‹ Dissertation critique et apologétique sur la langue basqueChapitre 3 sur 4 · Handiren de · texte numérisé non relu

Handiren de

■j. Handirentcal. pour.

8. Handiren-gatic malgré, pour, g. Handiren-ganic du côté, de la part de. lo. H a ndiren-ganat vers.

Handirekiii

avec.

Honditaco

pour.

Handùaric

de.

Handilara.

Handitara-diiio

jusques à.

Handica

par.

Hondiric

de.

HaiidUçat

pour.

Singulier.

Handia

le grand, la grande.

Handiac

le grand , la grande.

Handiaz

du , de la.

Handian

dans le, la.

Handiari

au , à la.

Handiaren

du , de la.

Handiarentcat

pour le, la.

Handiareurgatic

à cause, malgré, pour le, la>

Handiaren-ganic

de la part du , de la.

lO.

Handioren-ganat

vers le, la.

Handiarekiii

avec le, la.

Handico

pour le, la.

Handilic

du , de la.

Handira

au, à la, vei-s le, la.

Handira-dino

iusques au, à la.

Pluuifi,,

Handiac

les grands, 1rs grandes.

Handiec

les grands, les grandes.

Haiidit'z

des.

Hdiïdielan

dans les.

Handici

aux.

Hondicn

des.

Hondicnlcal

pour.

Handien-gatic

à cause de , malgré, pour.

Handien-ganic

du côté, de la part.

lO.

Handien-ganal

vers.

HandieJàa

avec.

Handittaco

pour.

i3. Hdiidietaric 14. Haiidietara i5. Handictara-dino

des, du côté des.

aux , vers, jusques aux.

Le premier inembre de la déclinaison, que nous avons qualifié di indéfini , n'ayant point été traité jusqu'ici par nos grammairiens; d'ailleurs l'oreille n'étant pas faite à entendre isolément les inflexions de ce prermicr membre, quelqu'un pourrait douter si toutes ces formes existent réellement dans notre langue , ou du moins se trouver embarrassé pour les employer à propos : mais quelques exemples suffiront pour prouver que toutes ces formes ont une existence réelle, et pour faire connaître leui's usages respectifs. Exemples : cetnbait gicoji handi (quelque gi-and \\omine)^ cembait giçon hakdtc erran du (quelque grand homme a dit), cein giçon handiz

7^ çare mintço (de quel grand homme parlez-vons )? cemhail /liri ha nuit ai^ dago (il demeure dans quel- <}^UQ. grande \i\\c)^ emocu cembait jale handiri (dounez-le à quelque g^/Y//z<af mangeur) , cembail jale han- DiRENTÇAT ( poui" quelque ^7'tf/2(/ mail geuF ) , &:c.

Ce n'est pas sans dessein que nous avons omis de cliilîrer les trois dernières formes de ce premier meiTibre : les réflexions que nous avons faites jusqu'ici sur celle portion du meml)re indéfini ne nous ayant conduit à aucun résultat satisfesant, nous laissons aux linguistes à décider si ces cas n'appartiennent pas à quelques-UM- de ceux qni répondent aux quinze numéros, comme aussi à proposer tout autre perfectionnement que l'on pourrait procurer à notre système de déclinaison.

On apertjoit aisément que le caractérislique du singulier est cet a qui précède la chute du mot, excepté les quatre dernières terminaisons, où l'on trouve handico et non handiaco , handitic et non handiadc , &c. -, l'usage ayant ainsi prévalu contre l'analogie, mais toujourb sans danger df confusion, parce que l'indéfini prend en cet endroit le caractéristique la , qui le dislingue du singuliei".

Comme h; singulier est caraciériî-é par un a^ le pluriel l'est par un e pris dans le nonrinatif actif, lequel par cela même doit être envisagé comme formatif de tous les cas pluriels.

L'article étant ce qui détermine le norahre, son indéterminalion résulte éAideniaient de l'ab.'^ence de ce même article, de l'absence des sons o , e , qui,

en effet, n'entrent jamais clans la place de l'indéfini consacrée à l'article, immédiatement après les radicales handi et autres de même nature.

A ce caractéristique près, rien ne varie du singulier au pluriel, de l'indéfini à Vun et à l'autre nombre : le cas proprement dit est le même au datif indéfini, au datif singulier, au datif pluriel , et ainsi du reste. Les lois primitives du langage le voulaient ainsi, comme nous croyons l'avoir prouvé plus haut.

La traduction française , placée à côté de notre déclinaison, pourrait faire croire que plusieurs de nos cas sont synonimes, et qu'il y a un peu de confusion dans cette partie de la grammaire basque. Mais rien n'est plus faux : c'est l'impossibilité où l'on est de rendre nos cas par une traduction fidèle , qui donne lieu à ces soupçons. Pour les dissiper il nous suffit de faire connaître en détail la valeur de nos cas. Ce que nous dirons du singulier, s'appliquera de même aux deux auti'es états de la déclinaison.

Il a fallu traduire les numéros 1,2, par le seul mot français grand : cependant il s'en faut bien que ces deux cas soient synonimes dans le basque-, le premier offre un simple nominatif, et le second exprime le sujet du verbe actif. Les numéros 3,6, i3, pourraient être confondus, et pris pour des synonimes, si l'on ne dénonçait l'équivoque de la particule du, employée en divers sens, v^u numéro 3 , elle représente la préposition latine de; au numéro i3, la préposition ex ; et au numéro 6, le génitif latin. La particule au du numéro 5 équivaut au datif latin,

et celle du nurae'ro i/\. répond à l'accusalif ialin accompagné de la préposition ad. La particule pour suppose au numéro 7 un être animé pour complément, et au numéro 12 un être inanimé.

Il est à remarquer sur le numéro 7, que sa désinence en Içat n'est qu'une addition au numéro (> en a/-en ; mais cette addition ne paraissant pas présenter un sens si on la détache du mot déclinable, ces deux numéros doivent être tenus pour des cas distincts. 11 n'en est pas de même des terminaisons go lie , ganic , garnit , que l'on trouve sur les niunéros 8,9, 10. Gain ou gaia ^ comme l'on sait, signifie dessus, gaina ou gaia ^ le dessus; si l'on décline ce nom basque, il fera au numéro iS gaine tic , gaintic ou gaitic ^ inflexions bien ressemblantes aux désinences galic , ganic. Ce n'est pas seulement pour le son que ces deux désinences paraissent se confondre avec le numéro i3, mais aussi pour le sens. En effet, le numéro i3 s'emploie premièrement dans les mêmes cas que les prépositions latines <7 , ex • et la terminaison ic , dans ganic , répond aussi à la préposition latine À, suivie d'un régime personnel. Le même numéro i3 répond encore à la préposition latine yoer, et à la française par ; or la terminaison ic dans gatic , répond aussi à la même particule par, puisque nous disons çure-gatic (malgré vous, littéralement par dessus vous ). Le même mot primitif gain se retrouve de même dans le numéro 10 ganat, d'abord pour le matériel, comme il est évident, et puis pour sa valeur, puisque cette façon de parler,

elsaiaren-ganoL ( vers renneuii ) , esl la même que elsaiaren-gaineral , comme nous dirions en français, courir sus à renne/ni.

Il l'ésulte de ces observations , non pas que les additions ^«-///c ^ ganic^ ganal , sont des accessoires sans utilité', mais que c'est là un mot à part, dont les désinences en ic et en at appartiennent toutes aux numéros lo et i3.

La terminaison ino ou dino ^ du numéro i5, pourrait être également une expression à part surajoutée au numéro i4- KHe paraît se décomposer connnodément en clcn-oro ■ tellement que cette façon de parler, heinenlic horra-dino (d'ici jusque-là ), dit autant que celle-ci, hementic horra den oro ( tout ce qu'il y a d'ici là ).

La désinence co , du numéro 12, appartient spécialement à la déclinaison d'un nom de chose inanimée, ou prise comme telle. Celle du numéro 7 est consacrée aux choses animées ou employées comme telles. Mais Xadjeclif ( il en est de même du participe) étant de sa nature suscei:)tihle d'union avec un nom de chose animée et avec un nom de chose inanimée , doit pouvoir admettre et admet effectivement l'une et l'autre inflexions.

On voit que ce n'est pas sans raison que nous avons préféré un adjectif à un substantif, pour premier paradigme, Lun était plus propre que l'autre à fournir un tableau qui présentât notre système de déclinaison dans sa plus grande étendue.

Au surplus cette déclinaison unique, et infini-

nent simple eu égard au domaine qu'elle embrasse, )eut se resserrer encore pour les dilFereiiies raisons [ue nous avons expliquées-, et, toutes clioses pesées, ions croyons pouvoir réduire la déclinaison basque 1 un tableau de dix cas, ainsi qu'il suit.

Ikdf.fijvi.

Nominatif

mendi

montagne.

Actif

mendie

montagne.

Médiatif

mcndiz

de, par montagne

Positif

mendilan

dans.

Datif

mendiri

Génitif

ineiidiren

de.

Unitif

mendirekin

avec.

Destinatif

mendiiaco

pour.

Ablatif

menditaric

de.

Approximatif menditarat à , vers.

SlN

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