Les anciens voyaient l'usure criminelle
ans lesmplus que Ton exige au-delà du capital, ccompagné de fraude ou d'excès, et ainsi ils enibrassaient dans toute son étendue, et ce n'est »as qu'ils neregardassent comme criminelIeTusure ui provient du prêt en vertu du prêt. On voyait ussî là l'usure, et l'usure criminelle; mais on la omprenait dans l'expression générale de l'usure ccompagnée de fraude ou d'excès. Lesmodernes nvisagent l'usure criminelle dans l'intérêt que on exige du prêt en vertu même du prêt. Cette dée est très-juste; on en conclut aussi qu'il y a tsure criminelle dans tout prix de l'usage qui est ccompagné de fraude ou d'excès. Si l'on n'est pas oujours d'accord sur cet article, les dissidences ie viennent que de l'application du principe : iela vient de ce que tous les hommes ne distinuent pas assez le contrat du prêt du contrat exrinsèquede l'usage. Et ainsi ils voient, quelquefois,. »éme quand il ne faudrait pas, ces résultats du ^rét en verlu du prêt.
485. Il y a des hommes qui disent que la docrine a varié sur cette matière : mais cette plainte est sans fondement. Car la doctrine est toujours. a même; mais parmi les hommes qui l'appliquent^ r;ous n'ont pas le même œil pour voir jusqu'où s'étend la sphère de l'application légitime; de là il arrive- que quelques-uns la portent trop loin. Et ici il est bon de rappeler que nous n'avons point, de tradition évangélique écrite ou non écrite , qui> proscrive toute usure sans exception (§ 104 , 105),. et par conséquent s'il y avait quelque variation,, elle ne serait point dans là doctrine de Jésua^
32G Chrisl. Or qui a jamais dit que quand il ne s'agit point d'une tradition ou d'une révélation divine, il ne peut pas y avoir des variations? 11 y aurait variation dans les opinions des hommes, mais non dans la doctrine révélée de Dieu. Mais nous parlerons plus convenablement de ce point dans le sixième chapitre de ce livre où nous examinerons la conduite des souverains pontifes sur cette matière.
48G. Par ce qui précède nous pourrons connaître l'équivoque de celte définition que l'on donne fréquemment : Usura est pretium usas pecuniœ mutuatœ. Cet usus chez ceux qui donnaient cette définition est regardé comme absolument confondu avec la monnaie dans l'opinion que la monnaie se consume par l'usage; c'est-àdire que cet usus est considéré comme étant totalement imaginaire du coté du préteur, et ainsi celte définition exprimait toujours l'usure criminelle, comme étant le prix ou le fruit d'une chose qui n'existe point. Mais aujourd'hui personne ne parle de cet usage; mais on parle d'un usage trèi^réel accordé par celui qui prête la monnaie pour un certain temps, et que nous avons déjà montré tant de fois dans les substitutions que l'on peut faire de la monnaie aux choses représentées pendant tout le temps que dure le piét. Ainsi celte définition, qui était comme le signal de l'usure criminelle, n'était telle que par l'équivoque qu'elle renfermait, et cette équivoque venant à disparaître, elle ne peut plus exprimer la seule usure illicite, ni perpétuer l'habitude de penser que, « prix de
l'usage de l'argent et péché sont des expressions synonymes. »