‹ Discussions politiquesChapitre 46 sur 49 · I M. HISTOIRE DE LA RÉVOLI I IO.X FHAN< USI · texte numérisé non relu

I M. HISTOIRE DE LA RÉVOLI I IO.X FHAN< USI

ins habiles, et enfin qu'ils sont tous amoureux d'une femme, très intelligente, encore

qu'on l'ai! beaucoup surfaite, mais qui n'était . du tout homme d'État. 1 ) me de qu'il aimait, 1 -Col lard aurait dit : le < .1 rondin

un être systématique et amoureux. En politique et surtout en temps <!• ition, c'en z pour échouer toujoui Peut lurait-il lieu de chicaner bit in- M. A . ird sur la question du 18 Brumaire. Je in'étonne un peu qu'il di hou ■ si éprise d'idéal, à quoi abouti ra-t-el le définitivement après quatre ans de : ne ? Klle livrera la Frani parte qu'il sait déjà tout ce qu'il écrira p et autn savoir que, quand un apprit à Paris l'arri oaparte à l i it une explosion «la! s< dans

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ju'a Paris étaient illuminés le g que, i a Lyon, ce fut du dél de ! i\ tien! p irticulii i

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Xrl DISCUSSIONS POLITIQUES

politique, ceux qui rêvaient de renverserBonaparte n'auraient pu le faire que par une émeute de soldats et d'ouvriers » ; mais que « les rapports de police nous montrent qu'à Paris, dans les casernes, Bonaparte était populaire » ; et qu' « il en était de môme dans les ateliers » : et que « la population laborieuse des faubourgs Saint-Antoine et Saint- Marceau admirait et aimait le Premier Consul bien plus encore qu'elle n'avait admiré et aimé Robespierre et Marat ».

Dans ces conditions (et rien n'est plus exact que ce tableau), il me paraît assez net que ce n'est pas la bourgeoisie qui a livré la France à Bonaparte, mais que c'est la France entière qui s'est livrée à lui unanimement, si même on ne pourrait pas dire que c'est le peuple, paysans, ouvriers, soldats, petits bourgeois, qui a livré la bourgeoisie à Bonaparte, tout en se livrant lui-même. Car enfin, d'où sont venues les rares protestations ? Du petit monde des Cinq-Cents, c'est-à-dire de la bourgeoisie, d'une portion particulière de la bourgeoisie, oui, de la bourgeoisie politicienne, des « avocats » ; mais enfin de la bourgeoisie ; et il n'y en a pas eu ailleurs. Et cela est assez naturel, la bourgeoisie seule, et cette bourgeoisie-là, ayant quelque intérêt à la continuation du régime parlementaire d'alors, qui constituait pour elle une carrière ha-

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irdeuse, mais une carrière, et, par rencontr ssez lucrative.

Quant à ce fait que, même dans ce monde-là, le pup d'État a été salut'1 connut1 un acte salutaire et aéme légitime par de très honnêtes gens comme ayette, comme Carnot, cela aussi me paraît bien naturel. Il faut voir le L8 Brumaire à sa date et sa- M>îr qu'il aeu lieuen 1799. En 1799, il y a eu dix loups d'État, dix grands actes d'illégalité, dix vioations générales de la Constitution depuis dix ans, | l'on peut dire «lu Directoire, pour terminer, qu'il l été le coup d'État en permanence. Kn 1799, on )riit dire des Déclarations et Constitutions de la F polution ce que M " de Staël disait spirituellement le la Constitution de l'ancien régime, qu'elles n'avaient jamais été qu'enfreintes. Danscet état social, iup d'État, par l'effet de l'accoutumance. De paraissait nullement une monstruosité, mais • le jeu naturel de nos institutions •; et il n\ eut per- Bonne en France, au lendemain du 18 Brumaire, qui ne se crut en République exactement comme la veille; en quoi ils avaient raison ; car ils j étaient ment de la même façon. En tout cas, le 18 llrumaire a été vraiment désiré par les oeuf dixièmes de la nation etaccepté parla nation tout ••ut ni ■«•. 1 1 \ a peu lieu 'l i mil miner cel te pau \ i e boui peoisie, plu toi que toute aul i I ion de

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