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SCOLAIRE

J'ai lu avec intérêt l'introduction quo M. Georges Bauvalon, professeur de philosophie au 1 q, a mise en tête de son édition du Contrai

cinl.

itte édition est une édition scolaire, destinée aux élèves de philosophie, destinée adonner aux jeui riions des idées saines Bur Jean-Jac-

ques Rousseau et but ses doctrines pôlitiqv

t donc la que j'avais chance de trouver la

pensée officielle Bur les thi de Jean-Jacques

«•t le manuel politique officiel de l'heure présente.

l'ai été très satisfait. L'introduction de M. Bau-

valon est très claire, très précise, très bien ordonnée, d'une très belle suite, très modérée et tranquille dans le ton, comme il convient à un ouvrage scolaire ; et c'est un programme autorisé et magistral du jacobinisme le plus pur.

L'auteur de cette introduction s'est demandé, comme tout le monde, comment on peut concilier ou expliquer les textes du Contrat social qui expriment un libéralisme assez net et qui le respirent et les textes — un peu plus nombreux — du Contrat social qui établissent tout simplement le despotisme absolu de l'État, le despotisme absolu de la majorité des votants. Et, d'une part, il a trouvé une explication et une conciliation qui laissent au despotisme toute latitude et lui confèrent toute légitimité et dont les libéraux devront, s'il leur plaît, se contenter ; — et d'autre part, il met définitivement au magasin des vieilleries ce qu'il peut y avoir, même dans Rousseau, de libéralisme ; et il savoure le despotisme rousseauiste avec volupté et il le recommande comme la formule de l'avenir avec allégresse.

La conciliation entre le libéralisme intermittent de Rousseau et son despotisme fondamental, la voici, selon M. Bauvalon; elle est bien simple:

« L'obéissance — c'est du Rousseau — l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. » La

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