P8Y< B0L0G1E D! SOCIALISME
Toujours quelqu'un, mais jamais le même. Toujours cel u i qui est en minorité. Toujours celui qui est dans l'opposition. Tout parti d'opposition se réclame de la liberté, sans l'aimer le moins du monde. I> libéralisme est successivement Vhyp i D'où suit qu'un irai est sur ut suspect d'être de tous les parti- les plus fantastiquement divers. J'ai été. dans l'opinion des hommes au pouvoir, anarchiste, orléaniste, légitimiste, radical, pn crois <| suis à présent clérical. 5 - cléricaux iv. ut au pouvoir, je serais demain t de radicalisme révolutionnaire. C'est le lot de tout homme qui ne char - de manière de * Quand on ne change pas d'opinion, on change parti tous les Irois ans ; quand on ne chat de parti, on change d'opinion tous les huit jou
Si les Français arrivaient à mépriser t< partis et à ne jamais croire au libéralisme d'aucun d'eux, ils deviendraient peut-être libéraux aux- mêmes et ne feraient ta fortune d'aucun syn- : d'exploitation nationale. Us reraient peutêtre leurs affaires à eux, les affaires de
•/, et oon celui de telle coterie, puis de telle autre, puis d une troisième, desquelles la
ième, la seconde et la première ci berté I » pendant dix ans pour acquérir par là le
droit, une fois victorieuse, de gouverner à son exclusif profit.
Mais cela est difficile à un peuple très centralisé et qui semble ne comprendre et n'admettre quo la centralisation. Le Toul-à-Paris est la formule même du peuple français. M. Le Iton en donne de nouveaux exemples qui ne palissent pas auprès de ceux que Stendhal donnait naguère et qui étaient d'un si haut comique. Voici ce que dit le très grave M. Leroy- Heaulieu : « Tai vu des villages de 200 ou 300 habitants, appartenant à une grande commune dispersée, attendre pendant des années et solliciter humblement des secours pour une fontaine qui leur était indispensable et que 200 francs ou 300 francs, c'est-à-dire une contribution de 1 franc par tête, suffisaient à mettre en bon état. J'en ai vu d'autres, n'ayant qu'un seul chemin pour faire sortir leurs denrées, et ne sachant pas se concerter, quand, avec une première mise de fonds de 2.000 francs et 200 fr. d'entretien par an, ils pouvaient rendre aisément viable cette seule voie dont ils disposaient. Je parle de pays riches, beaucoup plus aisés que la majorité des communes de France. »
Voici l'histoire d'une conduite d'eau de la petite ville de X...: « Une des conduites d'eau y ayant été brisée, reçut brusquement les immondices