‹ Discussions politiquesChapitre 3 sur 49 · S'JH LES IDÉES MAITRESSES DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

S'JH LES IDÉES MAITRESSES DE LA RÉVOLUTION

prescriptions de police, devant l'impôt, ce qui déjà beaucoup plus difficile à établir, malgré la meilleure volonté du inonde •. devant le service mili taire, ce qui, chose paradoxale et pourtant vraie, rend ce service plus lourd, quoique étant le même comme durée, pour certains hommes des clas ('•levées que pour le plébéien : toute galités

dès droits et des devoirs étaient encore relativement faciles à faire passer des idées dan.- les choses et de la théorie dans les faits.

Mai- il était naturel que ridée «le l'égalité tût poussée plus loin ; car elle est de celles à qui l'on ne t'ait pas leur part, précisément parce qu'elle contient l'idée de justice ou s'appuie sur elle et que l'idée de justice a quelque chose d'indéfini. I i ilutionnaires, ayant comme la passion de l'< lilé, la voulurent dans les conditions et même flans les mœurs, comme ils la voulaient dans les rapports des citoyens avec la loi. De quoi, au moins pour la première de ces deui choses, on ne peut

re leur en vouloir. Du moi us, on Q6 peut gu

leur reprocher de manquer de logique, il sera toujours impossible de prouver que, l'égalité des conditions manquant, l'égalité de- droits subsiste, rt il iujour facile de prouver que là où

nque l'é jalité des conditions, l'égalité des dr t qu une illusion ou un leurre. Comn ut-

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on, quelque bonne volonté qu'on y mette, que l'homme riche, soutenu par un excellent avocat, soit l'égal devant la justice de l'homme pauvre détendu par un avocat d'office? Comment veut-on que le service militaire, plus lourd, à la vérité, pour l'étudiant en médecine dont il interrompt les études que pour l'artisan, ne soit pas plus léger pour l'homme riche, qui peut se faire aidera prix d'argent, en une foule de menues corvées, que pour le plébéien qui doit faire le service tout entier sans que rien y manque ? Gomment l'impôt, quoi qu'on fasse, peut-il frapper également le riche, le pauvre, le moins riche, le moins pauvre, le riche apparent, le faux pauvre, le pauvre ignoré, l'homme à charges cachées encore qu'honorables, etc. ? Comment la loi peut-elle peser avec une égalité parfaite, en ses mille obligations, sur tant d'hommes si différents, si inégaux de forces et de capacités, soit pour supporter, soit pour agir? L'égalité théorique se heurte à la force des choses ou plutôt ne saurait s'ajustera la diversité infinie de la réalité. Il faudrait donc, an moin$i que les conditions fussent égales, qu'il y eût partage de ces forces que l'homme s'ajuste, ajoute à ses puissances naturelles comme des instruments qui les multiplient; qu'il y eût partage de ce qu'on appelle les biens, ou que personne n'en possédât; que, d'une façon ou d'une autre, les con-

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