R LES U'I I S MAITRESSES DE L I RE1 OU NOH
sion, el ont formé un corps. Ils s'appellent nol II- ont constitué une force qui s'appelle « ordre de l'État». C'est une force à briser.
Un certain nombre d'hommes, se reconnaissant à certains signes, ont formé une autre corporation. Ils se tiennent; ils se serrent les uns contre les autres. Ils accumulent des richesses Ils forment aussi un « ordre de l'État ». Ils s'appellent cler C'est une force à briser.
Un certain nombre d'hommes se sont attribué la fonction de juger les autres. Ils ont des maximes imunes, une langue commune, des traditions, une quasi-hérédité, comme les nobles. Ils forment un corps redoutable. Brisons encore cette force-là.
Les patrons ouvriers se sont organisés en syndi- - très serrés, très réglementés, très fermés. Ils sont une force par leur cohésion et par leur entêtement dans des règles et coutumes fixes et invariables. C'est une sorte d'aristocratie populaire. Encore une force à briser.
Mais qo ' I uité aussi est une force, d'an
genre particulier, très différente des fore sto-
cratiques, et c1 ur cela que, pendant quelque
temps, on croit pouvoir s'en accommoder ; mais quoi t une force aussi, \ mystique. Un
il ient, <|ui veut que l'hérédité consti-
tue un droit, et que celui-ci, légitimement, se fasse obéir, dont les ancêtres ont commandé. Brisons cette force, redoutable en soi, plus redoutable en ce qu'elle légitime et « justifie » pareille prétention de la part de tous ceux qui se réclament de l'hérédité et fondent sur elle leur droit à une supériorité quelconque.
Mais quoi, encore ? Vraiment la force se trouve partout. Plus de forces par cohésion ou par préjugé accepté, d'hérédité. Non ; mais celui-ci est fort par son argent, par ses biens, par ses terres, par la clientèle qui vit de lui. Ceux qui possèdent sont plus que des hommes. Encore une force qu'il faudra essayer d'effacer. Ce sera plus difficile que tout le reste ; mais pourquoi n'y arrivera-t-on pas avec le temps et un dessein bien suivi ?
Mais ceux qui sont plus instruits que les autres ? Ils sont plus forts. La force toujours ! Il faudrait que tous les hommes reçussent la même instruction : car instruire les uns plus que les autres, c'est exactement mettre à l'un une cuirasse et une épée et donner à l'autre une souquenille et un bâton. C'est créer de la force au moment même où nous ne songeons qu'à chasser la force de la surface de la terre.
Mais, en vérité, ce n'est pas tout. La nature est aristocrate. Nous avons beau dire que tous les