‹ Discussions politiquesChapitre 34 sur 49 · I.\ i RANCE l.i GI ILLA1 ME U · texte numérisé non relu

I.\ i RANCE l.i GI ILLA1 ME U

ée ». moi, je ne -du tout ce <;

s'est que la force du droit. Le droil est le droit, la force est la force ; mais le droit n'a aucune foi rtla force n'a aucun droit ; et la force du droit, ;'est quand le droit est servi par quelqu'un qui 3lus fort que son adversaire ; mais ce quelqu'un *e n'est pas de son droit qu'il est fort.

Mais M. Bérard est fasciné par ce vieux cliché le la force du droit. 11 dira: « Au cours des innées qui viennent de finir, le monde a plus thangé je que durant les vingt-cinq d< -

es années du xix1' siècle (Y Mais, au fond de dus ces changements, ilestun phénomène idi ique : alors que VhumaniU

;he vers une justice plus équitable i ,vers iiif paix fondée sur le droit. vers un bonheur lémocratique, le seul Guillaume II croit son destin use des vieilles choses...

-vous bien depuis six ans l'taii lé tout

ntirr>'. depuis le Transvaal jusqu'aux États- 1 fn t depuis les États-Unis jusqu'à la Turquie et au

il i'ii marche vers une justice plus équital u une équité plus juste ; el • me paix fond ur le droit ? Moi, je suis comme le dindon, j< >ien quelqu e, mais je ne distingue pas t:

lien.

I térant (pie, de cette justice plus équi-

table et de cette paix fondée sur le droit, la France est le représentant et l'apôtre, M, Iîérard dira sans broncher : « M. de Iîulow rappelait au Reichstag le mot de Bismarck : « Les fruits ne mûrissent « jamais si vite que lorsqu'on tient une lampe « auprès d'eux. » Nos lampes dressées à l'Occident font dans l'Europe centrale mûrir des fruits que nous n'avons pas cultivés, que nous ne cultiverons pas (leur maturité trop hâtive pourrait nous mettre en de cruels embarras), et foisonner de jeunes pousses qui risquent d'étouffer le vieil arbre bismarckien. »

Est-ce que cela ne vous paraît pas écrit, non en 1908, mais en 1848 ? La France représentant le droit, la justice, la liberté, et par l'éclat de ces astres invincibles pulvérisant la barbarie germanique, n'est-ce point, sinon un peu ridicule, du moins un peu suranné? Voyez-vous l'Allemagne fascinée par les lumières que dégagent M. Lafferre, M. Allard, M. d'Estournelles de Constant et M. Combes?

Sachons le dire courageusement et patriotiquement ; car le patriotisme consiste d'abord à dire la vérité à son pays : l'Allemagne voit dans la France, pour ce qui est du passé, un peuple qui, avec les grands mots de liberté et de fraternité dans la bouche, l'a opprimée, foulée, meurtrie, pillée et

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