CONCLUSION SUR LES TITRES PRÉCÉDENS
622. C'est une chose bien digne d'observation 511e tous les titres énumérés ci-dessus sont du :ôté de celui qui tient l'argent et le prête, et non iu côté des personnes qui le reçoivent, et qu'il les fait valoir quand et autant qu'il veut, précisément comme s'il calculait le simple prix de
usage de la monnaie. Ce qui fait voir qu'en dernière analyse le fondement de tous ces titres repose sur l'argent et sur son usage, ou sur le prix de son usage , quels que soient les détours que l'on prend pour ne pas laisser apercevoir ce fondement.
623. Ainsi, soit que l'on ait égard à cette considération , soit que l'on considère le caractère de chacun des titres comme nous les avons expliqués, soit que l'on envisage les lois romaines concernant l'usure ; nous pouvons conclure que tous ces titres recherchés avec tant de soins et devenus l'objet de l'approbation générale , étrangers fortunés établis dans la maison d'autrui, ne sont vis-à-vis de l'usage précieux de la monnaie que ce que l'ombre est par rapport au corps qui la projette. Et c'est une chose bien singulière que l'on ait regardé, et ce qui est plus fort, que l'on regarde encore comme quelque chose de réel l'ombre plutôt que le corps qu'elle accompagne.