nous

Cette raison prouverait que celui qui ne donne du pain et du vin qu'à prix d'argent, pèche ; parce qu'il force les autres à débourser leur argent , puisqu'ils ne peuvent pourvoir autrement à leurs besoins. Mais ici Leotardi transcrivait sans examiner.

avons dit sur Vusure^ nous voyons que l'usure est ce que l'on reçoit clans le prêt au-dessus du capital (§ 437). Ainsi toutes les fois qu'il y a un vice dans ce surplus, l'usure est criminelle ; dans les autres cas elle ne l'est pas. Or, il y a un vice dans ce surplus, 1^ toutes les fois qu'on l'exige du prot en vertu du prêt , et non en vertu du contrat de l'usage ; 2° toutes les fois qu'on l'exigerait sans faire aucune mention du contrat de l'usage, sans même le sous-entendre, ce cas revient au premier; 3° toutes les fois qu'on l'exige rpour le contrat de l'usage dans les cas où ce contrat ne peut avoir lieu , où il faut s'en tenir au simple prêt, comme à l'égard des pauvres; A^ lorsque après avoir expressément donné l'usage, on voudrait cependant en exiger un prix; parce qu'alors c'est comme si l'on était resté dans les limites du simple prêt; 5° parce quand on exige le surplus dans les cas prohibés que nous venons d'énumérer, ce surplus est un excès ou une fraude , par une raison analogue on dit enfin qu'il y a péché d'usure dans tout surplus excessif ou frauduleux que l'on exige dans les contrats de l'usage qui accompagnent le prêt.

483. Ainsi quoique l'on puisse joindre au prêt le contrat extérieur de l'usage , qui est susceptible d'un prix légitime, il reste néanmoins une si grande quantité d'usures criminelles que nous avons de quoi verser des larmes, et des larmes aussi abondantes que celles que répandaient les prophètes sur les péchés des hommes.

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