BUB LES [DÉES MAITRESSES DE LA RÉVOLUTION
kemple, commencera-t-elle à se taire ? Je n'en rois rien; mais il est possible. Certains signes sont [ans ce sens. Ils peuvent se multiplier.
craintes que l'on a relativement à l'avenir
nu peuple sont toujours mêlées d'espérances. On
e voit vieillir; maison n'est jamais absolument sur
i voir vieillir son ] Que ne suis-je mon pa
j être un pa ■ . il y a toujours de la ressource, ou,
u moins, on peut toujours croire qu'il y en a. El
je ne sais trop pourquoi, il est pieux d'envi-
9a propre mort, et impie d'envisager celle
e sa patrie. Soyons pieux de l'une et L'autre
lanière.
T. -lies sont les principales idées directrices de
ml mouvemenl intellectuel. Après lesavoir
ttiviea dans leur évolution jusqu'à leurs dernières
[uences, je ne serais pas fâché <l<> revenir à
fur principe, ce qui me permettra peut-être d'en
arler av. m- plus de complaisance. Tout au fond,
Btte passion pour l'égalité, pour la liberté consi-
comme une forme de l'égalité, pour la tïa-
irnité considérée comme une égalité pénétn i
tlendrie d'amour, cette passion en ses différentes
manifestations et en ses différentes nuances, se ramène à la haine de la force et à une révolte contre la force.
Les révolutionnaires ont voulu abolir la force, voilà précisément le fond des choses.
Pascal a dit : «L'opinion est la reine du monde, la force en est le tyran. » Ils ont précisément voulu remplacer ce tyran-là par cette reine-là. Il a dit encore : « On ne veut être assujetti qu'à la raison et à la justice. » Ils ont voulu précisément n'être assujettis qu'à cela. Il a dit encore : « Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force. » Ils ont constaté comme lui que la force, sous différentes formes, gouvernait le monde et que, pour se faire accepter, parce qu'on ne veut être assujetti qu'à la justice, elle se donnait pour justice et pour droit.
Droit divin, droit de naissance etd'hérédité, droit de justice aux mains de ceux qui l'achètent ou qui en héritent, autant de forces déguisées en droits et en usurpant le nom, autant de forces qui se sont « justifiées » et auxquelles il faut arracher le masque.
Toutes les aristocraties sont des forces, sont des aspects multiples de la force dominant le monde. Un certain nombre d'hommes se reconnaissant à certains signes se sont groupés et ont fait cohé-